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  • : Communistes Libertaires de la CGT
  • : Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
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QUI SOMMES NOUS ?

Ce blog est l’outil d’expression de communistes libertaires qui militent à la CGT, où ils défendent une perspective de renouveau du syndicalisme révolutionnaire, mouvement fondateur de notre confédération, et l’unification d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. 

Nous combattons l'orientation confédérale actuelle de la CGT et agissons pour qu'une alternative à cette orientation émerge. Nous ne nous revendiquons d’aucune tendance ou fraction formalisée au sein du mouvement syndical. 

Pour autant, le tournant pris par notre confédération ces dernières années vers un syndicalisme d’accompagnement, voire de cogestion, nous incite à constituer un front syndical commun avec tous et toutes celles qui se réclament et pratiquent la lutte de classe, professionnelle et interprofessionnelle, autour des revendications et la lutte pour les faire aboutir. 

Attachés à la démocratie syndicale et au fédéralisme qui restent de mise au sein de la Cgt, respectueux du mandat donné par les adhérents et adhérentes des structures auxquelles ils et elles participent, les communistes libertaires relèvent d’un courant fondateur et constituant de la Cgt. 

Les syndicats, forme première d’organisation d’une résistance ouvrière, ont un caractère double et contradictoire. 

Organisations de masse ayant vocation à regrouper tous les exploités autour de leurs revendications immédiates, elles restent soumises à la domination politique d’un patronat qui les pousse à une plus grande intégration à l’appareil d’Etat. 

Dans cette bataille qui n’est pas qu’idéologique, nous ne partageons pas l’idée qu’il y aurait de mauvaises directions corrompues face à une base adhérente dont la « pureté » n’égalerait que la volonté d’en découdre. 

Bien au contraire, il existe à tous les niveaux de nos organisations une contradiction entre un syndicalisme de classe dont l’objectif est de mettre fin à l’exploitation capitaliste et un syndicalisme d’accompagnement dont la finalité réside dans l’adaptation du monde ouvrier qui produit les richesses à l’économie de marché globalisée qu’on voudrait faire paraître indépassable. 

C'est pourquoi nous n'entendons pas oeuvrer en simple opposition à nos directions actuelles mais en alternative à celles-ci, pour l'unité du mouvement social. 

Pour tout contact avec les communistes libertaires de la CGT : 

          communisteslibertairescgt@gmail.com

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 10:10

 

Ecotaxe, CGT, gouvernement et bonnets rouges

 

Dans une tribune en date du 8 janvier parue dans Libération, la CGT, avec des associations écologistes et la CFDT Transports-environnement, adresse «tous ses vœux à l'écotaxe».

En bref, la tribune dénonce, à juste titre, les dégâts environnementaux dus au transport routier, et «regrette de ce point de vue que l'écotaxe ait été suspendue, la considérant comme

«un premier pas» pour «[responsabiliser] grande distribution, chargeurs, gros donneurs d’ordres». Elle appelle ensuite à une «politique claire sur la volonté du gouvernement de relancer le fret ferroviaire» en complément de l'écotaxe et relève enfin que «le partenariat public-privé contracté avec EcoMouv’ est largement contesté».

 

Hélas contrairement à ce qui est affirmé dans la tribune, le gouvernement en matière de fret ferroviaire est très clair : il organise son sabotage (baisse volontaire de l'activité, fermeture de dépôts etc.) en vue de le privatiser. Or si aucune alternative au fret routier n'est proposée, quelle serait la conséquence de l'écotaxe ? Elle coulerait les petits transporteurs routiers et renforcerait la domination des gros. En quoi notre confédération devrait-elle se positionner par rapport à ça ?

 

Cette tribune est un élément de plus dans la campagne anti-bonnets rouges de la CGT. Le battage interne est simpliste depuis novembre pour condamner ce mouvement, dont on peut trouver un résumé dans le numéro d'Ensemble de décembre 2013, où la confédération réécrit l'histoire sans vergogne. Ce mouvement aurait été lancé par «FNSEA, Medef, FO» pour «s'opposer à l'écotaxe», le maire de Carhaix puis «UMP, FN et NPA» seraient ensuite venus se greffer aux manifestations géantes, alors que la CGT a au contraire choisi de «rassembler le syndicalisme», le même jour, dans la manif de Carhaix. Plus c'est gros plus ça passe !

 

Rappelons qu'en réalité, la mobilisation des bonnets-rouges est partie du comité pour l'emploi de Carhaix, issu de la mobilisation pour la défense d'une maternité il y a quelques années. Ce comité a réussi à fédérer des salarié-e-s de l'agroalimentaire de différentes boites (Marine Harvest, Tilly Sabco, Doux etc.) et a appelé à une manif. Plusieurs équipes syndicales s'y sont joint et de nombreux syndicalistes ou ouvriers en butte aux licenciements y ont participé. C'est alors que la FNSEA s'est greffée sur la mobilisation autour de ses propres mots d'ordres contre l'écotaxe, et plusieurs composantes (comme le maire de Carhaix) l'ont accepté en prétendant construire une cohérence autour de l'identité bretonne. Le FN, l'UMP et le Medef avec la complicité des médias ont beaucoup communiqué pour récupérer le mouvement mais étaient très peu présents.

 

La situation était certes confuse. Finalement la CGT, la FSU et Solidaires ont choisi de faire une contre manifestation, largement relayée par le Front de gauche, mais qui a rassemblée dix fois moins de monde. Mélenchon lui-même a traité les ouvriers de la manif des bonnets rouges d' « esclaves ». Un autre choix était possible et aurait sans doute été plus productif : construire un pôle ouvrier et anti-capitaliste dans les rassemblements des bonnets-rouges. Un pôle qui aurait pu se faire entendre des travailleurs et de la population en colère au lieu de laisser la droite tenter une récupération du mouvement. D'autant que la manifestation CGT a été suivie d'un communiqué auquel se sont joint la CFDT, l'UNSA et la CGC pour un « pacte social » pour la Bretagne, au contenu lamentable, qui se contente d'évoquer la conditionnalité des aides aux entreprises et des améliorations des mesures d'accompagnement aux salarié-e-s licenciés...

 

Plutôt que de multiplier les signes de soutien au gouvernement pour le maintien de l'écotaxe, la confédération serait bien plus avisée d'organiser le soutien aux ouvrier-e-s en lutte face aux licenciements, en s'adaptant aux formes de mobilisations que ceux-ci adoptent et en disputant le terrain face à la droite et à la FNSEA. Soutien que réclament les salariés en lutte non seulement en Bretagne mais dans tout le pays. Soutien qui signifie coordination des entreprises en lutte.

 

Quant au fond du problème, bien réel, de la pollution par un camionnage qui poursuit sa croissance la réponse ne réside pas dans une taxe de plus. Face aux délocalisations et au libre-échange, une seule solution : la réorganisation des productions au plus près des besoins réels des consommateurs ce que de nombreux courants associatifs, syndicaux ou politiques appellent : l'autonomie productive.

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