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  • : Communistes Libertaires de la CGT
  • Communistes Libertaires de la CGT
  • : Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
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QUI SOMMES NOUS ?

Ce blog est l’outil d’expression de communistes libertaires qui militent à la CGT, où ils défendent une perspective de renouveau du syndicalisme révolutionnaire, mouvement fondateur de notre confédération, et l’unification d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. 

Nous combattons l'orientation confédérale actuelle de la CGT et agissons pour qu'une alternative à cette orientation émerge. Nous ne nous revendiquons d’aucune tendance ou fraction formalisée au sein du mouvement syndical. 

Pour autant, le tournant pris par notre confédération ces dernières années vers un syndicalisme d’accompagnement, voire de cogestion, nous incite à constituer un front syndical commun avec tous et toutes celles qui se réclament et pratiquent la lutte de classe, professionnelle et interprofessionnelle, autour des revendications et la lutte pour les faire aboutir. 

Attachés à la démocratie syndicale et au fédéralisme qui restent de mise au sein de la Cgt, respectueux du mandat donné par les adhérents et adhérentes des structures auxquelles ils et elles participent, les communistes libertaires relèvent d’un courant fondateur et constituant de la Cgt. 

Les syndicats, forme première d’organisation d’une résistance ouvrière, ont un caractère double et contradictoire. 

Organisations de masse ayant vocation à regrouper tous les exploités autour de leurs revendications immédiates, elles restent soumises à la domination politique d’un patronat qui les pousse à une plus grande intégration à l’appareil d’Etat. 

Dans cette bataille qui n’est pas qu’idéologique, nous ne partageons pas l’idée qu’il y aurait de mauvaises directions corrompues face à une base adhérente dont la « pureté » n’égalerait que la volonté d’en découdre. 

Bien au contraire, il existe à tous les niveaux de nos organisations une contradiction entre un syndicalisme de classe dont l’objectif est de mettre fin à l’exploitation capitaliste et un syndicalisme d’accompagnement dont la finalité réside dans l’adaptation du monde ouvrier qui produit les richesses à l’économie de marché globalisée qu’on voudrait faire paraître indépassable. 

C'est pourquoi nous n'entendons pas oeuvrer en simple opposition à nos directions actuelles mais en alternative à celles-ci, pour l'unité du mouvement social. 

Pour tout contact avec les communistes libertaires de la CGT : 

          communisteslibertairescgt@gmail.com

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Liens De Nos Amis

26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 09:02

La commission exécutive du Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique CGT prend position sur le congrès de la CES.

" Le Congrès de la confédération européenne des syndicats, dont est adhérente la CGT, va s'ouvrir mardi 29 septembre prochain à Paris. Y prendront la parole lors de l'ouverture du Congrès, François Hollande, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, Martin Schultz, membre du parlement européen, ou encore Nicolas Schmidt, porte-parole du patronat européen "Business Europe".

Ces personnalités, qui œuvrent activement contre les droits des travailleurs, n'ont rien à faire dans un congrès de syndicats de salariés.

Le SNTRS-CGT demande à la direction confédérale d’émettre une protestation officielle. Nous exigeons qu’ils ne soient pas nos invités et soutenons toute initiative visant à protester contre leur venue.
La ligne syndicale actuelle de la CES est une adaptation à la politique antisociale des gouvernements européens. Nous demandons l’ouverture d’un débat large au sein de notre organisation, dans la perspective du 51ème congrès confédéral, afin de faire le bilan de notre adhésion à la CES et de notre action en son sein.

Vote pour cette motion à l'unanimité "

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 14:47

Philippe Martinez a donné une interview au journal Le Monde du 22 septembre 2015. Une version un peu plus longue se trouve sur le site du Monde.fr. Voici quelques commentaires :

Philippe Martinez fustige les militants coupés de leurs bases, revendique les 32h "à condition qu'elles ne signifient pas un recul des acquis sociaux"(1), reconnait qu'entre Hollande et Sarkozy "sur les questions économiques il n'y a pas beaucoup de différence". Notre secrétaire général balise plutôt bien son terrain, surtout quand il dénonce (timidement) les "syndicats qui considèrent que le rapport de force n'est plus d'actualité". Bien encore quand il précise : "Le besoin d’unité syndicale demeure mais il ne faut pas faire semblant d’être d’accord quand on ne l’’est pas". Très bien même quand il ajoute : "Si on nous invite à une conférence sociale pour casser le code du travail, on n’ira pas".

Mais il reste plusieurs points gênants dans ses propos :

"Je veux bien aller visiter une entreprise avec le président de la république ou un ministre" dit Martinez "pour leur remettre les pieds sur terre". Comme si Hollande était de bonne volonté et qu'il se trompait par méconnaissance !

Sur la loi Rebsamen et les TPE comment comprendre cette phrase : "C’est une avancée mais ce n’est même pas le minimum syndical" ? Une avancée qui recule ?

"Une entreprise n’est pas la propriété d’un seul. C’est une une communauté de travail, il y a un patron et il y a des salariés. Il faut parler des deux et de façon équilibrée." C'est pourtant du B-A-BA ! Si l'entreprise n'est pas propriété d'un seul c'est que le patron a des actionnaires ! Le début du syndicalisme de classe c'est de faire comprendre aux salariés qu'ils ne forment pas la moindre communauté avec leur patron !

Mais le plus problématique restera évidemment cette affirmation : "Le syndicalisme, par essence, est réformiste". Bien entendu l'action syndicale quotidienne se borne à tenter d'arracher (voir seulement de maintenir) des réformes qui apportent un progrès, même modeste, aux salariés. Cela est vrai de l'atelier jusqu'au plan confédéral. Mais tout change quand le pays est paralysé par une grève générale de longue durée, c'est à dire quand la lutte entre les classes ouvrière et bourgeoise atteint son apogée.

Le syndicalisme réformiste est bien celui qui se suffit de modestes progrès et qui s'accommode du mode de production capitaliste. De ce point de vue la CFDT n'est pas plus "réformiste" que le PS n'est "de gauche". En revanche la CGT est bien, hélas, majoritairement réformiste.

Le syndicalisme révolutionnaire lui se distingue par une propagande constante pour la socialisation des moyens de production, par des revendications égalitaires et universelles, par des pratiques autogestionnaires dans la perspective d'une grève générale qui permettrait l'expropriation des capitalistes et l'avènement d'une société communiste et démocratique.

Alors qu'on aura fêté les 120 ans de la CGT toute l'année, il serait urgent d'aller piocher dans nos racines révolutionnaires quelques principes pour ranimer la flamme du syndicalisme CGT !

1) Ce qui sonne comme un mea culpa sur les 35h Aubry...?

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 21:22

L'initiative n'est pas courante et elle mérite d'être connue et méditée :

https://selcgtdouaisis.wordpress.com/2015/08/31/la-ministre-de-leducation-nationale-a-douai-montrons-lui-notre-desaccord-sur-sa-politique/

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 08:49

Nous publions ci-dessous un extrait du dernier bulletin (en date du 28 aout) de la Filpac :

"Ne semons aucune illusion sur le dialogue social, il n’y en a pas ! Se négocie dans l’ombre du mois d’août la fin des conventions collectives dans le cadre de la mission Combrexelle. Qui mandate qui pour y participer ? Se tracte dans les couloirs des ministères la fin de l’Agirc et de l’Arrco, pour s’en servir de levier contre le régime général des retraites. Pourquoi ne pas y répondre ? Se prépare à Paris fin septembre une farce nommée « congrès de la Confédération européenne des syndicats », où les maîtres de l’Union européenne congratuleront les représentants du syndicalisme domestiquée et institutionnalisé."

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 23:00

La mission Combrexelle est officiellement installée par le gouvernement pour un rapport attendu en septembre. Sa feuille de route, ultra-libérale, comprend des préconisations sur la simplification du code du travail, le regroupement forcé des conventions collectives pour en réduire le nombre ou encore l'inversion des normes que le Medef revendique toujours, inversion qui donnerait priorité légale aux accords d'entreprises sur les accords conventionnels ou le Code du Travail. A minima le gouvernement s'appuiera sur ce rapport pour prioriser les accords d'entreprises dans le but d'accentuer l'effondrement des acquis sociaux en aggravant la concurrence entre les salariés d'entreprises d'une même branche.

Cette mission est une déclaration de guerre ! Il est donc légitime de s'interroger sur la participation de plusieurs personnages bien connus dans la CGT : Antoine Lyon-Caen qui n'a malheureusement pas le dévouement qu'avait son père pour servir les intérêts de la classe ouvrière, Sylvie Brunet (co-rapporteure avec Maryse Dumas en 2012 sur l'égalité professionnelle au CESE), Pierre Antoine Ferracci, Pdt du groupe Alpha dont le cabinet d'audit Secaphi est bien connu de nombres de militants, ou encore Jean-Dominique Simonpoli ancien secrétaire général de la fédération CGT des Banques...

La Filpac-CGT a déjà dénoncé ceux qui voudraient tripatouiller dans les conventions collectives de ses champs professionnels. Une lucidité que l'on espère partagée...

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 12:43

Après avoir été rapidement blanchi de toute faute personnelle par décision de la direction confédérale, Thierry Lepaon prépare un livre (alors qu'il est visiblement toujours payé et logé à nos frais...). Si l'on en croit le compte-rendu officiel (ci-dessous) le Bureau confédéral s'inquiète néanmoins du contenu de l'ouvrage qui sortirait en septembre. Tous les ans nous rêvons d'une rentrée sociale chaude, pourvu que la rentrée 2015 ne soit pas glauque !

Extrait du relevé du dernier Bureau confédéral (6/7/15) :

Philippe MARTINEZ informe le Bureau que l’ancien Secrétaire Général de la CGT, Thierry LEPAON, a décidé de publier un livre dont nous ne connaissons pas encore le contenu. Cette publication semble s'accompagner d'un plan média exceptionnel durant le mois de septembre. Le Bureau Confédéral alerte sur cette initiative individuelle, car, en aucun cas, la rentrée sociale de la CGT ne pourrait se résumer à la sortie de ce livre.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 19:17

La mairie de Suresnes (de droite) a négocié avec les syndicats du personnel communal l'instauration de primes au mérite. Rien de surprenant dans un contexte favorable à toutes les offensives ultra-libérales. En revanche la signature du syndicat CGT démontre l'ampleur des reculs politiques dans la confédération ! La défense de l'accord en direct à la télé par le représentant CGT fait frémir ! Enfin les fainéants seront sanctionnés !

La fédération ne peut rester silencieuse sur une telle question. Et le secteur formation syndicale, dont les programmes sont de plus en plus édulcorés, doit s'interroger sur la transmission des valeurs de classe.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 22:19

Vous trouverez toutes les infos sur ce nouveau cas de violence policière sur le site de l'Union Locale CGT des 5/6° arrondissement de Paris

 

La violence n’est pas une réponse aux revendications des salariés.
C’est intolérable !

Le mardi 23 juin la fédération CGT Commerce et services a organisé une journée d’action contre le projet de loi Macron, notamment sur le volet du travail du dimanche, et pour porter haut et fort la question de l’augmentation générale des salaires.
Dans ce sens, un rassemblement a été organisé à Bercy. Plus de 800 salariés, une majorité de femmes, étaient présents. 
Face aux revendications des manifestants, ce rassemblement pacifique et autorisé par la préfecture s’est vu opposer une violence policière hors de propos. Des manifestants ont été bousculés, matraqués et même gazés !
Le Secrétaire Général de la Fédération CGT Commerce et Services, Amar Lagha, s’est retrouvé aux urgences après avoir reçu un coup au visage et souffre de diverses séquelles. C’est d’autant plus choquant que ce dernier était identifié par son agresseur comme un responsable de la CGT.
La CGT condamne ces violences policières et demande que toute la lumière soit faite. 
Les luttes se multiplient dans notre pays sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail ; etc… Le mécontentement est fort. 
La CGT mettra tout en œuvre et créera les conditions pour que les salariés puissent trouver des réponses à leurs légitimes revendications. 
On ne peut pas prôner d’un côté le dialogue social et de l’autre réprimer toute expression. 
Les salariés peuvent compter sur la CGT pour être toujours à leur côté. A cet égard, la CGT a décidé de faire une journée sur les libertés syndicales dans tout le pays le 23 septembre 2015.
La CGT s’inquiète fortement du climat général. 
Les violences sociales sont fortes avec un Patronat qui en veut toujours plus et un gouvernement qui n’a de cesse de faire des cadeaux au dit Patronat. 
A cela se rajoute de plus en plus souvent des déploiements disproportionnés de forces de l’ordre face aux mouvements sociaux. La liberté de manifester est un droit qui ne souffre d’aucune ambiguïté.
La CGT réitère son soutien plein et entier aux camarades de la Fédération Commerce et Services et à Amar. 
Elle appelle les salariés à continuer à se mobiliser pour défendre leurs revendications et contre toutes les lois antisociales qui n’ont qu’un seul but : l’austérité et les reculs sociaux !
Montreuil, le 24 juin 2015

 

Cet article a été publié le 25 juin 2015

http://boulmich.org/spip.php?article1725

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 22:15

CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU et Solidaires ont rendu publique le 2 juin un très long texte qui pourrait nourrir de nombreux débats sur la lutte contre les discriminations bien qu'il brasse plus de généralités que de propositions précises. Mais c'est surtout par ses silences qu'il pose question, "oubliant" de pointer les responsabilités politiques de ceux qui gèrent loyalement le capitalisme au profit des patrons. Nous publions ici une contribution de l'UD de Paris qui évoque cet aspect. Le texte complet de l'intersyndicale est ici : http://www.cgt.fr/Vivre-ensemble-travailler-ensemble.html

Adresse de la CE de l’UD de Paris
au Bureau Confédéral et aux organisations du CCN

La Commission exécutive de l'UD de PARIS réunie les 11 et 12 juin 2015 a pris connaissance du
texte « Après le 11 janvier, vivre ensemble, travailler ensemble ».
Notre UD, à l'issue des attentats, s'était exprimée le 15 janvier 2015 :
« Pour l’Union Départementale CGT de Paris, l’unité et le désir de vivre ensemble dans une
société plus fraternelle ne se transformera pas en une union sacrée qui tenterait de faire oublier
par la misère sociale le produit des politiques économiques menées ces dernières décennies et
qui constituent un terreau propice à l’émergence de ces actes criminels. Rien ne saura entraver
l’action de l’UD CGT de Paris contre les politiques d’austérité du gouvernement ! La ligne de
conduite de la CE de l’UD CGT de Paris est bien le renforcement de la solidarité au sein du
monde du travail, son unité dans la lutte contre les discriminations, le racisme, l’antisémitisme,
l’islamophobie, les plans d’austérité en France et dans le monde et l’action de l’impérialisme
français. »
La Commission exécutive de l'UD CGT de Paris ne saurait se reconnaître dans ce texte qui ne
parle ni d’austérité, ni du pacte de responsabilité, ni des projets de loi Macron, Rebsamen ou sur
le renseignement, ni des réformes territoriale et du collège, ni de protection sociale.
L'ensemble de ces attaques contre le monde du travail exige, après la journée de grève et de
manifestation du 9 avril 2015, une position combative de la CGT. Le « vivre ensemble » ne saurait conditionner l'abandon de nos revendications. le 12 juin 2015

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 10:34

Nous reproduisons ici un extrait de l'article des Echos du 8 juin qui rend compte de l'intervention de Martinez dans un club dédié au "dialogue social" :

Le cégétiste a bien sûr rappelé l'opposition de son organisation à la loi Macron et à la réforme du dialogue social. Mais il a aussi souligné qu' « une entreprise qui marche bien est une entreprise qui n'a pas de conflits, où on s'écoute les uns les autres », et expliqué qu'il ne se « lève pas tous les matins en [se] demandant combien de grèves on va faire aujourd'hui ». S'il a réaffirmé qu'il « y a nécessité que la loi fasse loi alors qu'aujourd'hui c'est l'exception qui fait la règle », Philippe Martinez s'est déclaré « d'accord, à chaque fois que c'est nécessaire, pour que les salariés puissent donner leur avis sur un accord d'entreprise, mais à condition qu'ils se décident en toute liberté ».

Camarade Martinez, l'entreprise sans conflit marche bien...pour le patron ! Le syndicalisme de classe exprime le conflit irréconciliable entre les intérêts du patron et de ses salariés. Les militants ont vocation à entrainer leurs collègues dans le conflit, d'abord pour améliorer l'ordinaire mais aussi pour préparer l'extraordinaire : l'appropriation collective des moyens de production !

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 01:43

Quelques réflexions de nos camarades de la FILPAC, tiré de leur journal "7 jours FILPAC n°48".

"...Ouvrons le débat, il est urgent, il se dirige vers la préparation du congrès confédéral de Marseille en avril 2016. Que les bouches s’ouvrent, que la parole circule, seul remède à la mélancolie..."

 

oo0O0oo

 

2 juin, vote final de la loi Rebsamen qui amoindrit la représentation syndicale et fait reculer l'égalité homme-femme.

16 juin, retour final de la loi Macron à l'Assemblée contre le Code du Travail et les Prud'hommes.

21 juin, négociation finale dans le bunker du Medef contre les caisses complémentaires Agirc Arrco pour amener la retraite à 67 ans.

Dommage que le CCN n'envisage aucune suite au 9 avril, et appelle... au départ en vacances, d’autant le FN, lui, profite de la vacance du mouvement social.

Pourquoi la direction confédérale déclare forfait malgré les efforts intenses des militants CGT ?

Tout le débat est là : «  la CGT vieillit plus vite que moi ! »

Le comité confédéral national (FD, UD, commission exécutive nationale) vient de se réunir les 27 et 28 mai. Malgré une offensive libérale tout azimut, ne sort de cette instance suprême qu’un vœu de bonnes vacances adressé à celles et ceux qui l’écoutent encore. Une CGT banale, ravagée en son sommet par des luttes de pouvoir, telle est l’image qui en résulte.

L’heure est à analyser et comprendre ce qu’est devenue notre Confédération, car on ne la reconnaît plus, et l’inaction qui tient lieu d’orientation pèse lourd sur l’intervention au quotidien  des délégués.

Une offensive libérale majeure contre le droit social

En effet, la loi Macron, adoptée à coups de 49/3 et qui reviendra le 16 juin à l’Assemblée, permet au patron de contourner le Code du Travail et de passer avec le salarié isolé un accord « de gré à gré » sur tous les sujets de l’exercice du contrat de travail. Elle étend à tous les objets de conflits ce qu’avait initié la loi de 2008 sur la rupture conventionnelle, qui enterrait le licenciement économique et collectif au profit de la convention à l’amiable, en l’occurrence le pouvoir du patron d’imposer la rupture du contrat de travail quand il le veut. On appelle ça plan de départ volontaire… Le syndicalisme au quotidien en souffre tous les jours.

Ce même 27 mai, l’Assemblée commençait l’examen de la loi Rebsamen, qui donne à l’employeur la possibilité de rassembler DP, CE et CHSCT en une « délégation unifiée du personnel ». Dans la foulée le patronat obtient de Rebsamen l’interdiction d’accès des syndicats aux TPE (-11 salariés), la représentation syndicale étant remplacée par une « commission régionale paritaire », sur 13 régions, composée de patrons et de syndicats.

Un comble, cette loi Rebsamen ! La souffrance au travail se répand à mesure que montent le chômage et la précarité. C’est ce moment qui est choisi pour affaiblir le CHSCT, faute de le détruire en raison du refus global des syndicats. C’était moins une, et partie remise.

Dans la logique de contournement du Code du travail et de campagne contre le coût du Travail, le patronat a obtenu du gouvernement qu’il légifère par ordonnances pour mettre fin à cette institution dédiée au droit du Travail, les Prud’hommes. Est déjà actée la fin de l’élection des conseillers, la loi Macron prévoit leur professionnalisation et limite les indemnités de licenciement par un plafond très bas. Ces décrets et ordonnances vont être pris dès cet été.

Rien que cette description de l’entreprise libérale de destruction du droit social devrait faire hurler la Confédération. C’est un « concerto pour carpe » qui lui répond…

À l’ouest de la réalité sociale

La Confédération ne s’est pas sortie du piège monté par Sarkozy et Hollande, qui est bien mal nommé « démocratie sociale ». De quoi s’agit-il ? L’Etat tire les ficelles, le Medef écrit tous les textes, s’appuie sur la CFDT.  Et quand la pseudo négociation n’aboutit pas, l’ultimatum du gouvernement tombe et transforme l’accord Medef-ministère-CFDT en lois.

Cette méthode de la Conférence sociale, taillée aux mesures de cette manœuvre, fonctionna fort bien pour les ANI flexisécurité et formation professionnelle, qui ont amoindri les moyens des syndicats et des salariés. Il grippe en ce moment moins par l’agitation sociale qui le compromet que par le niveau de violentes exigences avancées par le Medef, qui met en porte à faux une CFDT pourtant servile. C’est ce qui vient d’arriver avec le « dialogue social », dont la loi Rebsamen prend le relai d’une négociation truquée dont Gattaz et Berger ont le secret mais qui a capoté du fait des appétits démesurés du patronat.

Pendant ce temps, la précarité s’étend à tout le pays, tous les secteurs, le chômage atteint des records sans qu’aucune mesure ne soit prise contre lui, la souffrance au travail traduit les dégâts et les méfaits du management libéral qui intensifie l’exploitation et dénie l’augmentation des rémunérations, tout en procédant en permanence à des restructurations et des licenciements.

Les collectifs de travail sont soumis à l’organisation de la compétition de tous contre tous, l’externalisation se pratique à outrance, la précarité des contrats fait triompher le CDD d’un mois et liquide le CDI. Un salariat éclaté, atomisé laisse des travailleurs isolés, contraints d’accepter des salaires qui n’en sont pas, quand ils ne sont pas tenus de travailleurs pour plusieurs employeurs pour y arriver.

C’est ce moment que la CGT à son sommet choisit sans le dire la voie de l’institutionnalisation.

Il n’y a pas place pour deux CFDT

Quand s’installe une situation qu’on appelle « crise », la CFDT prend l’option de répondre par l’entrée dans l’Union sacrée de la course à la compétitivité. Du recentrage de Nicole Notat à l’accord programmatique de juin 2011 MEDEF CGPME UPA CFDT CFTC CGC, une seule logique : la CFDT veut ringardiser tous les autres syndicats en signifiant que ce qui est moderne, c’et la collaboration avec le capital national dans le concert de la concurrence internationale. Ce faisant, la CFDT rompt avec le syndicalisme de revendications et de mobilisation pour siéger sans interruption à toutes les tables, officielles ou non, de rencontres sur les bases du seul patronat.

Sa stratégie de signer tout tout de suite à n’importe quel prix, si elle n’empêche pas une syndicalisation au fort turn over, est en rupture avec le « réformisme » puisqu’elle ne porte nulle réforme mais simplement des petits pas vers la reddition permanente. Le pari est qu’un jour se constituera un espace social de négociations institutionnelles qui prendra la place du conflit social.

La CGT, il n’y a guère, oscillait entre luttes majeures et présence permanente à la table, au nom du fameux « on ne fait pas la politique de la chaise vide ». De 1995 à 2010, un long moment de conflits l’a portée, par 2003, 2006, 2009. La Cgt semblait avancer au rythme du mouvement social. Puis vint la rupture de 2010, par l’échec du mouvement contre la loi Fillon, qui se termina en queue de poisson.

Depuis, la Confédération retentit des bruits publics des luttes intestines, pendant que des groupes de négociateurs engagent son nom sur des compromis inouïs mais cachés aux adhérents. La surface de contact avec les ministères est bien supérieure à celle avec les adhérents. D’ailleurs, les outils de communication sont mis en coupe réglée et ramenés à des bulletins confédéraux au contenu autojustificatif.

La conservation de la bureaucratie, l’objet unique de la Confédération ?

Ce qui s’applique en guise d’orientation peut se résumer ainsi : le chaos libéral  est tel qu’il n’y a pas d’alternative, la seule option consiste à mettre à l’abri de l’appareil d’Etat les forces de la structure centrale de la CGT.

Une transformation interne à la confédération est en voie d’achèvement. En lieu et place d’un cursus honorum qui conduisait le militant ayant pratiqué tous les mandats vers des responsabilités supérieures, a été recruté un personnel passé par des grandes écoles qui manage l’appareil en fonction de sa propre trajectoire, à savoir accumuler de l’expérience pour la faire valoir auprès des directions d’entreprises après un passage de quelques années à Montreuil.

Puisque la Confédération doit d’abord protéger l’existence de son appareil, et s’il y a lieu contre des mouvements sociaux qui mènent au conflit majeur. Il lui faut professionnaliser l’appareil et le tourner vers l’incrustation dans les ministères, pour collaborer.

Le risque immédiat est moins la disparition de la CGT, mais sa banalisation, sa marginalisation sur fond de délitement, d’effondrement du nombre de ses salariés, de destruction de sa réserve de militants bénévoles et dévoués.

Les jeunes en galère sur tous les sujets sociaux, les travailleurs tombés dans les pièges à précarité, les sans-emploi condamnés au chômage à vie, deviennent des étrangers pour la Confédération. Ce danger est d’autant plus aigu que c’est le Front national qui propose aux laissés pour compte du libéralisme un lieu d’accueil sur la base duquel il manipule vers le racisme anti immigrés.

http://www.filpac-cgt.fr

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 19:10

Nous publions ici une nouvelle déclaration de l'UD 76 qui préconise la construction de l'indispensable grève générale sans laquelle nous ne stopperons pas les attaques anti-sociales et ultra-libérales du PS :

Au Bureau Confédéral

Aux organisations du CCN

Objet : Projet de loi sur le Dialogue Social :

Chers camarades,

La commission exécutive de l’UD CGT de Seine Maritime a étudié, lors de sa réunion du 11 mai 2015, l’ensemble de la partie de la loi dite de Dialogue Social concernant les modifications apportées aux institutions représentatives du personnel.

Alors que le projet de loi Macron qui s’attaque au repos dominical, aux conseils des prud’hommes, qui facilite encore plus les licenciements économiques collectifs et qui supprime la peine d’emprisonnement pour les entraves au fonctionnement des CE et des CHSCT, n’est pas encore votée, le gouvernement a dévoilé fin avril son projet de loi sur le dialogue social dont l’objectif affiché serait d’améliorer le fonctionnement des institutions représentatives du personnel.

Malheureusement, à l’analyse détaillée du projet[1], il est confirmé qu’il constitue une attaque majeure contre la présence des représentants du personnel dans les entreprises. Intégration du CHSCT dans la délégation unique du personnel pour les entreprises de moins de 300 salariés, division par deux du nombre de réunions obligatoires, interdiction faite aux suppléants de participer aux instances, allégement des obligations de consultations du comité d’entreprise, suppression du droit à l’expertise distincte du CHSCT en cas de réorganisations, possibilité d’accord dérogatoire concernant le fonctionnement des IRP dans les entreprises de plus de 300 salariés, facilité donnée aux employeurs de supprimer le comité d’entreprise en cas de baisse des effectifs, élargissement de la négociation collective sans DS… et cela sans compter sur les mauvaises surprises possibles pouvant être contenues dans les décrets à paraitre.

La mise en place de la DUP dans les entreprises de moins de 300 entreprises risque de se traduire par moins 40% de représentants du personnel auquel il faut rajouter le fait que les suppléants n’auront plus aucun rôle actif. Actuellement, la DUP dans une entreprise de 110 salariés, c’est 5 titulaires et 5 suppléants contre 18 représentants du personnel (5 Titulaires et 5 suppléants CE, 4 Titulaires et 4 suppléants DP) lorsque que les instances ne sont pas fusionnés.

Que vont devenir les représentants du personnel en « surnombre » qui ne pourront pas être réélus après la fin de la protection légale de six mois à la fin de leurs mandats ?

40% en moins, c’est aussi le nombre d’heures des élus de la DUP qui ont 20h par mois de délégation contre 35 lorsque CE et DP ne sont pas fusionnés.

Cette réduction drastique du nombre de représentants du personnel et des moyens correspondants s’inscrit dans une logique qui vise à s’attaquer à toutes les instances et structures sur lesquels les travailleurs peuvent tenter de s’appuyer pour faire valoir leurs droits. Après la réforme de l’inspection du travail, celle des conseils des prud’hommes, c’est désormais la représentation des travailleurs dans l’entreprise qui est clairement remise en cause et cela n’est pas acceptable pour notre organisation syndicale.

La mise en place de commissions paritaires régionales pour les entreprises de moins de 11 salariés n’est qu’un leurre pour tenter de nous faire avaler un projet destructeur pour le droit des travailleurs. Qui peut croire qu’avec un représentant du personnel salarié pour plus de 35 000 salariés des PME en moyenne doté de 5 heures de délégation mensuelle et l’interdiction de rentrer dans les entreprises peut constituer une avancée sociale pour les salariés de ces entreprises ? L’amendement voté en commission des affaires sociales la semaine dernière qui précise que les représentants salariés pourraient rentré dans l’entreprise après accord de l’employeur n’y change rien.

L’UD CGT a été plus que surprise à la lecture du communiqué confédérale du 22 avril 2015 qui indiquait « La CGT saura reconnaître les points positifs de ce projet de loi : l’émergence d’une représentation collective des salariés des TPE

…Pour la CGT, le débat parlementaire doit permettre aux salariés et à leurs organisations syndicales de peser et de modifier le projet de loi dans le sens d’une démocratie sociale affirmant la citoyenneté au travail. »

Pour notre part, ce projet de loi n’est de fait ni amendable, ni négociable, tant il porteur de nouvelles attaques, ce qui conduit notre union départementale à demander que le CCN exige le retrait pur et simple du projet de loi en cours de discussion à l’Assemblée Nationale.

Une position de fermeté de la CGT quant au contenu du projet de loi permettrait de mieux faire comprendre à l’ensemble des travailleurs les enjeux qui se cachent derrière ces mesures.

Ces nouvelles attaques contre le monde du travail exigent, qu’après la journée de grève et de manifestations du 9 avril 2015, que la CGT propose aux autres organisations syndicales ayant appelé au 9 avril 2015 l’organisation d’une nouvelle journée nationale de grève et de manifestations en juin couplée à l’adoption d’une stratégie de lutte permettant d’avancer dans la construction d’une grève générale jusqu’à la satisfaction des revendications.

Rouen, le 26 mai 2015

[1] Voir le diaporama ci-joint

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 23:46

Nous publions ci-dessous une interpellation de la CE Confédérale par la CE de la fédération de la Construction, du Bois et de l'Ameublement :

Chers(es) Camarades,

Suite aux différentes Commissions Exécutives de notre fédération (FNSCBA), ses membres tiennent à vous interpeller sur les points suivants :
1) Sur l’affaire dite « Lepaon » : Après la multitude de débats tenus dans notre CE Confédérale Ordinaire et Extraordinaire, des CCN, la démission de l’ancien administrateur, la démission forcé de l’ancien Bureau Confédéral avec son Secrétaire Général, ainsi qu’une responsabilité reconnue collective de vous tous et non pas de quelques-uns.
Nous apprenons par communiqué le blanchiment de notre ancien Secrétaire Général alors qu’à notre connaissance, aucuns débats appuyés d’éléments, n’aient eu lieu, comme aurait dû l’imposer le respect démocratique de notre CGT.
Qu’en est-il aujourd’hui des dommages collatéraux subis par les anciens membres du bureau confédéral ? Où se situe la responsabilité collective ? Qui a fauté ? Qui est blanchit et par qui ? Sommes-nous encore légitime ?
Nous souhaitons avoir de votre part des explications claires et précises.
La préparation de notre futur congrès devra nous apporter des réponses en termes d’orientation ainsi que de bilan d’activité.
2) Une application stricte du volet formation de l’ANI de mars 2014, remet en cause notre fonctionnement en termes de gestion du paritarisme et de CFESS.
Elle remet en cause le respect du fédéralisme et de nos organisations :
- Sur le fond dédié à la Gestion des Organismes Paritaires, nous demandons que vous mettiez en place des clés de répartition avec les Fédérations et les Unions Départementales.
- Sur le fond dédié à la formation économique, sociale et syndicale, il faut trouver le moyen et agir rapidement pour que les salariés, les syndiqués et les militants puissent se former car aujourd’hui, c’est le parcours du combattant et certains perdent du salaire différé.
3) Notre Fédération organise des actions de luttes sur nos revendications : Emploi, salaire, retraite, pénibilité, travailleurs détachés.
Nous sommes au regret de constater que vous portez peu d’intérêt à nos actions, notamment pour exemple le 28 avril, « Journée Mondiale de la Sécurité et de la Santé au Travail » où notre fédération a organisé pour cette occasion à 11 heures un rassemblement avec prise de parole sur le parvis de notre maison CGT.
Bien que vous fussiez invité, aucune délégation de la CEC pourtant réunie dans nos murs ce même jour, n’y a participé.
Cette attitude n’est pas acceptable ! Contraire à l’esprit de rassemblement dont a besoin toute notre organisation.
Nous sommes pour une CGT de TOUS pour TOUS !
Dans l’attente de réponses concrètes et dans l’espoir d’une rencontre rapide avec notre Secrétaire Général, nous vous saluons très fraternellement
Les membres de la Commission Exécutive Fédérale réunis ce jour, le 28 Avril 2015

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 10:36

Comme nous pouvions le craindre, une gentille pétition pour une conférence sur les salaires sera la seule suite du 9 avril avant l'été. Voici l'extrait du relevé de décision du Bureau confédéral :

"Une rencontre intersyndicale confédérale suite au 9 avril aura lieu le 12 mai au soir, il s’agit d’avoir un échange sur ce qui sera possible de faire dans les suites du 9 avril, dès la rentrée de septembre/octobre."

D'ici là, seront passées la loi Macron, la loi sur le dialogue social et la loi Renseignement qui permettra une surveillance policière de tout syndicaliste dont l'action "trouble l'ordre public" mais aussi celui qui "met en péril les intérêts économiques de la France" !!! Une grève des cheminots par exemple...

A Montreuil les mêmes dirigeants se sont repartagés les postes pour une même politique de renoncement...

Et Lepaon écrit un livre.

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 01:13

Comme le disent nos camarades, le succès du 9 avril 2015 a été un premier pas qui ne peux rester sans lendemain ! L'absence de perspective de mobilisation à l'issue de cette journée ne peut que décourager et désorienter les salariés.

C'est l'une des explications donnée à la faiblesse relative des manifestatioins du 1er mai...

D'ores et déjà, et comme d'autres syndicats et unions départementales, ces camarades appellent à l'élaboration d'un véritable plan de mobilisation avant l'été, en prenant appui sur les luttes qui se déroulent en ce début d'années dans de nombreuses entreprises et administrations et, sans exclure d'autres formes d'actions, se prononce pour un mouvement de grève prolongé en vue de bloquer l'économie pays, dans l'unité avec les organisations qui veulent engager le combat.

Lire l'adresse faite par le bureau national du SNTEFP aux membres du Bureau Confédéral et de la Cion Exécutive Confédérale :

SNTEFP : Adresse aux membres du BC et de la CEC

Union nationale des affaires sociales SNTEFP-CGT

Syndicat national travail, emploi et formation professionnelle

50 ter, rue de Malte 75011 Paris - syndicat.cgt@travail.gouv.fr http.//www.cgt-tefp.fr

ADRESSE du SNTEFP-CGT

- aux membres du bureau confédéral

- aux membres de la commission exécutive confédérale

Paris, le 13 mai 2015

Chere/s camarades,

Le 9 avril, les travailleurs se sont dressés contre le gouvernement, par la grève et les manifestations, pour le retrait du pacte de responsabilité et de la loi Macron, à l'appel des organisations CGT, FO, FSU et Solidaires. Pour ces centaines de milliers de grévistes et de manifestants, pour tous les militants qui ont construit la grève et les manifestations du 9 avril, cette journée a constitué un encouragement important. Cette journée s'est par ailleurs déroulée dans un contexte où les grèves se multiplient contre les conséquences concrètes des mesures gouvernementales, pour la défense de l'emploi, des salaires, des garanties collectives (à Radio France, dans les hôpitaux, dans les collectivités territoriales, dans l'Education nationale et dans de nombreuses entreprises du privé.)

Loin de prendre en compte la mobilisation des travailleurs, le gouvernement multiplie les annonces de contre-réformes, notamment en ce qui concerne le droit du travail. Les enjeux sont importants.

Avec l'aval de Macron, le Sénat vient de voter la mise en place d'une commission chargée de proposer un « nouveau code du travail simplifié » qui poursuivra le travail de destruction des droits des travailleurs.

La loi Rebsamen va réduire de manière importante le nombre de militants dans les entreprises protégés contre les licenciements arbitraires et satisfait à mots couverts la revendication du MEDEF de fusion des institutions représentatives du personnel. Elle va rendre optionnels les CHSCT et réduire leurs moyens. Elle prévoit également la suppression du rapport de situation comparée femmes-hommes.

il est par conséquent nécessaire de présenter le projet comme une nouvelle attaque majeure contre les droits des salariés et des OS, et non comme un projet de loi qui comprendrait des avancées d'un côté et des reculs de l'autre. De ce point de vue, la déclaration confédérale du 7 avril 2015 qui indique « La CGT saura reconnaître les points positifs de ce projet de loi : l'émergence d'une représentation collective des salariés des TPE ...Pour la CGT; le débat parlementaire doit permettre mur salariés et à leurs organisations syndicales de peser et de modifier le projet de loi dans le sens d'une démocratie sociale affirmant la citoyenneté au travail » n'est pas satisfaisante.

En effet, la création de la commission paritaire régionale des TPE ne constitue pas une avancée (5 heures de délégation mensuelles dans un périmètre régional qui va augmenter avec la fusion des régions au 01/01/2016 pour « donner des informations et conseils utiles » alors que les TPE sont couvertes par près de 300 conventions collectives nationales...et sans possibilité d'entrer dans les entreprises I). La défense des droits des salariés des TPE passe en premier lieu par un renforcement des UL CGT qui sont la structure de proximité permettant de renseigner, d'aider les salariés et de travailler à la construction de nouvelles bases. A contrario, avec la diminution du nombre de représentants du personnel dans les entreprises, nos UL risquent de perdre beaucoup de moyens non compensés par les 2 ou 3 représentants CGT par région que nous pourrions avoir dans cette commission. Il convient également d'exiger, à minima, le retour des 10% d'inspecteurs et contrôleurs du travail, contrôlant notamment le respect du droit syndical en entreprise, supprimés dans le cadre de la réforme Sapin-Rebsamen de l'inspection du travail.

D'autre part, déclarations de Macron tendant à la reconnaissance d'un « droit à l'erreur » en matière d'embauche préfigurent, 10 ans après la mobilisation victorieuse contre le CPE, une nouvelle tentative de créer un droit du licenciement au rabais pour des millions de salariés. Enfin, Valls a confié à Jean-Denis Combrexelles le pilotage d'un u groupe de réflexion » dans le but avoué d'en finir avec le principe de faveur en droit du travail, déjà affaibli par les lois du 4 mai 2004 et du 20 août 2008.

Pour le SNTEFP, faire reculer le gouvernement Hollande-Vails et son arsenal de contre-réformes au service du patronat nécessite la construction d'un puissant rapport de force à la hauteur des attaques, ancré sur nos revendications précises, notamment le retrait du pacte de responsabilité, des lois Macron et Rebsamen. Sans exclure d'autres formes d'actions, un mouvement de grève et de manifestations prolongé pour bloquer l'économie du pays, dans l'unité avec toutes les organisations qui veulent engager le combat, nous permettrait d'y arriver.

L'absence de perspectives de mobilisation après la journée du 9 avril ne peut que décourager et désorienter les salariés. C'est une des explications selon nous de la faiblesse relative des manifestations du 1e` mai,

Comme d'autres syndicats et Union Départementales (76, 92...) le SNTEFP CGT appelle donc à l'élaboration d'un véritable plan de mobilisation avant l'été, prenant appui sur les luttes qui se déroulent en ce début d'année dans de nombreuses entreprises et administrations.

Une première étape aurait pu avoir lieu autour de l'appel en commun des organisations syndicales du second degré à la grève le 19 mai pour le retrait du projet de réforme du collège, et de l'appel à manifester de la fédération des services publics contre la réforme territoriale.

Le succès du 9 avril a été un premier pas qui ne peut pas rester sans lendemain.

Le bureau national du SNTEFP-CGT

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