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  • : Communistes Libertaires de la CGT
  • : Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
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QUI SOMMES NOUS ?

Ce blog est l’outil d’expression de communistes libertaires qui militent à la CGT, où ils défendent une perspective de renouveau du syndicalisme révolutionnaire, mouvement fondateur de notre confédération, et l’unification d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. 

Nous combattons l'orientation confédérale actuelle de la CGT et agissons pour qu'une alternative à cette orientation émerge. Nous ne nous revendiquons d’aucune tendance ou fraction formalisée au sein du mouvement syndical. 

Pour autant, le tournant pris par notre confédération ces dernières années vers un syndicalisme d’accompagnement, voire de cogestion, nous incite à constituer un front syndical commun avec tous et toutes celles qui se réclament et pratiquent la lutte de classe, professionnelle et interprofessionnelle, autour des revendications et la lutte pour les faire aboutir. 

Attachés à la démocratie syndicale et au fédéralisme qui restent de mise au sein de la Cgt, respectueux du mandat donné par les adhérents et adhérentes des structures auxquelles ils et elles participent, les communistes libertaires relèvent d’un courant fondateur et constituant de la Cgt. 

Les syndicats, forme première d’organisation d’une résistance ouvrière, ont un caractère double et contradictoire. 

Organisations de masse ayant vocation à regrouper tous les exploités autour de leurs revendications immédiates, elles restent soumises à la domination politique d’un patronat qui les pousse à une plus grande intégration à l’appareil d’Etat. 

Dans cette bataille qui n’est pas qu’idéologique, nous ne partageons pas l’idée qu’il y aurait de mauvaises directions corrompues face à une base adhérente dont la « pureté » n’égalerait que la volonté d’en découdre. 

Bien au contraire, il existe à tous les niveaux de nos organisations une contradiction entre un syndicalisme de classe dont l’objectif est de mettre fin à l’exploitation capitaliste et un syndicalisme d’accompagnement dont la finalité réside dans l’adaptation du monde ouvrier qui produit les richesses à l’économie de marché globalisée qu’on voudrait faire paraître indépassable. 

C'est pourquoi nous n'entendons pas oeuvrer en simple opposition à nos directions actuelles mais en alternative à celles-ci, pour l'unité du mouvement social. 

Pour tout contact avec les communistes libertaires de la CGT : 

          communisteslibertairescgt@gmail.com

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Liens De Nos Amis

1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 18:23

Nous publions ci-dessous une réaction contre la volonté de mise sous tutelle du Comité national des chômeurs. L'UD de Paris porte une démarche du même ordre. Ce projet de l'ancienne direction confédérale doit être abandonné.

Comité CGT des Privé(e)s d’Emploi
Ce texte se situe dans la continuité de la conférence départementale du comité chômeurs et
précaires CGT13 de juin dernier dont l'un des objectifs est l'organisation d'une conférence
nationale des chômeurs et précaires afin de fixer collectivement nos objectifs, d'établir une
stratégie de développement de l'organisation CGT des chômeurs et précaires, et enfin de réélire
nos responsables nationaux. Nous rappelons que la dernière conférence nationale a eu lieu en
2008.
Cher camarades,
Nous avons pris connaissance du projet qui découle des assises qui ont eu lieu en juillet dernier
et qui abordaient la question de la syndicalisation des chômeurs et précaires avec des membres
des comités chômeurs et précaires de toute la France, ainsi que des membres de toutes les
organisations de la CGT - (Fédération, UD, UL, etc.) - Après concertation à la base, c'est à dire
après qu'il y ait eu débat à l'intérieur des comités chômeurs de tout le département, le comité
départementale des chômeurs et précaires CGT des Bouches-du-Rhône a pris la décision de
rédiger ce texte pour plusieurs raisons.
 Le projet proposé n'est pas l'émanation des débats qui ont eu lieu lors des assises
 Le projet bafoue les statuts de la CGT
 Le projet outrepasse la démocratie syndicale et vise à continuer en ce sens
 Nous tenons à formuler une critique constructive et les arguments de fond de notre
refus du projet.
Le projet proposé n'est pas l'émanation des débats qui ont eu lieu lors des
assises.
Le projet est censé être l'émanation des conclusions des assises. Or, il s'avère qu’à aucun moment
la structuration du Comité National des Privés d'Emploi n'a été abordée en ses termes.
Les camarades des BDR mandatés pour ces assises avaient d'ailleurs un mandat pour appeler à
une conférence nationale et à notre grand regret aucune réponse n'avait été formulée clairement
sur ce sujet. Par conséquent, nous demandons comment est-ce possible que dans ce projet, la
direction nationale du Comité Chômeurs et Précaires CGT soit maintenant évoquée en
précisant le nombre exact de ses membres ainsi que les organisations dont ils sont issus.
Le projet bafoue les statuts de la CGT.
En conclusion du texte du projet il est écrit : « Le CNTPEP n'est donc ni une « fédération » ni
une « organisation spécifique » a une catégorie mais le dispositif confédéré de la CGT chargé
d'impulser Ie travail des organisations pour le développement et la structuration du syndicalisme
parmi les Travailleurs Privés d'Emplois et Précaires. ».
Or, dans les statuts de la CGT adoptés au 50ème congrès du 18 / 22
mars 2013, il est écrit :
Article 2 : Le comité de lutte de Défense des Chômeurs est l'organisation permettant de
développer la syndicalisation et l'activité de la CGT parmi les salariés momentanément privés
d'emploi.
Le Comité National des Privés d'Emploi (CNPE) est d'ailleurs définit comme une
« organisation confédérée particulière » tout comme le sont l'UCR et l'UGICT - (Cf. article 20
et 21)
Nous tenons donc à rappeler que les privés d'emplois et précaires sont organisés dans la
CGT.
Le CNPE n'est donc pas un « dispositif » mais bien une « organisation » et nous tenons à ce qu'il
le reste. Nous rappelons aussi que si les besoins s'en font ressentir les statuts se modifient
pendant les Congrès au niveau confédéral et les conférences nationales pour le CNPE.
Le projet outrepasse la démocratie syndicale et vise à continuer en ce sens.
D'une part ce projet vise à transformer l'organisation des chômeurs et précaires sans qu'il ne soit
l'émanation de la volonté des chômeurs et précaires organisées puisqu'il est « issu d'assises ».
D'autre part nous rejetons la proposition qui concerne la composition du CNTPEP, car nous
refusons que presque la moitié du CNPE soit des membres d'autres organisations. A notre
connaissance, il n'y a pas de chômeurs à l'UGICT, à l'UCR, ni à la direction d'aucune fédération.
De plus cela reviendrait à priver le CNPE de représentants de comité locaux ou départementaux
et d'une coordination à la hauteur de ce qu'attendent les syndiqués privés d'emplois et précaires.
Il est clair que dans ce projet, le CNPE ne soit plus l'émanation de la base, et nous nous
interrogeons même sur le fait que les deux membres du CNPE désignés par la direction
confédérale ne deviennent nos représentants aux CCN et aux congrès confédéraux.
Enfin ce qui donne le sentiment profond que l'organisation se fait « littéralement dissoudre » c'est
que le secrétaire n'est plus un secrétaire mais un « animateur ».
Les questions de fond que soulèvent la syndicalisation des chômeurs et
précaires !
La première cause fondamentale de nos divergences repose sur la manière dont les camarades
qui ont restitué le bilan des assises posent le problème du chômage et de la précarité.
Nous voulons donc clarifier quelques points essentiels : la question du chômage et de la
précarité dans la société ne doit pas être confondue avec la question de l'organisation des
chômeurs et précaires.
De la même manière que la question de la retraite ne doit pas être
confondue avec la question de l'organisation des retraités.
Dans un premier cas le chômage et la retraite nous pose des questions sur le fonctionnement de
la société. Ces questions concernent l'ensemble des travailleurs. On en tient pour exemple les
multiples luttes pour les retraites qui n'ont jamais reposées sur l'UCR, seule. A chaque fois la
CGT dans son ensemble s'est mobilisée et est descendue dans la rue, et à chaque fois n'a-t-on pas
vu des lycéens, des étudiants, des travailleurs de toutes les branches, précaires ou privés
d'emploi ?
Dans un second cas nous parlons de la question de l'organisation des chômeurs et précaires au
sein de la CGT. Et là comme pour tous les syndiqués, nous partons des besoins afin d'établir des
revendications collectives et les actions nécessaires pour y parvenir. Nous nous coordonnons,
localement, départementalement, etc. A partir des comités de base (ou syndicat) ainsi que des
convergences interprofessionnelle que l'on tisse à partir des Unions Locales (UL).
Il y a une grande diversité de dispositif au sein de la CGT qui permettent d'établir des liens sur
des thématiques comme la « protection sociale », la « santé », les « transports » et les chômeurs
et précaires syndiqués à la CGT n'ont pas à devenir l'un de ses dispositifs, ils ont besoin d'être
organisés et d'être représentés au sein de notre CGT, syndicat de lutte, de classe et de masse.
Cela étant dit, rien ne nous empêche de réfléchir à notre structuration et à tirer quelques
conclusions sur l'histoire et l'évolution de l'organisation des chômeurs et précaires. Bien entendu,
les chômeurs et précaires organisés ont tout intérêt à ce que des camarades s'impliquent dans nos
comités afin, non seulement de faire en sorte que le chômage et la précarité soient traités
comme une problématique de classe, c'est à dire par l'ensemble de travailleurs salariés, mais
aussi afin d'assurer une certaine stabilité à l'organisation étant donné l'instabilité
professionnelle de chacun d'entre nous, puisqu'il arrive que l'on retrouve du travail.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 23:09

Nous publions ci-dessous la nouvelle déclaration des signataires de l'appel "Défendons la CGT" dont nous partageons une large part des positions. Pour que le prochain congrès soit effectivement celui des syndicats, il faudrait remettre en cause clairement la recherche de délégués sur des critères strictement sociologiques. L'addition des syndiqués isolés au profit des UD ou des fédérations pour ajouter des délégués doit cesser. Les délégués ne devraient être que strictement élus par leurs syndicats, à la suite de débats démocratiques des syndiqués et sous leur contrôle. Les isolés additionnels ne représentent qu'eux-mêmes et généralement choisis pour leur inexpérience ne sont que la chair à canon des bureaucraties qui les choisissent. Rompre avec les méthodes anciennes de cooptation mutuelle et réciproque commencerait ainsi.

Entre deux CCN extraordinaires

L’histoire syndicale retiendra sans aucun doute la période hors du commun que traverse la CGT et dans celle-ci la place particulière du CCN, l’instance « souveraine entre deux congrès » comme le dit l’article 28 de nos statuts.

D’ores et déjà on peut retenir du CCN de janvier qu’il n’a pas accepté la « manœuvre » (il n’y a pas d’autre mot) qui consistait à vouloir remplacer une équipe défaillante par ceux-là même qui avaient failli. Et c’est tant mieux. Le camouflet aurait été encore plus grand si tous avaient respecté le mandat qui leur avait été confié voire même l’avait clairement sollicité de leur instance…Celles et ceux qui ne l’ont pas fait ont pris le risque de mettre en difficulté l’unité et la sérénité de leur organisation et cela va désormais peser dans les débats.

La logique aurait voulu que la majorité de la CEC, qui n’a jamais démenti le bureau démis et a montré à quel point elle était déconnectée des syndicats, remette d’elle-même son mandat. (Pour rappel le CCN a désavoué la CEC où seuls 18 membres sur 56 ont voté contre le groupe de travail mis en place par Thierry Lepaon). Elle ne l’a pas fait et le nouveau groupe de travail mis en place se voit, pour cause de respect des statuts, chargé de reconstituer une équipe, à l’intérieur d’une CEC non seulement largement déconsidérée mais en plus réduite de 3 membres. C’est une mission quasi impossible !

Rappelons que congrès après congrès depuis quelques années la CEC à été réduite, composée et formatée à la cause des premiers dirigeants mais avec une augmentation au sein de l’appareil des conseillers non élus qui doit interroger chacun(e) !

Pour sortir par le haut de cette situation cela suppose selon nous d’agir dans plusieurs directions :

  • Il faut tout d’abord étoffer la CEC. On est bien dans le cas de la vacance prévue dans les statuts (art 28). On peut même considérer qu’en fonction du premier alinéa de cet article (le CCN est l’instance souveraine entre deux congrès) et des suivants que le CCN peut aller au-delà des 3 remplacements. « la majorité des deux tiers est requise pour (…) pourvoir en cas de vacance aux modifications qui s’avéreraient nécessaires dans la composition de la commission exécutive confédérale et du bureau confédéral. » Elargir la CEC permettrait d’avoir le choix pour vraiment renouveler le bureau dans l’attente du prochain congrès surtout si on prend en compte le propos de Philippe Martinez expliquant à la presse que le CCN avait ««réaffirmé le souhait que dans le futur bureau confédéral, il n’y ait aucun membre du bureau sortant et aucun des anciens prétendants à la succession de Bernard Thibault» (Les échos du 15 01). Sinon le risque de la fuite en avant avec le refus de prendre en compte toute proposition constructive est grand comme en témoigne le refus de prendre en compte les propositions que des UD (75, 63…) ont faites pour les groupes de travail. Le CCN de février devrait donc en premier se prononcer sur ce point.
  • Il faut le plus vite possible convoquer le 51ème congrès et créer les conditions d’une préparation exceptionnelle dans les syndicats. Si le CCN n’a pas retenu l’idée d’un congrès extraordinaire à l’automne 2015, le congrès ordinaire prévu en 2016 peut avoir lieu dès le 2 janvier 2016, puisqu’on sera dans les 3 ans. Philippe Martinez parle d’ailleurs à la CEC du 20 janvier du délai d’un an. La CGT et le monde du travail y ont tout intérêt. En effet plus le délai sera important, plus les manœuvres de toutes sortes vont se succéder avec la presse en point d’appui comme en témoigne encore récemment les propos, d’ailleurs contestés, de tel membre de la CEC de Languedoc Roussillon. Cela d’autant plus que persiste pour l’instant un appareil hypertrophié qui a plus de poids dans les décisions que les instances élues (ce que d’ailleurs pointe en filigrane Philippe Martinez à la CEC). La crise n’est pas derrière nous, elle continue.
  • Elle risque en effet de s’amplifier vu ce que commencent à révéler plusieurs médias sur des pratiques invraisemblables dans la Cgt mais pourtant malheureusement avérées !
  • Un congrès préparé de manière extraordinaire. Cette idée émise, entre autres, par la CE de l’UD 75 a été reprise par le rapporteur de la CEC. Cela veut dire un congrès où les syndicats, organisations de base de la CGT aient vraiment la main de bout en bout, de la préparation à la conclusion, et non, comme on a trop souvent vu par le passé, des syndicats dépossédés des décisions finales et des votes de congrès avec des délégués très souvent instrumentalisés par l’appareil. Dans cet esprit les grandes questions qui traversent la CGT doivent être mises au débat dans les meilleurs délais. Pourquoi ne pas tirer dès février un 4 pages qui, sous formes de questions, appellerait les syndicats à débattre de : la convergence des luttes, de l’actualité de la lutte des classes, des conceptions unitaires, du rapport au politique, de la notion d’indépendance, de nos méthodes de direction, de la démocratie interne, des rôles respectifs des conseillers et des élus, de notre prise en compte des problématiques de discrimination, des questions internationales et de notre place dans le syndicalisme mondial ? Une tribune de discussion devrait être ouverte dans la foulée. De même devrait être mis en débat le déroulement de la préparation et du congrès lui-même afin de garantir réellement la souveraineté des syndicats, de l’organisation des débats, à la maitrise des votes en passant par le choix des délégués.

Si le CCN n’avance pas dans ce sens nous irons devant des difficultés et des divisions encore plus grandes. Le texte défendons la CGT, ne se prononçait pas pour ou contre des personnes mais pour que vivent des orientations qui mettent la CGT avec les combats que l’exploitation capitaliste d’aujourd’hui impose. Il est plus que jamais d’actualité et c’est pour cela qu’il appartient encore plus aujourd’hui aux syndicats de se prononcer sur son contenu et à celles et à ceux qui le partagent de mettre en débat partout, les idées qu’il contient. Plus que jamais nous pensons utile pour le monde du travail, pour l’unité de la CGT et pour qu’elle retrouve son allant offensif, que le texte soit massivement signé.

Défendons la Cgt le 26/1/2O15

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 19:52

Nous publions ci-dessous les positions de l'Union Fédérale de la santé privée et celle de l'Union syndicale du 57, suite au non respect du mandat de la direction fédérale par sa représentante au CCN de janvier :

Union Fédérale de la Santé Privée
Fédération de la Santé et de l’Action Sociale.

Prise de position de la CE UFSP des 19 et 20 janvier 2015
pour préparer la CEF élargie du 30 janvier 2015 et le CNF des 5 et 6 février 2015
Pour sortir de la crise dans laquelle se trouve notre confédération, la Commission Exécutive de
l’Union Fédérale de la Santé Privée se prononce pour la tenue d’un congrès confédéral anticipé au plus tard au 2ème semestre 2015, afin de débattre d’un fonctionnement démocratique de notre syndicat et du type de syndicalisme que l’on veut construire. En attendant, nous proposons qu’une direction collégiale soit désignée par la Commission Exécutive Confédérale, sous contrôle de la base.
La Commission Exécutive de l’Union Fédérale de la Santé Privée dénonce aussi le déni démocratique qui touche notre fédération : ce en regard du vote du Comité National Fédéral (CNF) du 12 janvier 2015, qui rejetait à 76 % les propositions de la CE confédérale. La camarade mandatée a voté contre le vote majoritaire du CNF.
Le congrès confédéral permettra de discuter des orientations politiques et revendicatives de la CGT, pour reprendre l’offensive, pour un syndicalisme de luttes de classes et de transformation sociale. Il nous permettra de préparer et d’organiser concrètement les luttes d’ampleur indispensables contre les attaques actuelles menées par le gouvernement Hollande et le patronat, notamment pour le retrait de la loi Santé, du Pacte de responsabilité, de la loi Macron…
Les membres de la CE UFSP, pensons que, quel que soit le gouvernement en place, quand une loi va à l’encontre des intérêts des salariés, il est du devoir de notre confédération de tout faire pour obtenir son abrogation. Cela est d’autant plus vrai aujourd’hui, dans une période où ce gouvernement dit de « gauche » n’a jamais fait autant de cadeaux au patronat.
Il y a nécessité de dépasser les clivages. Il faut redonner confiance à l’ensemble des militants et des salariés. La CGT doit repartir sur la base de ses revendications et non plus sur des affaires.
Fait, le 20 janvier 2015.

MOTION de la CE de l’USD 57
Sur la position fédérale au CCN
Réunie le 20 janvier 2015, la commission exécutive de l’USD 57 demande à l’unanimité que
la CEF élargie aux responsables régionaux prévue le 30 janvier 2015, soit transformée en
CNF extradordinaire.
En effet, vue la situation confédérale et dans notre fédération, nous estimons indispensable
la tenue d’un CNF avant le CCN des 3 et 4 février.
Nous appelons tous les membres du CNF( SG USD, coordinateurs régionaux et responsables
CGT des CHU) à venir à Montreuil le 30 janvier pour transformer de fait cette réunion en
CNF extraordinaire.
A ce CNF nous souhaitons que puisse être débattu :
-­‐ la situation actuelle concernant la direction confédérale
-­‐ le vote de la fédération au CCN du 13 janvier contradictoire avec la position du CNF du
12 janvier
-­‐ le vote de la fédération au CCN prévue les 3 et 4 février

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 02:16

Les Unions Professionnelles de la Metallurgie du Nord, avec de nombreuses autres structure du département, ont donné mandat, avec Relevé de Décisions, au Secrétaire Général de l'Union Départementale pour être porté au CCN du 13 janvier.

Celui-ci ne l'a pas respecté et a voté en contradiction avec les décisions prises par la Commission Exécutive de l'UD du Nord.

Elles font ainsi la déclaration suivante :

 

22-01-2015-declaration-2-UP-Metallurgie-Nord-conce-copie-1.jpg

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 20:12

Nous publions ici un extrait d'un article du Midi-Libre du 21 janvier :

 

« Alphon-Layre, c'est comme Lepaon,
c'est la dérive sociale-démocrate de la
CGT », dénonce l'ex-secrétaire de
l'union locale alésienne, Bernard
Vire. Si l'attaque est aussi frontale,
c'est que l'homme ne digère pas
qu'Alain Alphon- Layre puisse intégrer
le bureau confédéral du syndicat,
garde rapprochée du secrétaire
général (Midi Libre de ce mardi 20 janvier).
Alphon-Layre est pourtant lui aussi
un ex-secrétaire de l'union locale
CGT alésienne. Mais l'enfant du pays
a trop mis d'eau dans son vin aux
yeux de ses successeurs. L'union locale
alésienne est réputée pour ses
positions radicales.
« La CGT, c'est la lutte des classes, insiste
Bernard Vire.
En interne, nous sommes traversés par
deux courants, révolutionnaire et réformiste.
» Il exhorte Alain Alphon-
Layre à faire comme Thierry Lepaon :
« On lui demande d'arrêter. Il peut
faire valoir ses droits à la retraite. C'est
un homme d'appareil qui a gravi les
échelons. » Bernard Coste, le nouveau
secrétaire de l'union locale, est sur la
même longueur d'ondes.
« Ce qu'on dénonce, c'est des gens qui
se croient incontrôlables »,

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:06
Situation dans la CGT : Décision unanime
                                          
de la Commission Exécutive réunie le 15 janvier 2015 !
La CE de l’UD de Paris a débattu de la situation dans la CGT à partir de la
déclaration du CCN « La CGT à l’offensive » et du compte-rendu fait par le
secrétaire général de l’UD, Patrick Picard.
Deux exigences, deux propositions et trois décisions ont été adoptées,
unanimement, par les membres de la CE.
Nous exigeons que la Commission Exécutive Confédérale du 20 janvier 2015
appelle clairement à une journée nationale d’action interprofessionnelle
pour combattre le projet Macron le 26 janvier prochain à l’occasion du
passage de ce projet de loi à l’Assemblée Nationale.
Nous exigeons que la confédération fournisse aux organisations de la CGT le
rapport complet de la CFC qui fait suite aux différentes révélations.
L’UD de Paris est disponible pour faire partie du groupe de travail qui sera
chargé de définir des principes communs sur les moyens mis à disposition des
dirigeants de toutes les organisations de la CGT. Nous proposons Karl Ghazi,
Trésorier de l’UD.
L’UD de Paris est disponible pour faire partie du collectif chargé de
présenter une nouvelle proposition de bureau confédéral lors du prochain CCN
des 3 et 4 février. Nous proposons Marc Norguez ou Patrick Picard.
Nous décidons que la préparation du prochain congrès confédéral aura un
caractère extraordinaire à Paris compte tenu de la situation exceptionnelle.
Cela suppose de poser toutes les questions sans tabou et de favoriser plus
que jamais la démocratie syndicale.
La CE de l’UD sera convoquée en séance extraordinaire avant le prochain CCN.
Nous communiquerons à toutes les organisations du CCN notre positionnement
adopté unanimement par les membres de la CE le 15 janvier.
Paris, le 19 janvier 2015
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 19:45

Adresse de la commission exécutive nationale du SNTEFP-CGT
- aux membres du bureau confédéral
- aux membres de la commission exécutive confédérale
- aux membres du comité confédéral national
Paris, le 9 janvier 2015
Chers camarades,
Le 24 novembre2014, nous nous étions adressé à vous par courrier suite à la publication des propositions CGT le 13 novembre pour les « négociations interprofessionnelles sur le dialogue social et la représentativité des salariés » – où le MEDEF entend remettre en cause les droits et prérogatives des représentants du personnel et notamment les seuils sociaux, au nom de l’emploi et avec les encouragements du gouvernement.
Nous nous étions alarmés du fait que, dans ces négociations, la CGT aurait abandonné l’obligation pour l’employeur « d’organiser l’élection des délégués du personnel dans les entreprises de 11 à 49 salariés, et propose d’y substituer une commission paritaire territoriale dont les prérogatives resteraient à définir ». Les DP subsisteraient néanmoins et des élections pourraient « toujours être organisées dans l’entreprise à la demande de deux salariés ».
Nous écrivions que « l’on passerait d’une d’obligation pesant sur l’employeur à une faculté des salariés de demander à leur patron d’organiser les élections. Dans un contexte de chômage de masse, on imagine sans peine les pressions que subiront ceux et celles qui voudront exercer cette faculté ! ».
Nous savons que nombre de fédérations, syndicats, unions départementales et unions locales ont soulevé les mêmes problèmes.
L’actualité confédérale de fin décembre a publié un dossier avec le premier état des négociations en cours. Etaient incluses dans le dossier les dernières propositions du MEDEF qui montrent bien qu’il s’agit pour le patronat de remettre en cause brutalement les droits des représentant du personnel (le fameux « conseil d’entreprise » fusionnant toutes les IRP et marginalisant les syndicats).
Dans ce dossier figurait également un « argumentaire aux militants » pour expliciter la position de la délégation confédérale qui participe à ces négociations. A sa lecture, cet argumentaire pose plus de questions qu’il n’en résout.
On y lit page 6 sous l’en tête du chapitre « S’agit il de faire disparaître l’obligation d’élections dans les entreprises pour les moins de 50 ? » la réponse suivante : « Non au contraire non seulement nous ne faisons pas disparaître les obligations assorties aux seuils actuels, mais fondamentalement, nous abaissons le seuil au droit à des DP à toutes les entreprises de moins de salariés ».
Aujourd’hui l’article L.2314-2 du code du travail dispose que : « L'employeur informe tous les quatre ans le personnel par affichage de l'organisation des élections. Le document affiché précise la date envisagée pour le premier tour. Celui-ci doit se tenir, au plus tard, le quarante-cinquième jour suivant le jour de l'affichage, sous réserve qu'une périodicité différente n'ait pas été fixée par accord en application de l'article L. 2314-27.
Lorsque l'organisation de l'élection est consécutive au franchissement du seuil mentionné à l'article L. 2312-2, le premier tour se tient dans les quatre-vingt-dix jours suivant le jour de l'affichage. ».
La CGT est-elle oui ou non pour le maintien de cet article ? Si c’est oui, autant le dire clairement et nettement, même si à juste titre dans nos repères revendicatifs nous demandons le retour à la périodicité de 12 mois.
En effet, dans les propositions de la délégation confédérale rendues publiques le 13 novembre, il est indiqué que serait instituée un droit à représentation collective pour toutes les entreprises (de moins de 50 salariés) sur toute de demande conjointe « de deux salariés ». Ce n’est donc pas l’obligation telle qu’elle est définie par l’article L. 2314-4 du code du travail cité ci-dessus.
Cela serait en outre contradictoire avec les dispositions actuelles du code du travail qui, dans la suite logique de l’obligation rappelée ci-dessus, dispose en son article L.2314-4 : « Lorsque, en l'absence de délégués du personnel, l'employeur est invité à organiser des élections à la demande d'un salarié ou d'une organisation syndicale, il engage la procédure définie aux articles L. 2314-2 et L. 2314-3 dans le mois suivant la réception de cette demande. »
Si l’argumentaire emploie le terme DP pour y assimiler la proposition formulée par la délégation, à savoir l’élection tous les 4 dans les entreprises sans DP de « délégué » territoriaux, extérieurs à l’entreprise, dans une nouvelle instance territoriale à créer dans un périmètre à définir, pour des compétences à définir (donc pas des délégués du personnel au sens des accord de juin 1936 et au sens du code du travail, c’est à dire de délégués du personnel dans l’entreprise ), alors cette position n’est pas conforme à nos repère revendicatifs – outre le fait que chacun peut comprendre qu'entre une institution existante à défendre et un « droit hypothétique » dont tout reste à définir il y a plus qu’une marge.
Toutes les inquiétudes demeurent donc.
A propos des repères revendicatifs, l’argumentaire aux militants dispose que les nouvelles propositions de la CGT « s’appuient sur la 3ème résolution du 50ème congrès » et « s’inspirent et prolongent les fiches « Repères Revendicatifs » adoptées par le CCN en novembre 2011 (fiches 17 à 20). »
Or les fiches dont il est question mettent au contraire l’accent sur le fait de renforcer l’institution existante des délégués du personnel, sur la proximité, sur la présence dans l’entreprise
Ainsi fiche n° 20 : « Les délégués du personnel doivent être constitués sur les lieux de travail, voire les services ou ateliers » ; « Ils sont de droit dans tous les établissements de 11 salariés ou plus ». Cette même fiche propose pour battre en brèche la résistance des patrons « Obligation pour les entreprises candidates aux appels d’offres sur els marchés publics de prouver le respect de la réglementation du travail notamment en matière de représentation du personnel (idem pour les contrats de sous-traitance) ». Et aussi le « retour aux élections tous les ans pour les délégués du personnel ».
Pourquoi ce ne sont pas ces propositions qui ont été au centre des propositions de notre délégation ?
L’argumentaire aborde toute une série d’autres problématiques sur les insuffisances de la loi, les effets de la résistance du patronat, toutes problématiques réelles et importantes, et qui pour certaines peuvent susciter débat.
Mais peut-on commencer en cédant aux demandes patronales sur une obligation que le mouvement social lui a imposé et qu’il a toujours combattu ?
A notre avis non. Or la fin de ces négociations approche puisque les dernières séances sont prévues le les 15 et 16 janvier, et il nous paraît important que le CCN du 13 janvier puisse donner un mandat clair à notre délégation.
Veuillez recevoir nos salutations syndicales et fraternelles,
Le bureau national du SNTEFP-CGT

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 19:09


MOTION
La Commission exécutive de l’Union Départementale CGT du Morbihan, réunie ce jour, a pris acte de la démission du Secrétaire Général annoncée le 7 janvier 2015 à la CEC.
La CE de l’UD considère que dans ces conditions, Thierry LEPAON n’aurait pas dû conduire le groupe de travail ni être dans le groupe chargé de proposer la nouvelle direction confédérale.
Nous considérons, qu’il revient au CCN de mettre en place un collectif de quelques camarades chargés de soumettre une direction provisoire, pour le CCN des 3 et 4 février. Celle ci devant faire respecter les règles de vie démocratique et financière qui nous ont fait défaut dans la période.
Cette Direction provisoire aura pour mission d’impulser notre démarche syndicale dans le respect des orientations de nos congrès et en particulier celles du 50ème congrès.
La Direction provisoire doit mettre à l’ordre du jour du CCN de mai 2015 la convocation de notre 51ème congrès.
Les 120 ans de la CGT et les 70 ans de la Sécu doivent nous permettre de retrouver l’unité essentielle à notre CGT dans l’intérêt du salariat.
Adopté à l’unanimité moins une abstention.
Fait à Lorient le 12 janvier 2015

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 19:04

Cette déclaration est une déclaration commune de la Direction fédérale de la fédération des Finances et des syndicats affiliés réunis le 12 janvier 2014. Elle fait suite à l’adresse de la Direction fédérale des 19 et 20 novembre 2014, adressée à toutes les organisations du CCN, à l’assemblée générale du 16 décembre 2014 et au dernier relevé de décisions de la CEC.
La fédération des Finances et ses syndicats approuvent la démission du Secrétaire général suite aux informations avérées sur des dépenses et les éléments de rémunération inacceptables et contraires aux valeurs morales et éthiques de la CGT qui ont choqué une très grande majorité de militants de notre champ professionnel « Finances ». Elle prend acte de la démission du Bureau confédéral.
Elle dénonce les conditions dans lesquelles se prépare le renouvellement du Bureau confédéral et du ou de la Secrétaire général-e. Comment accepter collectivement que le Secrétaire général démissionnaire soit au coeur du dispositif et qu’il puisse ainsi choisir une liste restreinte de camarades chargés de faire des propositions ? Nous refusons cette méthode qui jette le trouble et parasite forcément l’objectif partagé de rassemblement. De ce point de vue, il nous semble pertinent que l’ex secrétaire général démissionne de la Commission exécutive confédérale.
Elle souhaite qu’un collectif de direction soit élu dans les meilleures conditions possibles. Il doit être composé :
••
en respectant la parité femmes-hommes,
••
de camarades reconnus pour leurs compétences, leurs apports aux luttes et à la démarche de la CGT, leurs engagements, leurs capacités de rassemblement dans le pluralisme, la diversité de la CGT et leur attachement à nos valeurs.
Les camarades démissionnaires de la Commission exécutive confédérale doivent être remplacés très rapidement.
Elle demande que la préparation du congrès confédéral, qui doit se tenir au plus tard en mars 2016, permette de débattre du problème fondamental de l’orientation de la CGT dans le contexte actuel de fortes mutations économiques et sociales pour élaborer un projet syndical audacieux, novateur et conquérant.
La préparation du congrès doit aussi permettre de mener une réflexion sur la qualité de notre vie syndicale à tous les niveaux de l’organisation, la formation des cadres syndicaux, des critères nouveaux pour désigner la future direction confédérale sans remettre en cause la parité femmes/hommes et le renouvellement des cadres syndicaux.
Ce congrès doit être préparé sous l’impulsion politique du CCN qui devra se réunir tous les mois d’ici le prochain congrès. A défaut de démarche transparente, la Fédération n’exclue pas de demander un vote pour un congrès extraordinaire.
Concernant la politique financière, notre fédération prend acte et déplore encore une fois que la Commission financière de contrôle n’ait pas accepté de se faire assister d’expertises financières et fiscales. Elle ne s’y résigne pas. La Commission financière de contrôle doit rapporter devant le CCN de manière transparente sur tous les dysfonctionnements. Les organisations ont besoin d’informations précises y compris pour commencer le travail d’amélioration des situations internes préconisé par la Commission financière de contrôle. Comme elle l’a exprimé dans son adresse, elle n’est pas favorable au recrutement d’un directeur administratif et financier. La Commission financière de contrôle reconnaît d’ailleurs qu’un Directeur administratif n’a pas évité, dans le passé, des dérives.
Les questions budgétaires sont des choix politiques et donc dévolus à la direction confédérale :
1. en premier lieu à l’Administrateur ou l’administratrice qui doit présenter au bureau confédéral des délibérations de politique financière comme nous le faisons dans nos organisations.
2. au bureau confédéral lui même qui décide collectivement des orientations budgétaires et des dépenses à engager.
Nous ferons ultérieurement des remarques sur les propositions de la CFC dont certaines nous semblent aller dans le bon sens.
Elle réitère ses demandes d’inscription à l’ordre du jour des prochains CCN :
1. Réforme territoriale et initiatives confédérées sur le rôle de l’État et de la puissance publique – combat contre les réformes actuelles et proposition de revendications alternatives en réponse aux besoins des populations ;
2. Développement du syndicalisme des privés d’emplois ;
3. Point d’étape sur la mise en oeuvre des orientations du 50e congrès ;
4. Montée et coordinations des luttes sociales en Europe, soutien aux peuples qui décident de rompre avec les politiques d’austérité et développement des solidarités au niveau international.
5. Stratégie des luttes, dans le champ syndical et au-delà, stratégie revendicative de la CGT pour mettre en échec les politiques d’austérité, y compris la loi Macron, et pour faire triompher nos revendications.
Montreuil, le 12/01/2015.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 23:55


La CGT traverse l’une des plus graves crises internes de son histoire récente, les causes en sont multiples.
Les mauvaises conditions de la succession de Bernard Thibault, les dysfonctionnements des instances de direction, les débats non menés à terme sur les orientations, les conceptions de gouvernance de l’organisation et sur les stratégies de lutte de la CGT en constituent des causes indéniables.
Elles sont, cependant, sans communes mesures avec les derniers faits qui atteignent les valeurs CGT portées par des générations de syndiqué-e-s, de militantes et de militants qui ont fait et font la CGT.
Les vols de documents, les fuites délibérées, les dernières révélations dans la presse ont mis à jour les dépenses concernant le Secrétaire Général de la CGT. Cela constitue une faute incontestable. Les campagnes orchestrées en interne et en externe sont contraires à nos valeurs, nos pratiques et ont permis à nos adversaires de tenter de discréditer toute la CGT et de l'affaiblir.
Ces actes ont porté préjudices au combat quotidien de milliers de militantes et militants engagés au côté des salariés, dans les entreprises, dans des luttes pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail, contre les discriminations et répressions anti syndicales.
Actes qui altèrent la confiance des salariés dans la CGT, alors même que se déroulaient la campagne pour les élections dans les fonctions publiques et de nombreuses campagnes pour les élections professionnelles dans les entreprises.
Actes, enfin, qui affaiblissent les instances dirigeantes de la CGT et leur capacité à agir, à négocier, à représenter la CGT.
La colère est légitime chez nos syndiqué-e-s, nos militantes et nos militants.
La Commission Exécutive Fédérale condamne sans appel l’ensemble de ces actes et celles et ceux qui en sont les auteurs.
Il est temps que chacune et chacun fasse preuve de responsabilités pour les seuls intérêts de l’organisation, des travailleurs et des retraités.
Sur proposition unanime du Bureau Fédéral réuni le 10 décembre dernier, qui a échangé et débattu de cette situation préjudiciable à la CGT et aux salariés, La Commission Exécutive Fédérale a adopté les positions suivantes :
- La condamnation sans appel des agissements contraires aux valeurs de la CGT qu’il s’agisse des dépenses concernant le Secrétaire Général, comme des vols des documents internes jetés en pâture à la presse ou encore les fuites savamment orchestrées dans cette même presse.
- La CEF prend acte de la démission du Secrétaire Général de la CGT, Thierry Lepaon.
- La CEF prend acte de la démission des membres du Bureau Confédéral, suite aux problèmes
de dysfonctionnements du Bureau Confédéral, sans lien ni amalgame avec les affaires liées au
Secrétaire Général.
- La CEF rejette la proposition de la CEC de la mise en place d’un collectif opaque piloté par
Thierry Lepaon et chargé d’élaborer les propositions d’un futur Bureau Confédéral, du
Secrétaire Général et de l’Administrateur. Ce collectif va à l’encontre des mesures de
transparence et de démocratie exigées par toute la CGT.
- La CEF demande la mise en place d’un collectif issu du CCN, chargé d’élaborer des
propositions en vue de renforcer la CEC, de faire des propositions du nouveau Bureau
Confédéral, d’un Administrateur et d’un nouveau Secrétaire Général de la CGT.
- Qu’à l’issue de ces débats, le CCN procède à l’élection et à la validation de ces propositions.
Cette direction confédérale aura à charge :
- De rassembler toute la CGT,
- D’instaurer des règles de vie conformes à nos valeurs et en corrélation avec nos repères
revendicatifs,
- La mise en place de nouvelles règles de transparence financière,
- Le développement d’une activité démocratique, base de toute notre activité syndicale,
- De mener l’action revendicative de la cgt,
- La réorganisation de l'activité de la Confédération et de la maison confédérale,
- La préparation du 51ème Congrès Confédéral.
La Fédération portera ce mandat et ces propositions lors du CCN du 13 janvier.
Ces propositions sont de nature à mettre toute la CGT en ordre de marche face aux attaques
gouvernementales et patronales.
Elles doivent aussi et surtout permettre de mobiliser massivement les travailleurs et les
retraités pour faire avancer leurs revendications.
La situation de millions de travailleurs, précaires, privés d’emploi, retraités ne peut attendre.
Les attaques contre les services publics, la retraite, la sécurité sociale, l’emploi, les salaires et
le code du travail nécessitent une grande riposte pour faire avancer nos revendications portant
sur les salaires, la sécurité sociale professionnelle, la reconnaissance de la pénibilité, l’emploi
industriel, la pérennité et le développement des services publics.
Cela nécessite une CGT rassemblée et tournée vers les travailleurs.
Montreuil, le 09 janvier 2015.

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 13:13

Un siècle après le ralliement à la guerre contre l'Allemagne et les cérémonies patriotardes à peine terminées, la CGT et les partis de gauche plongent à nouveau dans l'Union Sacrée !


Comment accepter de défiler ce dimanche derrière les représentants de gouvernements impérialistes, racistes, tortionnaires en défense de la liberté ?


Comment ne pas voir que l'Union Sacrée est le piège ultime pour les travailleurs ? Comment alimenter nous-mêmes cette mascarade alors que les repères de classes sont déjà tellement brouillés derrière les religions et les nationalismes ? Et que l'Union Sacrée servira d'abord à durcir les lois liberticides qui s'imposeront aux travailleurs dans leurs luttes contre l'austérité.


Un siècle après, la gauche n'a rien retenu des leçons d'Aout 14. Nous sommes Zimmerwald !

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 10:38

La Métallurgie du Nord/Pas de Calais (USTM 59/62) formule une proposition très séduisante pour l'ouverture du grand débat de réorientation dont la CGT a besoin :

 

Mise en place d'une direction transitoire et collégiale dont les membres ne pourront pas faire partie de la nouvelle direction élue au prochain congrès. Voilà en effet un moyen d'avoir un vrai débat politique protégé de la guerre des clans et des egos à condition que cette direction collégiale soit pluraliste. En ce sens la candidature de Jean-Pierre Delannoy (présentée par l'USTM  59/62) qui avait exprimé les aspirations de nombreux secteurs en présentant sa candidature contre Thibault au 49° Congrès est parfaitement légitime.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 16:46

La commission exécutive de l’UGFF réunie le 8 janvier 2015 a de nouveau débattu de la crise que traverse actuellement notre confédération.
Elle confirme que face aux graves fautes et dysfonctionnements avérés, il est urgent d’apporter les réponses à la hauteur des enjeux dans une situation qui, plus que jamais, appelle une CGT offensive, unitaire et porteuse de revendications de haut niveau. Force est de constater que nous en sommes bien loin aujourd’hui.
Compte-tenu de ses manquements, la démission de Thierry LEPAON était devenue aussi incontournable qu’indispensable. Bien que beaucoup trop tardive, la commission exécutive de l’UGFF se félicite qu’elle soit intervenue en début de semaine.
En revanche, la CE de l’UGFF exprime son profond désaccord avec la décision votée majoritairement à la CE confédérale le 7 janvier qui confie à Thierry LEPAON le pilotage d’un groupe de travail restreint, composé par lui-même, chargé de proposer à la CEC du 12 janvier un nouveau Bureau confédéral, le nouvel administrateur et le nouveau secrétaire général de la CGT.
Il ne peut y avoir d’ambiguïté : personne n’est plus mal placé que l’ex secrétaire général pour une telle démarche. Pour la CE de l’UGFF, celle-ci est donc inacceptable. Ceci, à tout le moins, fragilise par principe les propositions qui seront élaborées
C’est pour ces raisons, auxquelles s’ajoutent des manquements répétés aux exigences du débat démocratique, que la CE de l’UGFF a décidé aujourd’hui de diffuser dans toute la CGT ses prises de position.
Voici les propositions qu’elle met en avant :
 La crise que notre CGT traverse est révélatrice de difficultés, qui perdurent depuis trop longtemps, à répondre à des questions importantes.
Celles-ci doivent être au coeur du 51ème congrès confédéral et de sa préparation.
5 thématiques au moins doivent être retenues :
 Transparence totale des opérations financières et mise en place de véritables processus démocratiques dans les décisions de cet ordre.
 Mise en place, sur des bases cohérentes et lisibles, d’un statut des permanents syndicaux.
 Repenser, de manière pérenne et sur un vrai projet syndical, notre stratégie de luttes, l’unité d’action, la notion de syndicalisme rassemblé ou du rassemblement du syndicalisme.
 Reprendre, sur des bases concrètes, la réflexion sur les évolutions indispensables de nos structures.
L
 Entreprendre une profonde réforme de la conception de la direction confédérale : bureau confédéral, commission exécutive confédérale, comité confédéral national.
 Procéder à un bilan d’étape de la mise en oeuvre des résolutions du 50ème congrès confédéral.
 Remplacer immédiatement les membres démissionnaires de la commission exécutive confédérale.
 Compte-tenu de la nécessité d’un débat en profondeur sur la direction confédérale, le nouveau bureau confédéral doit être conçu comme une étape transitoire jusqu’au 51ème congrès confédéral. En particulier, la première future ou le premier futur responsable ne doit pas de nouveau être candidate ou candidat au 51ème congrès.
 En tout état de cause, aucune des 3 candidatures au poste de secrétaire général lors de la préparation du 50ème congrès ne peuvent aujourd’hui être membre du bureau confédéral, pas davantage, évidemment, que Thierry LEPAON.
 Doublement, 4 au lieu de 2, des camarades de permanence confédérale hebdomadaire.
 Election par le CCN d’une commission en vue de préparer le 51ème congrès composée de :
 1 tiers de camarades du bureau confédéral ;
 1 tiers de camarades de la commission exécutive confédérale ;
 1 tiers d’organisations du CCN.
 Maintien du 51ème congrès confédéral à ses dates statutaires.
Par ailleurs, la CE de l’UGFF estime indispensable que la confédération prenne l’initiative urgente d’une démarche unitaire interprofessionnelle pour construire l’indispensable rapport de forces contre la politique gouvernementale et les prétentions du MEDEF. Cela passe par une mobilisation, avant la fin janvier, contre le projet de loi Macron, partie intégrante du pacte de responsabilité.
Adoptée à l’unanimité moins 1 abstention.
Montreuil, le 9 janvier 2015

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 14:47

Nous publions ce document qui comporte bien des points positifs. Reste tout de même à mettre un contenu concret derrière des formulations dont le flou laisse place à différentes interprétations possibles :

 

Courrier du bureau fédéral aux adhérents de la Filpac CGT  

(8 janvier 2015)

 

Nous avons toutes et tous besoin, plus que jamais, d’un syndicalisme démocratique d’action, de solidarité, de défense au quotidien des salariés et de transformation sociale. Telles ont été les orientations adoptées par les deux derniers congrès des syndicats de la Fédération, qui se sont prononcés très majoritairement pour une telle option. C’est en fonction de ces mandats que le bureau fédéral soumet au débat des adhérents les éléments suivants.

1 C’est l’offensive libérale, sa violence et sa pérennité d’un gouvernement à l’autre qui dégradent considérablement le rapport des forces. Le risque est grand de voir le service du marché se substituer à la question sociale et à la démocratie.

La voix du peuple s’est exprimée de façon majoritaire en 2005 contre le cours libéral du traité européen. Malgré et contre ce vote, les gouvernements successifs sont passés en force par-dessus la démocratie du suffrage universel. Sarkozy comme Hollande ont inféodé le budget de la Nation et subordonné les besoins sociaux aux impératifs de la coordination des gouvernements qu’on nomme Union européenne.

Désarmée par ce putsch pro Europe libérale, la CGT comme l’ensemble du mouvement syndical, a enregistré des défaites stratégiques majeures : remise en cause de la représentativité en 2008 et loi sur la rupture conventionnelle contre le régime des licenciements économiques, défaite malgré l’immense mobilisation sur les retraites en 2010, alliance en 2011 CFDT CFTC CGC MEDEF sur la base d’un accord programmatique de réduction de la crise à un déficit national de compétitivité malgré l’efficience des entrepreneurs, conférences dites sociales débouchant sur les ANI puis les loi flexi-sécurité, formation professionnelle en 2013, montée impétueuse du chômage de masse par les licenciements, les fermetures quotidiennes d’entreprises, inaccessibilité du marché du travail pourr une jeunesse réduite à une longue précarité, loi Macron, ordonnances en préparation contre les Prud’hommes, négociations frelatés sur la représentation syndicale…

La crise économique entraîne une offensive du patronat et de la finance en général pour la retourner contre les positions sociales du salariat et lui faire payer la facture de la sauvegarde de leurs profits.

Dès janvier 2011, les débats de la direction confédérale se sont réduits à la question de la succession au secrétaire général sortant, en lieu et place de la nécessaire clarification des débats après l’échec du mouvement sur les retraites et la politique d’un gouvernement reprenant et aggravant le cours suivi par Sarkozy, pourtant battu par le suffrage universel.

Si bien que le 50e congrès fut un rendez-vous raté, lequel a été suivi d’actes pris de fait en fonction d’une notion non adoptée d’un syndicalisme rassemblé autour du gouvernement. Si la CGT ne participait qu’à demie aux conférences sociales, des négociateurs non mandatés engageaient son nom sur des propositions, des signatures et des présences à des négociations organisées autour du seul programme libéral, commun à l’Union européenne, au Medef et au gouvernement. Lentement mais sûrement, la confédération courait à sa paralysie actuelle, soumise au discrédit propre aux affaires de corruption.

2 Dans ce contexte, que les salariés subissent au quotidien sur fond de peur du déclassement, la crise de la CGT est d’abord motivée par la carence d’une orientation de résistance au libéralisme, à l’extrême droite et aux fascismes. 

Le danger de scission existe bien. Il est provoqué en particulier par les affaires qui suscitent un dégoût, un rejet et une fuite hors d’une CGT par trop inactive contre les mesures du gouvernement.

La sortie de la crise de la CGT passe par l’élaboration et la mise en pratique d’une réponse produite élaborée par l’ensemble des syndicats sur la base d’un vaste débat démocratique, dont le verdict deviendra l’orientation et la loi commune. C’est d’un congrès extraordinaire des syndicats dont la CGT a besoin, ouvert, libre et démocratique, qui adopte un programme de revendications et d’actions qui arme au quotidien comme à moyen terme l’ensemble des adhérents.

C’est pourquoi le bureau fédéral de la Filpac CGT se prononce pour les mesures suivantes :

-          Vote au CCN du 13 janvier de l’acceptation de la démission des membres du bureau confédéral sans exception, secrétaire général compris.

-          Mise en place d’une direction confédérale transitoire dont le mandat impératif est la convocation et la préparation d’un congrès des syndicats.

-          Réunion mensuelle du comité confédéral national sur l’ordre du jour constitué par la riposte aux attaques du patronat, du gouvernement de l’extrême droite contre le monde du Travail, à commencer par la mobilisation contre le projet de loi Macron, en cours d’examen par une commission spéciale de députés, et présenté fin janvier au Parlement.

-          Mandats impératifs pour les négociateurs CGT d’être présents aux négociations selon les décisions de la CGT, d’y intervenir en fonction des termes dudit mandat, consultation permanente des syndicats sur le cours pris par la négociation quelle qu’elle soit.

-          Restauration des valeurs d’engagement et de disponibilité des dirigeants élus au service de la collectivité et de l’organisation et mise en œuvre de procédures pour la transparence et le contrôle financier.

3 Le rôle de la Filpac CGT dans une telle situation peut se définir ainsi, dans la perspective du congrès des syndicats, convoqué du 23 au 27 novembre 2015 :

-          Continuer de privilégier dans la crise de la CGT les échanges sur l’orientation, les actions, les mobilisations et les revendications qui unissent les forces vives par une mise en commun des élaborations et une solidarité alternative au climat délétère du moment.

-          Privilégier le service aux syndicats de la Filpac CGT en matière d’information, de coordination, de rassemblement et d’action. Défricher les secteurs salariés qui ne bénéficient pas encore de présence syndicale Filpac CGT. La Fédération, selon les mandats conférés par ses congrès, sert d’abord à revendiquer et soutenir les syndicats dans leurs actions.

-          Prendre toutes mesures et toutes initiatives visant à faire apparaître les réponses internationalistes alternatives à l’austérité européenne, aux menées racistes, à la politique libérale commandées par les groupes transnationaux et l’Union européenne. La sortie de la crise du système économique sera trouvée par un rassemblement international sur la base des intérêts généraux du monde du Travail et par la mise en commun des efforts des syndicalistes où qu’ils se trouvent, en Grèce, en Espagne, en Italie, en Belgique notamment.

-          Contribuer dans tous les domaines à l’élaboration d’un projet de transformation sociale, avec tous les interlocuteurs disponibles et de bonne volonté, dans la CGT comme dans d’autres formations, et répondre dans ce sens aux appels à agir.

-          La Filpac CGT développe et continuera de développer une perspective d’unité fraternelle pour que le syndicalisme recouvre son rôle d’accueil et de soutien à toutes celles et tous celles qui la sollicitent.

-          Les assemblées générales préparatoires au congrès, dont la liste sera communiquée, doivent ouvrir grandes les portes à toutes celles et tous qui sont motivés par tout ou partie du projet fédéral.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 11:56

Mandat UD 92 pour le CCN extraordinaire du 13 Janvier

 

La CE de l’UD, réunie le 6 Janvier a pris en compte l’ordre du jour du CCN tel que fixé pour le 13 Janvier :

  • Présentation des dispositions adoptées par la CEC sur les règles et nouvelles procédures financières par la confédération. (Voir recommandations de la CFC).

 

  • Place et rôle des instances de la direction confédérale et propositions issues de la CEC des 6 et 7 janvier 2015 sur l’évolution des responsabilités au sein du bureau confédéral (secrétaire général, administrateur et autres membres).

 

La CE estime qu’il est nécessaire d’inverser l’ordre de ces deux points afin d’aborder en priorité les questions des place et rôle des instances et l’évolution des responsabilités au sein du BC.

 

Après délibération de la CE, (26 camarades, membres de la CE étaient présents au moment des votes), la démarche adoptée a consisté :

 

  1. à réaffirmer l’ordre des priorités qui avait été défini lors de la CE précédente du 11 Décembre et qui s’était traduite par la proposition d’ordre du jour pour ce CCN du 13 Janvier : « la CGT se met en ordre de bataille pour construire la contre-offensive aux politiques de destruction sociale pilotées conjointement par le MEDEF et le gouvernement ». La question prioritaire, c'est la mise en œuvre d'une stratégie de lutte combative et rassembleuse contre la coalition MEDEF - gouvernement, cela nécessite donc que le CCN se prononce d’abord pour donner un mandat politique avant de traiter des enjeux de direction et donc d’évolution des responsabilités au sein du BC. Le fil conducteur de ce mandat étant l’exigence d’une réelle mise en œuvre des choix d’orientation du 50ème congrès. L’ordre du jour proposé le 15 Décembre 2014 garde toute sa valeur tout en ayant besoin d’être renforcé et précisé comme par exemple sur l’exigence de l’appel urgent à la mobilisation contre le projet de loi MACRON.

 

  1. à se prononcer ensuite pour un renouvellement du Bureau Confédéral et sur la question de l’échéance du prochain congrès confédéral.

 

Plus concrètement et précisément, cette démarche s’est traduite de la façon suivante :

 

1. L’UD 92 est mandatée pour exprimer l’exigence du besoin de mettre en œuvre les orientations du 50ème congrès :

 

  • de façon réelle et sincère partant du constat que tel n’a pas été, ni franchement ni toujours, le cas au travers d’un certain manque de décisions et d’impulsions confédérales à la hauteur des multiples attaques menées par le MEDEF et le gouvernement (Remise en cause de la retraite par l’allongement de la durée de cotisations ; ANI de sécurisation des licenciements ; Politique d’austérité traduite dans le pace de responsabilité ; Suppression de la branche Famille de la Sécurité Sociale, Réforme territoriale et démantèlement des services publics…etc.),

 

  • de façon concrète dans le contexte d’aujourd’hui en actualisant les choix d’orientation effectués en Mars 2013 partant notamment du constat que ne s’est pas produite la rupture avec les choix économiques et politiques pris avant 2012, rupture que nous préconisions pour que les changements espérés par l’éviction de Sarkozy se produisent réellement.

 

L’UD 92 est mandatée pour exprimer l’exigence d’une délibération du CCN  qui, préalablement au débat sur l’évolution des responsabilités au sein du BC, permette de préciser cette mise en œuvre concrète dans les conditions d’une contre offensive à construire face aux divers enjeux revendicatifs de ce début 2015.

Pour sa part, l’UD 92 propose que le CCN examine les moyens à mettre en œuvre pour engager et/ ou amplifier et construire une série de luttes fédératrices dès le 1er semestre 2015 :    

 

a) Engager une mobilisation de masse contre le projet de loi MACRON.

 

Le débat parlementaire débute le 26 Janvier. Il est donc nécessaire que le CCN extraordinaire du 13 Janvier prenne la décision d’appeler à une mobilisation de masse contre cette nouvelle agression concoctée par la coalition MEDEF – Gouvernement : un appel du CCN pour la grève nationale interprofessionnelle afin que des décisions d’appel à la grève soient prises par les FD et les syndicats s’impose ; Sans exclure la recherche de la construction d’un appel unitaire national.

 

Il y a un grand et urgent besoin d’appeler effectivement l’ensemble du salariat à se dresser contre ce projet de loi MACRON qui franchit un pas de plus dans la destruction de nos droits de travailleuses et travailleurs : Tous debout ! Contre la politique d’austérité menée par la coalition Medef –gouvernement ! L’appel à la grève doit être conçu comme une étape dans un processus de construction d’une mobilisation à poursuivre et amplifier.

 

b) Contre le projet de loi sur la soi-disant transition énergétique qui s’avère n’être essentiellement qu’un outil pour privatiser et détruire le cadre national et public du secteur énergétique français, faire du 29 Janvier, jour de manifestation nationale à l’appel de la CGT et FO à EDF / GDF Energie et également pour les Cheminots, un grand temps fort de mobilisation interprofessionnelle

 

c) Construire des suites au 16 Octobre contre la fiscalisation du financement de la Sécu, la suppression de sa branche Famille. « La reconquête de la Sécurité Sociale », « la promotion et le développement du salaire socialisé » actés par notre 50ème congrès doivent et peuvent être les éléments fédérateurs de toutes les exigences d'augmentation générale des salaires, de création d'emplois stables et de résorption de la précarité.

 

d) Combattre par tous les moyens la réforme territoriale, y compris en exigeant l'organisation d'un référendum

 

e) Construire l'unité d'action syndicale en ne faisant pas de la CFDT, soutien indéfectible du MEDEF, notre partenaire privilégié, ce qui est totalement contre-productif au besoin de se baser sur les revendications, et par ailleurs contradictoire avec l'idée du « syndicalisme rassemblé ».

 

Le 1er volet de ce mandat, soumis à l’approbation de la CE dans ses lignes directrices, ses principes et objectifs concrets, a été voté par 25 voix pour (1 abstention). 

 

2. L’UD 92 est mandatée pour exprimer l’exigence de la remise collective de son mandat par chaque membre du Bureau Confédéral.

 

C’est sur la base de la conviction politique à mettre réellement en œuvre les choix d’orientation du 50ème congrès, et en toute lucidité des insuffisances et carences observables depuis près de deux ans dans cette mise en œuvre, qu’un nouveau Bureau Confédéral pourra se composer et constituer une équipe soudée et cohérente. Cette équipe devra redonner confiance dans notre capacité à mener notre activité en toute indépendance du gouvernement. Elle devra œuvrer à rassembler toutes les forces de la CGT dans l’action collective interprofessionnelle contre la politique d’austérité : un premier signe fort et même incontournable d’une telle volonté serait concrétisé par l’appel à la grève et à une action soutenue  contre le projet de loi MACRON afin d’obtenir son retrait.  

 

Le 2ème volet de ce mandat, soumis à l’approbation de la CE a été voté par 17 voix pour. (6 abstentions et 1 voix contre). 

 

3. L’UD 92 est mandatée pour exprimer l’exigence que le prochain congrès confédéral soit organisé de façon à se dérouler à l’échéance prévue (Début Printemps 2016)

 

Le 3ème volet de ce mandat, soumis à l’approbation de la CE a été voté par 21 voix pour. (2 abstentions). 

 

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