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  • : Communistes Libertaires de la CGT
  • : Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
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QUI SOMMES NOUS ?

Ce blog est l’outil d’expression de communistes libertaires qui militent à la CGT, où ils défendent une perspective de renouveau du syndicalisme révolutionnaire, mouvement fondateur de notre confédération, et l’unification d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. 

Nous combattons l'orientation confédérale actuelle de la CGT et agissons pour qu'une alternative à cette orientation émerge. Nous ne nous revendiquons d’aucune tendance ou fraction formalisée au sein du mouvement syndical. 

Pour autant, le tournant pris par notre confédération ces dernières années vers un syndicalisme d’accompagnement, voire de cogestion, nous incite à constituer un front syndical commun avec tous et toutes celles qui se réclament et pratiquent la lutte de classe, professionnelle et interprofessionnelle, autour des revendications et la lutte pour les faire aboutir. 

Attachés à la démocratie syndicale et au fédéralisme qui restent de mise au sein de la Cgt, respectueux du mandat donné par les adhérents et adhérentes des structures auxquelles ils et elles participent, les communistes libertaires relèvent d’un courant fondateur et constituant de la Cgt. 

Les syndicats, forme première d’organisation d’une résistance ouvrière, ont un caractère double et contradictoire. 

Organisations de masse ayant vocation à regrouper tous les exploités autour de leurs revendications immédiates, elles restent soumises à la domination politique d’un patronat qui les pousse à une plus grande intégration à l’appareil d’Etat. 

Dans cette bataille qui n’est pas qu’idéologique, nous ne partageons pas l’idée qu’il y aurait de mauvaises directions corrompues face à une base adhérente dont la « pureté » n’égalerait que la volonté d’en découdre. 

Bien au contraire, il existe à tous les niveaux de nos organisations une contradiction entre un syndicalisme de classe dont l’objectif est de mettre fin à l’exploitation capitaliste et un syndicalisme d’accompagnement dont la finalité réside dans l’adaptation du monde ouvrier qui produit les richesses à l’économie de marché globalisée qu’on voudrait faire paraître indépassable. 

C'est pourquoi nous n'entendons pas oeuvrer en simple opposition à nos directions actuelles mais en alternative à celles-ci, pour l'unité du mouvement social. 

Pour tout contact avec les communistes libertaires de la CGT : 

          communisteslibertairescgt@gmail.com

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Liens De Nos Amis

9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 11:39

Une seule sortie de crise possible : une direction provisoire remplaçant la direction faillie ! La CEC est restée sourde à la colère de la base. Le CCN est notre dernier espoir !

 

Aurillac, jeudi 8 janvier 2015

 

Convoquée pour une réunion exceptionnelle en vue de la préparation du CCN du 13 janvier, la CE de l’UD CGT du Cantal a adopté les résolutions suivantes :

-       nous nous opposons à ce que Thierry Lepaon, démissionnaire de ses fonctions de secrétaire général et porteur d’une grande responsabilité personnelle dans la crise actuelle de la CGT, fasse des propositions sur la composition du futur bureau confédéral,

-       nous demandons la communication immédiate aux organisations du CCN du rapport que la CFC a présenté à la CE confédérale réunie les 6 et 7 janvier

-       nous demandons le renouvellement complet du bureau confédéral, à savoir l’absence totale dans sa future composition des membres du bureau démissionnaire, ainsi que des trois anciens prétendants connus à la responsabilité de secrétaire général au moment de la succession de Bernard Thibault

 

43 militants ont participé à cette réunion de CE élargie, dont 23 membres élus de la CE de l’UD du Cantal.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 11:24

Une saine réaction contre la pseudo union nationale prônée par celles et ceux qui sont responsables du chaos pour avoir soutenu la montée de l'islamisme armé, mené des guerres impérialistes pour garder la main sur le pétrole et autres minerais, maintenu dans l'exclusion les travailleurs immigrés de notre pays.

Hélas ces politiques ne sont pas l'apanage de l'extrême-droite mais ont été menées par des gouvernements de gauche comme de droite !

 

JE SUIS CHARLIE, LES INDIGNADOS DE LA PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

 

Quelques minutes ont suffi.

 

Je Suis Charlie, cri de ralliement spontané et numérique, s’est transformé en foules sur les places, à Paris celle de la République. Les assassins de Charb et ses amis ne gagneront pas. Quels que soient ceux qui ont armé les meurtriers et vidé leurs cerveaux.

 

Et l’indignation endeuillée, baignée des larmes de Patrick Pelloux, a empli le pays, puis la Planète. Un acte d’amour à l’égard de la liberté a remplacé sur les ondes la haine des Zemmour, Houellebecq, Dieudonné. Les Charlie l’entendent bien ainsi.

 

Saviez-vous que l’esprit libertaire supporté par un journal aux moyens de misère bénéficiait de cette majorité muette, mise en mouvement ? C’est bien la presse écrite qui incarne l’opinion libre, la preuve par Charlie.

 

Ne laissons pas nous voler ce mouvement des Charlie Indignés, qui, les premières heures, faisait se retrouver une humanité agissante, modeste, discrète, et omniprésente. L’élan solidaire pour la liberté, contre l’obscurantisme, peut être dévoyé.

 

Maintenant on nous dit, c’est la guerre. Cette propagande n’est pas gratuite.

 

Guerre et union nationale contre l’immigration ? Voilà ce que veulent le Front national, la droite dite dure, et avec eux les autres groupes d’extrême droite armés et entraînés contre les immigrés. Les agressions se multiplient contre les mosquées, le danger raciste va monter de plusieurs crans.

 

Guerre des civilisations, Occident chrétien contre Islam ? Cet amalgame de l’Islam au terroriste a conduit aux désastres des guerres en Irak, en Afghanistan, en Lybie. L’indifférence de l’Occident chrétien à l’égard du peuple syrien, coincé entre dictature et islamisme montre ce qu’est ce « choc des civilisations », un égoïsme occidental sélectif.

 

Union nationale passant de l’émotion partagée à la justification de l’austérité ? Nous ne laisserons pas instrumentaliser nos morts, et les amis de Charlie. Le mouvement des Charlie montre que beaucoup attendent un espoir, aspirent à la liberté, pas à la guerre, pas à la haine.

 

Les Charlie nous laissent perplexes. Sommes-nous à leur hauteur pour construire avec eux un avenir libérateur des haines, du racisme, de la misère, de la guerre ?

C’est pourtant le challenge qui est devant nous. Tous.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 19:12

"D'aucuns n'hésitent pas non
plus à pousser Sophie Binet, l'une des
frondeuses du bureau et dirigeante
de la CGT-cadres, à se présenter.
« Elle est jeune, intelligente, et passe
bien dans l'organisation », justifie l'un
de ses soutiens." extrait du Figaro du 7 janvier.

 

Bon si le Figaro parraine cette militante socialiste arrivée directement au bureau confédéral avec pour toute expérience un passage par la direction de l'Unef... nous sommes conquis !

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 16:05

Nous publions ci-joint la déclaration de la CEC des 6/7 janvier pour celles et ceux des camarades qui n'y auraient pas accès. La remise des mandats du Bureau et du SG devant le CCN était le minimum attendu.

Mais deux jours de réunion pour annoncer l'embauche d'un directeur financier et la mise en place de propositions de renouveau du BC formulées par Thierry Lepaon entouré d'une équipe anonyme, la CEC se moque de qui ???

Et pas un mot sur les exigences de congrès extraordinaire et de "recentrage à gauche" qui ont surgit des tréfonds de nos syndicats ?

Nos syndicats, nos ul, nos UD, nos Fédés doivent mettrent sous contrôle le CCN du 13 janvier sous peine que le puissant soulèvement des militants ne se termine en révolution de palais !

 

Commission exécutive confédérale des 6 et 7 janvier 2015
Relevé de décisions
Préparation du CCN du 13 janvier 2015 :
Les travaux de la CE confédérale des 6 et 7 janvier 2015 préparatoires au CCN du
13 janvier ont acté :
 Par un vote à l’unanimité, sur la base des éléments recueillis par la CFC et
après évaluation du résultat des investigations quant à la situation générée
par de nombreux dysfonctionnements de valider les propositions de
renouvellement des procédures financières, le recrutement d’un Directeur
administratif, l’élaboration et la définition des règles communes aux
dirigeants des organisations de la CGT.
Ces propositions seront soumises au CCN, leur objectif est d’assurer, pour
l’avenir, toute la clarté et la transparence nécessaires conformément aux
valeurs de la CGT (Cf. annexes).
 La démission du Secrétaire général et de l’ensemble des membres du Bureau
confédéral en vue de proposer une nouvelle équipe de dix membres (Bureau
confédéral, Secrétaire général et Administrateur) devant être crédible,
acceptable, responsable pour rassembler la CGT. Cette proposition a été
adoptée à la majorité (34 « pour », 12 « abstention » et 4 « contre »)
Une nouvelle réunion de la CE confédérale aura lieu lundi 12 janvier pour
arrêter les propositions du secrétaire général concernant le futur bureau
confédéral ainsi que l’administrateur et le secrétaire général qui sera soumise
au vote du CCN.
Dès aujourd’hui, le dispositif autour du secrétaire général est mis en place
(3/4 camarades) pour travailler les propositions. Ce collectif prendra toutes
les dispositions pour être à l’écoute et recevoir les suggestions, propositions
et opinion des dirigeants.
   
Dans la période, la CGT continue à prendre toute sa place dans l’activité
revendicative, notamment dans les négociations en cours (ARCCO, AGIRC, dialogue
social, etc.) dans le suivi des actions et initiatives engagées (initiatives
interrégionales « partageons nos succès »), la responsabilité d’assurer le lancement
du bi-média NVO (souscription et abonnements).
La CE confédérale condamne l’attentat meurtrier à Charlie Hebdo, qui a causé la
mort de onze personnes. La Direction confédérale appelle dès ce soir à un
rassemblement parisien avec la présence d’une délégation de la Direction
confédérale.
  
Commission exécutive confédérale des 6 et 7 janvier 2015 Page 1 sur 1
Relevé de décisions

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 14:58

Nous publions ici la tribune que Jean-Pierre Page n'a pas réussit à faire publier en réponse à celle de Jean-Louis Moynot parue dans Le Monde du 19 décembre. Sans surprise Le Monde, comme Les Echos d'ailleurs, soutiennent une issue réformiste à la crise existentielle de notre CGT. Si nous partageons la critique que Page fait du réformisme assumé de Moynot, il conviendrait tout de même de rappeler que dans les critiques de Moynot dans les années 80 certaines étaient justes, en particulier l'exigence démocratique et la fin de la main mise du PCF. Tout l'enjeu des débats ouverts par la crise se trouvent en fait résumé dans l'affrontement idéologique entre ces deux anciens dirigeants de la CGT : comment en finir avec la période stalinienne sans basculer dans le réformisme. Notre réponse est claire : il faut retourner aux racines anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires de la CGT :

 


Thierry Lepaon, la CGT et un article de

                    Jean-Louis Moynot.

 

 

J’ai lu avec intérêt la tribune de Jean-Louis Moynot dans le Monde du 19 décembre 2014. Il dresse un constat sévère de l'état de la CGT, et conclut par le nécessaire départ de Thierry Lepaon. Comme Jean-Louis Moynot je suis arrivé à la même conclusion mais pour d'autres raisons. En fait pour des raisons opposées aux siennes.

 

Jean Louis Moynot a été un dirigeant de la CGT, il a défendu ses idées il n'a pas été suivi et en a tiré les conséquences. Ce n'était  certainement pas une décision facile à prendre d’autant que son attachement à la CGT ne s’était jamais démenti. Mais courageusement il l'a prise. C'était un débat de fond qui touchait à la stratégie et aux orientations de la CGT.

 

Cela n'avait rien à voir avec des pratiques contraires à ce que  sont les valeurs de la CGT, ce qui est l'éthique et l'histoire  du mouvement ouvrier de notre pays. A l’inverse Thierry Lepaon lui, fait un choix contraire à celui de Jean Louis Moynot. Il s'accroche à son poste au risque de diviser durablement la CGT !

 

Déjà celle ci doit faire face à une perte de crédibilité pourtant acquise par plus d’un siècle de dévouement, d’abnégation et de sacrifices de générations de militants. On ne peut par conséquent que se poser des questions sur les raisons qui inspirent cet aveuglement de Thierry Lepaon. Comportement totalement irrationnel ou autre chose?

 

Contrairement à Jean-Louis Moynot je ne fais pas le même bilan sur les causes de la crise que traverse la CGT, crise qu’on ne saurait dissocier de celle du  syndicalisme en France, en Europe et dans le monde.

 

Pour ma part  je pense que ces 20 dernières années ont été caractérisées par un étouffement du libre débat sur ce que doit être notre vision du syndicalisme du 21 ème siècle face à une crise systémique du capitalisme, un aiguisement des luttes de classes et des tensions internationales sur de nombreux sujets.

 

Plutôt que d’élever le niveau de sa riposte la direction de la CGT à préféré faire le choix d’un volontarisme totalement coupé des réalités. La priorité est ainsi devenue la mise en œuvre d'une orientation qui doit tout à l'accompagnement des politiques sociales libérales en France et en Europe, un refus d'organiser les convergences des luttes, une vision du syndicalisme rassemblé à sens unique qui s'est faite à son détriment et donc du rapport des forces, un abandon de notre action en faveur du renouveau du syndicalisme européen et international comme l’avait pourtant décidé le 45ème congrès!

 

Le syndicalisme dont la CGT se prévaut donne ainsi l’impression d’être dans une impasse, incapable d’anticiper, et de se faire entendre de la masse des travailleurs. Elle s’est même progressivement coupée de ceux, en  particulier les chômeurs et les précaires qui sont devenus les laissés pour compte ! Ne sommes nous pas passés d’un “monde de pauvres sans travail à un monde de pauvres avec un travail”? Que faisons nous ?

 

Ainsi malgré la prise de pouvoir “des usurpateurs” comme Susan George nomme les multinationales malgré l’Europe vassale qui a élevé l’Euro au rang de nouvelle religion et malgré des institutions syndicales qui ne sont que des rouages de l’UE la CGT a persévéré dans une voie sans issue! Ce n’est pas la CES/CSI ou la CFDT qui ont changé mais bien la CGT.

 

C’est sur ce fond de scène que depuis des années le refus d’entendre et de débattre est devenu dans la CGT une seconde nature, le culte du dialogue social avec le patronat et les gouvernements de droite comme de "gauche" est devenu  un passage obligé! Tout cela a été aggravé par la lutte des places, celle des clans et des courtisans. Cela a conduit à un  recul sans précèdent de la démocratie interne.

 

Comme Jean-Louis Moynot j’ai connu une époque ou les débats internes étaient fermes et d’un contenu élevé, aujourd’hui on se complait dans des discussions d’édredons, tout en veillant à en exclure ceux qui ne partagent pas la vision des dirigeants et qui osent le dire.

 

L’institutionnalisation, la bureaucratisation et même la corruption ont conduit notre syndicat à prendre de plus en plus des distances avec les lieux de travail, les militants d’entreprises, les luttes et les solidarités pour lesquels nous sommes censés exister.

 

Quel serait l’intérêt d’une CGT ne vivant que pour elle-même ?

 

Il faudrait peut être qu’un jour la direction de la CGT se demande pourquoi l’abime s’est creusé à ce point entre son sommet et sa base. En fait nous assistons à une cacophonie ou l’on ne comprend qu’une chose la CGT n’est plus la même. On a même fait écrire sur le sujet  un livre par une journaliste des Echos, livre qui par ailleurs fourmille d’idées reçues et d’inexactitudes.

 

Dorénavant la référence est devenue pour les dirigeants confédéraux le modèle du syndicalisme européen version CES. Louis Viannet m’a dit une fois “nous ne resterons pas le dernier carré”. Où en sommes-nous aujourd’hui?

 

A cause de ce conformisme ou plutôt de cette mise en conformité la CGT a été conduite à remettre en cause son identité, son indépendance et ce qui faisait sa singularité dans le syndicalisme en France, en Europe, dans le monde. Aujourd’hui elle cherche à se situer en  démontrant qu’elle a changé, qu’au fond elle est une organisation comme les autres dans le monde bien policé du syndicalisme d’accompagnement. Pour le prouver, elle pratique depuis plusieurs années une forme de contrition d’autant plus surprenante qu’on ne le lui a pas demandé.

 

Nul ne saurait nier que le syndicalisme doit changer, bouger et tenir compte du monde dans lequel nous vivons! Mais dans le cas de la CGT cela ne s’est pas fait avec continuité dans le respect de ce qu’elle est (ou était), mais au prix d’une rupture avec ce qui était sa vision, ses principes, son identité.

 

En fait la CGT a un problème existentiel, elle ne sait plus dans quel camp elle est. Pourtant comme le disait Elsa Triolet “les barricades n’ont que deux cotés”. Il lui faut donc choisir!

 

Ce choix est devenu un enjeu pas seulement syndical mais aussi politique. Chacun mesurant ce a quoi conduit un changement de et dans la CGT.

 

Jean Louis Moynot qui n’a pas fait preuve d’indifférence à ces bouleversements auxquels nous assistons nous propose de persévérer dans cette voie! Or où en sommes nous?

 

Soyons pour une fois lucide: le syndicalisme européen est une faillite. Il est paralysé, en panne d’idées, artificiel, inexistant et comme KO debout. Ce syndicalisme de l’échec c’est ce que nous connaissons en France mais aussi, en Espagne, en Grande Bretagne et en Allemagne ou même le système de “cogestion” a été abandonné alors qu’il n’était rien d’autre qu’une version de l’association capital/travail! Dans tous ces pays comme dans le reste de l’UE non seulement aucun résultat n’a été obtenu ces dernières 25 années mais en plus le chômage et la pauvreté ont explosé, toutes les garanties sociales sont remises en cause, le service public est liquidé, le syndicalisme s’est partout affaibli en influence comme en force organisée.

 

En Grèce la politique de l’UE a précipité des centaines de milliers de personnes dans l’incapacité de recourir aux soins, les  retraites ont été considérablement diminuées, la pauvreté revêt désormais un caractère de masse. La Grèce est-elle le laboratoire expérimental imposé demain à l’ensemble des populations des pays de l’Union européenne et notamment la France ? Déjà dans sa directive Marchés publics, l’UE a introduit la possibilité d’une mise en concurrence des régimes obligatoires de protection sociale…

  

C’est là le seul bilan du dialogue social européen a l’égard duquel la CES procède par incantations dans l’espoir vain de voir changer les choses! Elle demeure ce qu’elle est au fond un rouage des institutions européennes!

 

Cela pourrait d’ailleurs s’appliquer également  à la CSI dont Jean Louis Moynot a été un des avocats auprès de la direction de la CGT.

 

Jean-Louis Moynot parle de “transformation du capitalisme” ! Mais de quelle transformation s’agit il? Le MEDEF comme le patronat européen  ne donnent ils pas à eux seuls l’image de ce que peut être la rapacité du capital, son caractère foncièrement réactionnaire, totalement dépassée par les exigences de développement sociale et culturel de notre temps. Le capitalisme n’est il pas partout dans le monde synonyme de régression et de guerres, n’est il pas devenu un système anachronique. Au fond “la transformation du capitalisme” c’est avant tout et plus que jamais toujours du capitalisme! Pourquoi dire et faire comme si cela n’était pas le cas?

 

La question se pose donc en ces termes: somme nous oui ou non pour un aménagement du système en quelque sorte un capitalisme à visage humain ou pour reconnaitre la contradiction fondamentale de l’opposition capita/travail et donc lutter pour une rupture et un autre choix de société!

 

A cette question légitime nous préférons jusqu’à présent ne pas répondre et entretenir une ambiguïté.

 

Par conséquent il ne faut pas chercher bien loin les raisons de cet immobilisme du syndicalisme et de la CGT qui provoque son déclin comme force sociale, et l’affadissement de son projet d’émancipation humaine.

 

Voila pourquoi la CGT est confrontée non pas à des problèmes de dysfonctionnements mais bien à la place qui doit être la sienne et donc à la stratégie qu’elle se doit de suivre.

 

 Malgré ces évidences Thierry Lepaon et son équipe dont l’échec est patent nous parlent de changer mais dans une sorte de continuité, en quelque sorte comme le disait  Lampédusa “ il faut que tout change pour que tout reste identique”. Quant à Jean-Louis Moynot il nous propose de nous recentrer sur le modèle syndical européen comme la CES qui s’était indignée du vote massif des travailleurs français en faveur d’un rejet du projet de constitution européenne.

 

Pour ma part je pense que nous devons faire le choix de principes, ceux du syndicalisme de classe, indépendant et démocratique. Ce ne sont pas des formules de rhétorique  voila pourquoi il faut leur donner du sens dans ce qui est notre pratique syndicale quotidienne et à tous les niveaux sans en exclure aucun ! L’unité et la cohésion de la CGT s’en trouveraient renforcées d’autant que s’il est une chose qui ne saurait se négocier ce sont bien les principes!

 

Ces principes ont toujours donné lieu dans la CGT, le Mouvement syndical français et international à des débats allant parfois jusqu’à la division et la scission. Ils furent depuis la naissance de la CGT animés d’une part par les tenants d’une vision réformiste et de collaboration de classe avec la bourgeoisie et d’autre part par les partisans d’une conception de luttes des classes et de rupture avec le capitalisme! Pour autant ce sont, ses débats, ses victoires et ses défaites qui ont forgé la CGT tout au long de son histoire, une histoire fondée sur les valeurs inséparables qui sont celles du Mouvement ouvrier français et international. Pendant près d’un siècle, elles ont valu un grand prestige international à la CGT ! 

 

 

Au fond cette crise de la CGT peut contribuer  à clarifier bien des choses. Si elle lui fait courir des risques évidents elle lui offre également l’opportunité de se dépasser en prenant les décisions qui s’imposent et que réclament un grand nombre de ses adhérents afin d’en sortir par le haut. C’est ce que propose l’appel “Défendons la CGT » d’ores et déjà  soutenu par près de 700 militants et militantes et des dizaines d’organisations, nombre qui ne cesse de progresser. C’est la raison pour laquelle je le soutiens!

 

IL faut des actes forts, inciter partout à la libre parole, se réapproprier la CGT et décider par nous mêmes comme avec les travailleurs de quelle CGT nous avons besoin!

 

C’est pourquoi Thierry Lepaon doit démissionner, il est devenu un obstacle à l’unité et la cohésion de la CGT mais c’est  également le cas du bureau confédéral, et de la commission exécutive confédérale. Ils ont perdu toute légitimité. Enfin il faut que le CCN comme il en a le pouvoir décide d’un Congres extraordinaire dans les meilleurs délais ! Le CCN doit mettre en place un collectif transitoire jusqu’au Congrès avant la fin de 2015 afin d’animer le travail confédéral et impulser la bataille revendicative, les luttes et la préparation du 51ème Congrès de la CGT.

 

Jean-Pierre Page

Ancien membre de

la Commission exécutive confédérale de la CGT

 


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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 11:00

Nous reproduisons une déclaration du SG de la région Centre, philippe Cordat, dont nous partageons bon nombre de réflexions et remarques :

ICI en PDF.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 03:04

Une déclaration qui, sans aller très loin dans l'analyse ou les propositions, démontre la profondeur du mécontentement. Les dirigeants fédéraux et confédéraux, les secrétaires d'UD ne pourrons pas l'ignorer lors du CCN du 16 janvier !

 

SYNDICAT DEPARTEMENTAL DU CANTAL

Notre Commission exécutive du jeudi 11 décembre 2014 a longuement
débattu des différentes affaires qui secouent notre syndicat depuis de trop
nombreuses semaines.
Le désaveu des militants et militantes, des adhérents et adhérentes, de nos
sympathisants est unanime.
Ces dérives successives sont lamentables ! Elles sont indignes de l’histoire de
notre syndicat qui porte dans son patrimoine génétique depuis sa création en
1895, la défense des opprimé-e-s.
La CGT n’a jamais eu le goût du luxe et cet usage de l’argent des adhérents et
adhérentes est inacceptable !
De plus, nous dénonçons l’opacité de la confédération. En effet, nous sommes
stupéfiés d’apprendre ces affaires, une par une, par la presse et consternés par
les explications confuses et troubles des responsables confédéraux.
Face à un Medef qui continue inlassablement de revendiquer davantage d’injustice
sociale, les classes populaires ont besoin d’une CGT forte, crédible, à
l’offensive et revendicative. Une CGT qui rassemble ! Une CGT claire qui ne
fait aucune place à quelque suspicion que ce soit !
Pour toutes ces raisons, la CGT Fapt du Cantal exige que toute la lumière soit
faite sur ces affaires et que les responsables confédéraux impliqués soient
démis de leur responsabilité.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 02:33

S'il est permis (hélas) de douter de la détermination de la direction de Syriza d'engager réellement la Grèce sur la voie d'une rupture avec le capitalisme, la déclaration de la Filpac néanmoins enfonce le clou. Alors nous publions avec plaisir...

 

Beaucoup de l’an neuf se joue dès janvier

 

Le sort de la résistance européenne à l’austérité se précipite dès janvier.

Sitôt l’annonce des élections grecques prévues le 25 janvier, un spectre hante l’Europe et ses temples, les Bourses. Il met en émoi les valets de pied du FMI et de la BCE… Et si ce petit pays de 11 millions d’habitants résistait à la Troïka ? Et si, dès le 25 janvier, Syriza élue appliquait pour servir le peuple une politique de rejet de la dette illégitime, de contrôle des banques et de la finance ? Le libéralisme de l’Union européenne à l’envers ! Quel espoir soufflerait d’Athènes pour notre résistance à la dictature des marchés mondialisés. Il serait établi que la crise n’engendre pas automatiquement l’ascension de l’extrême droite, qui là-bas se nomme Aube Dorée, leur Front national.

Janvier ? Macron l’a préparé en opération subversive.

Sa loi montée comme un labyrinthe passerait au Kärcher les digues dressées contre le marché. L’outil de cette loi n’est pas la loi mais la procédure des ordonnances. Le tout expédié dès le 12 janvier par une commission spéciale qui présentera la sale besogne aux députés le 26 janvier. Un putsch, en regard de la centaine d’articles enchevêtrés de façon diabolique. Un gouvernement archi-minoritaire pourrait balayer d’un coup d’ordonnances tribunaux prud’homaux et procédures légales de licenciement, repos en soirée et le dimanche. Et surtout de mettre fin à la possibilité des salariés d’agir en justice, puisque la perversité du « plan de départ volontaire » s’agissant de la rupture du contrat de travail s’étendrait à toute transaction entre salarié et employeur.

Dès janvier se pose la reconquête de notre CGT confisquée par les affaires d’en haut.

Les adhérents et les militants attendent autre chose des réunions des instances nationales de janvier que la comédie du pouvoir, la valse des factures et les fausses confidences aux médias. Le crédit de la CGT est entamé par la suspicion de corruption qui rejaillit sur l’intégrité des militants et par le ridicule de la situation.

Qui a donc mandaté des négociateurs pour signer l’accord « contrat de sécurisation professionnelle » ? Pas les syndicats CGT. Ce précédent va-t-il laisser la signature de notre confédération à la disposition d’un groupe sans contrôle ? Qui a décidé que les actions n’étaient pas envisageables contre la loi Macron ?

Qui a décidé que le syndicalisme de transformation sociale serait remplacé par le syndicalisme rassemblé autour du gouvernement ? Qui donc réduit l’agenda CGT 2015 à une séance de commémoration d’une histoire de 120 ans avec laquelle un groupe de Montreuil est en train de rompre ?

Derrière la tragi-comédie des affaires qui paralyse la CGT d’en haut, c’est un recentrage qui se met en place au péril de l’unité et de l’identité de la CGT, sans débat d’orientation, sans congrès donc sans respect pour l’avis et la dignité des syndicats.

 

Remplir nos tâches, agir en conformité avec nos mandats, servir les intérêts des salariés, c’est établir une orientation CGT de revendications et de transformations sociale, indépendante du gouvernement.

Et tout ça, c’est 2015, un sacré rendez-vous.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 02:23

Nous publions ici une déclaration de l'Union syndicale  santé et action sociale départementale et une autre de l'UL 11/12 de Marseille :

 

Les syndicats de l’USD Santé-Action Sociale 13 réunis en commission Exécutive le
18 décembre 2014 réclament avec force la démission de Thierry LEPAON ainsi que
de tous ceux qui ont approuvé ou cautionné par leur silence les dépenses
exorbitantes réalisées.
Ils estiment que de sa place de secrétaire général de la CGT, il n’a pas respecté les valeurs et les
principes de la CGT, il a transgressé de façon honteuse les idées de classe de notre organisation
syndicale.
Ces événements témoignent s’il en était besoin des dysfonctionnements existants au sein de notre
organisation syndicale et ce au plus haut niveau !
C’ est inacceptable au regard du travail au quotidien de nos militants sur le terrain , au regard des
difficultés rencontrés par certains de nos adhérents ( précaires , chômeurs , temps partiel …) pour payer
leur cotisation et au regard de nos anciens qui ont bâti, défendu notre organisation syndicale dans des
conditions difficiles et parfois au péril de leur vie !!! C’est une injure qui leur est faite aujourd’hui !!
Ils estiment que ce secrétaire général ne peut plus représenter notre organisation syndicale de même
que les personnes qui ont dénoncé ces agissements, ils ont jeté en pâture notre organisation syndicale
aux médias et autres tabloïds qui saisissent la moindre occasion pour décrédibiliser la CGT !!!
Ces révélations sont arrivées dans un moment crucial pour la CGT, les élections professionnelles dans la
Fonction Publique , même si la CGT y reste la première organisation, l’impact a été majeur.
Aujourd’hui’ hui, nous nous retrouvons face à des adhérents qui refusent de continuer à payer des
cotisations tant que la démission de M.LEPAON n’est pas effective, qui démissionnent de leur syndicat,
qui hésite à faire confiance à leurs représentants CGT au vu des événements.
Cette situation ne peut perdurer M.LEPAON doit partir, de lui-même s’il a encore un minimum de
dignité, ses atermoiements actuels sont inadmissibles !!
Les syndicats de l’USD 13 demandent la convocation d’un CCN extraordinaire
dans les plus brefs délais afin de résoudre la situation actuelle, de mettre en place
une gouvernance collégiale dans l’attente d’un nouveau congrès confédéral, de faire
cesser ce type de dysfonctionnement dans la gestion des fonds de la CGT.

 

Motion de l’UL de la Vallée de l’Huveaune (Marseille 11e-12e)
La situation créée par « L’affaire LE PAON », amplement relayée par des
médias complaisants, a de toute évidence porté atteinte à la CGT dans sa
totalité.
S’ils ne peuvent être entièrement imputés à cette « affaire », les divers reculs
subis par notre organisation à l’occasion des élections professionnelles dans la
Fonction Publique en ont certainement été impactés.
Face à cette crise grave, l’Union Locale CGT de la Vallée de l’Huveaune se
reconnaît dans la déclaration publiée par l’UD.13.
Les règles de vie de la CGT ont été bafouées. Il est important de mettre fin à
ces pratiques.
Quelles que soient les responsabilités précises des uns et des autres dans ces
dysfonctionnements, et sans désigner tel ou tel plus « coupable » que d’autres
ce sont nos valeurs qui sont atteintes aux yeux de l’ensemble des travailleurs.
Ce sont également nos militantes et militants qui chaque jour se battent sur le
terrain et souvent dans des conditions difficiles pour faire vivre ces valeurs, qui
se trouvent percutés par une situation inacceptable.
Pour toutes ces raisons, la sortie de cette crise passe obligatoirement par la
démission de l’ensemble de la direction confédérale, et ce avant même la tenue
du CCN de janvier.
Remettre le syndiqué « auteur-acteur » au centre des décisions, impose la tenue
au plus tôt d’un congrès confédéral extraordinaire qui devra réaffirmer les
règles démocratiques de la CGT à tous les niveaux.
Le CCN de janvier doit mettre en place une direction provisoire en charge de
cette échéance.

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 05:45

Nous publions ci-joint la déclaration de la Fédé de la Métallurgie. Assez  radicale sur la démission collective du Bureau Confédéral mais bien timide sur les changements stratégiques nécessaires à la reconstruction d'un syndicalisme de classe :

 

Note de la FTM CGT
Aux syndicats CGT de la métallurgie
suite à la réunion du Comité Exécutif Fédéral
du 18 décembre 2014
La commission exécutive fédérale a tenu sa réunion mensuelle ce jeudi 18 décembre.
Parmi les points fixés à l'ordre du jour : la situation en interne que traverse notre
organisation syndicale CGT.
A partir de la note adressée aux organisations de la CGT (que le CEF partage) suite à la
réunion de la commission exécutive Confédérale du mardi 16 décembre et des
éléments de réflexion apportés par Philippe MARTINEZ dans son rapport
d'introduction, une majorité de camarades du CEF présents à la réunion ont pu
exprimer leur ressenti et donner leur point de vue sur la situation.
La qualité d'écoute et le respect du débat y compris contradictoire auront permis à la
direction fédérale de se forger une opinion sur la position qui pourrait être la sienne
au Comité Confédéral National extraordinaire du 13 janvier prochain.
Plusieurs éléments ont été pointés par la Commission Exécutive Fédérale.
Elle considère essentiel le besoin d'instaurer des règles de vie collective et des
procédures financières au sein de la maison confédérale afin d'éviter un certain
nombre de dérives.
Les faits révélés autour de la rénovation de l’appartement et du bureau, mais pire
encore sur les indemnités de départ on choqué les militants et les syndiqués parce
qu’ils sont en total décalage avec les valeurs que nous portons au quotidien.
La CE Fédérale considèrent que le secrétaire général de la CGT a perdu toute
crédibilité en interne comme en externe de la CGT et que la seule option y compris
d'un point de vue humain est de démissionner de son poste de secrétaire général. Pour
autant, elle dénonce la campagne médiatique dont il fait l’objet laissant supposer des
malversations ou des irrégularités pénalement coupables comme le font des politiques
ou des patrons. Elle condamne fermement celui ou ceux qui, en interne, ont favorisé
cette campagne anti CGT. Ces pratiques sont également contraires à nos valeurs et
notre conception du débat démocratique au sein de la CGT.
Elle considère que les membres du bureau confédéral ont une part de responsabilité
importante dans la situation que vit la CGT, qu'ils n'ont pas rempli leur rôle de
responsables politiques au sein du bureau par manque d’animation collective et par
conséquent la question de leur démission devait être également posée.
Elle met un accent particulier sur ce qu'elle considère comme l'une des premières
priorités, le besoin de remettre très rapidement en route notre démarche revendicative
à partir des décisions et des orientations du 50e congrès confédéral et de retisser des
liens avec les syndicats et l’ensemble des organisations.
Définir une stratégie et une orientation politique claire comprises des militants, des
syndiqués, premières victimes de cette situation.
Elle pointe le rôle exemplaire des militants sur le terrain qui, par leur engagement, ont
permis à la CGT d'obtenir malgré le matraquage médiatique des victoires
revendicatives importantes.
Elle considère enfin qu'il faudra arriver devant le CCN extraordinaire du 13 janvier sur
la base d’une position claire de la CE confédérale et l'élaboration d'une feuille de route
pour la préparation du prochain congrès confédéral en 2016.
Avoir une réflexion sur l’évolution du bureau confédéral (secrétaire général et
administrateur compris) autour de quelle animation, quelle équipe et quel
fonctionnement de la maison confédérale et donc décider du dispositif à mettre en
place d'ici le prochain congrès.
Pour cela, le CEF a pris la décision d'organiser une réunion téléphonée avec les
membres de la direction fédérale entre le 6 janvier, jour de la CEC, et le 13 janvier,
jour du CCN extraordinaire, pour faire le point et pour arrêter une position fédérale
qui sera portée par le ou la camarade qui représentera la fédération le 13 janvier
prochain au CCN.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 15:59

Nous avons déjà publié de très nombreuses contributions de syndicats, d'UL, d'UD et de fédération. L'avalanche de déclarations se poursuit. La colère acumulée depuis des années devant les défaillances politiques de la confédération ne retombera pas sans des changements réels. Pas seulement dans la direction confédérale mais dans les orientations elles-mêmes. C'est toujours une goutte d'eau improbable (les travaux chez Lepaon) qui fait déborder le vase !

 

Plutôt que de publier une nouvelle rafale de textes voici quelques commentaires sur une partie d'entre elles.

 

L'UD 92 souhaite clairement que l'orientation syndicale retrouve le chemin de la lutte mais semble partagée sur la question de la démission des dirigeants. La Fédé du Spectacle elle aussi sort une déclaration "timide" qui pointe essentiellement l'impossibilité du maintien du secrétaire général.

 

En revanche voici une liste de structures dont les déclarations (non déjà référencées sur notre blog) allient chacunes à leur façon la démission du SG, la démission ou la recomposition de tout le bureau confédéral avec une réorientation pour un syndicalisme plus combatif bien souvent appuyée sur un congrès extraordinaire :

 

Union Fédérale des Retraités Filpac, Bureau UD Val de Marne 94,  Fédération de l'Enseignement, de la Recherche et de la Culture (FERC),  UL de Bobigny (93), Bureau UD 13, PSA Mulhouse, Syndicat National Travail Emploi Formation Professionnelle (SNTEFP), Union Syndicale de l'Aviation Civile (USAC), UD Isère (38) .

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 11:24

dessfaujour.jpgNous reproduisons ici le dernier épisode en date du "feuilleton" de notre organe de presse la NVO. Eclairant encore une fois, sur la dépossession des outils de notre confédération par des individus qui se fichent pas mal des mandats qui leur sont confiés par nos instances démocratiques (CCN en l'occurrence). Le blog des journalistes de la NVO ICI.

 

À l’attention des membres du CCN,
de tous les militants de la CGT
REPENSONS ENSEMBLE LA NOUVELLE NVO !
Chères et chers camarades,
Vous recevrez sous peu le numéro « zéro » de la nouvelle formule de la Nouvelle Vie
Ouvrière (NVO). Il s’agit en réalité d’un « zéro bis ». Le « zéro » ayant été très critiqué au
CCN des 4 et 5 novembre 2014, il a fallu le remettre sur le métier. Cependant, les mêmes
causes produisant les mêmes effets, le « zéro bis » n’est guère plus satisfaisant et reste
très éloigné du projet décidé au CCN de mai 2014.
Le CCN des 13 et 14 mai 2014 a voté la transformation de La Nouvelle Vie Ouvrière
« quinzomadaire » en un bimédia articulant un mensuel de réflexion et de débat avec un site
Internet d’actualité chaude et d’information juridique. Ce bimédia devant s’adresser à tous les
militants.
Un projet de bimédia… qui n’en est pas un
Au vu du numéro « zéro » (30 000 exemplaires passés au pilon suite au CCN de novembre), du
« zéro bis » du futur mensuel et du futur site Internet, nous constatons que le bimédia est très loin
des attentes du CCN.
La NVO mensuelle n’est ni conçue ni construite comme un mensuel, tant sur le forme que sur le
fond. En outre, il n’existe toujours pas de lien opérationnel entre le journal papier et le futur site
Internet. Alors qu’un bimédia cohérent se construit d’un même mouvement - sur le papier et sur
le web - le futur site et le mensuel ont été élaborés séparément et l'un dissocié de l'autre.
Depuis la parution du premier numéro « zéro », bien des critiques ont été émises : rubricage
inapproprié, journal sans rythme et peu lisible, pauvreté des infographies, graphisme brouillon,
espace insuffisant à consacrer aux reportages, aux débats. Mais encore, une pagination
excessivement réduite qui ne donne pas une bonne « tenue en main ». Cela se traduit aujourd’hui
par un contenu éditorial qui rate sa cible, sans remplir l'objectif fixé par le CCN.
Des conditions de réalisation opaques
Ces échecs à répétition ne sont pas sans causes : faiblesse du cahier des charges, absence de ligne
éditoriale dont découle le manque de cohérence globale. Ajoutons à cela les conditions dans
lesquelles le projet a été élaboré : la conception/réalisation de la NVO mensuelle et du futur site
Internet ont été entièrement confiés à un prestataire placé sous la seule responsabilité du comité
de pilotage du projet (composé de la directrice de la NVO, de la directrice de la communication
de la CGT et de l’administrateur de l’entreprise de presse).
Trois mois durant, ce prestataire a travaillé sans jamais tenir compte – tant sur le plan éditorial (et
donc politique) que sur le plan technique – ni des remarques et propositions des journalistes de la
NVO, ni de celles émises par le groupe de travail du CCN, ni des demandes sans cesse
renouvelées des rédacteurs en chef de La Vie Ouvrière, pourtant membres du conseil éditorial.
Il est fort inquiétant de constater que ce projet voté par le CCN - et qui engage financièrement les
organisations de la CGT - est conduit en toute opacité. La transformation de la NVO
« quinzomadaire » en bimédia est en effet pilotée à partir d'une structure très pyramidale, voire
technocratique : un comité de pilotage (au sommet) ; un conseil éditorial ; un groupe de travail du
CCN.
Pourquoi avoir conçu une telle structure où les organisations de la CGT et les salariés de la NVO
ne se rencontrent jamais ? Cela alors même que ces derniers ont été, à maintes reprises, force de
propositions pour l’avenir de la NVO et qu'ils ont appelé au débat éditorial avec la CGT et ses
organisations.
Lors de la présentation du projet au CCN, Agnès Naton avait assuré qu'elle associerait les salariés
et le syndicat de la NVO à la co-construction de ce projet.
Mobilisés depuis des mois dans des réunions purement « occupationnelles », les professionnels de
la NVO ont, une fois de plus, fait l’amer constat que leurs remarques et avis restent ignorés.
Au regard du résultat très décevant des deux numéros « zéro » du mensuel et du futur site
web, les équipes de la NVO veulent repenser et imaginer avec vous un projet viable pour
un bimédia NVO au service de toute la CGT.
Face à la confusion qui règne aujourd’hui au sein de la société et du monde du travail, et face aux
défis que doit relever le syndicalisme, les équipes de la NVO restent persuadées que la CGT ne
peut faire l’économie d’un journal ouvert au débat et qui organise les conditions de la réflexion (le
mensuel associé à un véritable site Internet d’actualité syndicale et d’information juridique). Un
projet éditorial à la hauteur de ces enjeux et correspondant à l'esprit de la demande formulée par
le CCN est en effet possible pour le magazine de la CGT. Les salariés de la NVO, toutes
catégories confondues, le réaffirment: ils sont prêts à y travailler. Pourvu que la direction du
journal leur en donne les moyens.
Le Syndicat multiprofessionnel CGT de La Vie Ouvrière
Pour les équipes de La Nouvelle Vie Ouvrière
Montreuil, le 18 décembre 2014

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 11:13

a.jpgDes nouvelles de l'appel Défendons la CGT initié par divers responsables d'Unions départementales CGT. Ainsi que les derniers articles publiés sur notre blog, il est de toute évidence clair que l'essentiel va se jouer dans le CCN du 13 janvier prochain. Aux militants et militantes CGT de continuer à porter le débat dans leurs structures afin entre autres que les représentants d'UD aient un mandat légitime à cette occasion.

 

500 signatures de militants et 30 organisations à ce vendredi 19 décembre. Nous sommes donc à la moitié de l’objectif  de 1000 signatures individuelles et 100 signatures d’organisations d’ici le 13 janvier.

Si nous pouvons acter que le CCN est acquis, son ordre du jour est ambigüe et les déclarations des dirigeants confédéraux ces jours-ci montrent, s’il en était besoin, que ni le congrès extraordinaire, ni un repositionnement plus offensif ne sont à l’ordre du jour.

Que dire de la signature sur le CSP (avant même la CFDT) d’un texte qui consacre la baisse de 5% du revenu des allocataires ? Du jamais vu dans notre organisation. Le fait même que la signature intervienne dans un tel moment de turbulences pour la CGT en dit long sur la volonté de ceux qui dirigent de poursuivre leur dérive au mépris de l’unité de la CGT.

De même la tribune dans Le Monde de Jean Louis Moynot, celui-là même qui quitta le bureau confédéral en 1982 parce qu’il trouvait la CGT trop revendicative par rapport au gouvernement Mitterrand, montre bien qu’adversaires ou partisans déclarés du secrétaire général ne se disputent pas pour une question de montant de travaux (qui indignent logiquement nombre de syndiqués) mais pour le rythme à donner à l’effacement de la notion d’une CGT de lutte et sur la meilleure équipe pour conduire cette mutation.

Il est heureux que notre contribution ait par anticipation porté le débat où il doit être porté ; sur le fond et non sur les personnes.

 

Rappel :

Ø  Ce texte n’est pas une pétition mais bien une contribution au débat mise à disposition des syndiqué-e-s et de leurs organisations. Nous n’avons pas mis le texte sur Internet ni permis qu’il soit signé en ligne sur un site de pétitions. Nous avons juste créé une adresse électronique (le temps donc uniquement de cette bataille) afin de regrouper les signatures nationalement. Et il n’aura échappé à aucun des signataires que nous demandons l’ouverture d’une tribune de discussion comme la CGT a su le faire par le passé.

Ø  Cette adresse est gérée nationalement par les signataires. Là où c’est possible, il est important d’organiser la collecte par département afin d’envoyer des listes groupées (sous forme de tableau EXCEL du même type que celui joint) à l’adresse commune…cela simplifiera la tâche.

Ø  Il nous semble important de privilégier les signatures d’organisations afin de pousser les débats sur identité, orientation et stratégie de la CGT que nous voulons placer au cœur du congrès que nous demandons

Ø  Concernant la médiatisation (que nous n’avons pas voulue) nous nous en tenons à ce que nous avons dit précédemment : nous faisons de ce texte et des débats qu’il provoque une affaire interne afin que les syndiqués ne soient pas dessaisis de leur CGT et qu’au contraire ils se la réapproprient.

Ø  Enfin même si nous prenons acte des marques de soutien reçues de la part d’autres organisations nous ne prenons en compte que les signatures émanant d’adhérents ou d’organisations de la CGT. De même nous ne mentionnons pas, dans le cas où elles sont signalées par les signataires, les appartenances à des organisations autres que la CGT.

 

Alain BORG (41) – Guylaine RAFFIN (28) – Sébastien MARTINEAU (18) – Patrick PICARD (75) – Roger DEPRE (66) – Philippe CORDAT (41) - Jean Pierre PAGE (94) – Charles HOAREAU (13) – Francis BARRERA (11)

 

Liste des structures signataires :

 

 

Section syndicale CGT chantier naval Marseille,
Bureau du syndicat de la CGT des Hospitalier de Chartres,
Syndicat CGT du Crédit du Nord PACA,
Syndicat CGT de TDA Armements SAS (groupe THALES) La ferté Saint Aubin (45),
bureau UL CGT Marseille quartiers Nord
syndicat CGT Ineos / Petroineos Lavera,
syndicat CGT SAGANA,
UGICT CGT RATP
CE CGT TERRITORIAUX Marseille
Congrès UL St LAZARE à l'unanimité
Les membres unanimes de la Commission Exécutive Nationale du Syndicat CGT Air France
Syndicat CGT C.H.P.C. 50100 CHERBOURG-OCTEVILLE
Syndicat CGT OMYA 
Bureau syndicat CGT COFIROUTE
bureau du syndicat CGT des cheminots de Versailles
CE du Syndicat des Cheminots de Trappes
le syndicat CGT du complexe pétrochimique de Lavéra 13
section syndicale  CGT Sony DADC France
CGT SPM (Lyondellbasell Berre) 13
UL CGT Marseille centre
section des finances publique du Loir et Cher, unanimité de la CE
syndicat CGT Philips Lamotte 
Syndicat CGT Carrefour Meylan
CE du syndicat cgt des animateurs de Paris à l’unanimité 
Syndicat CGT de DGA-TT site de Bourges 
syndicat CGT Energie Paris (EDF GDF)
Syndicat CGT des cheminots de Chartres
Syndicat des Personnels du Céreq CGT 
Syndicat départemental 13 des Personnes Techniques Administratifs et de Services de l'Equipement ( PTAS)
l'UNION LOCALE CGT de BÉTHUNE et environs
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:49

logo cgt 75ADRESSE DE LA CE DE L’UD AU CCN ET A LA CE CONFEDERALE

Le monde du travail en France et en Europe est sous le feu nourri des politiques libérales les plus acharnées qui entendent ne plus respecter aucune des règles sociales conquises par les générations précédentes. Le projet de loi Macron démontre à nouveau la soumission du  gouvernement aux volontés patronales, à l’image de la loi dite de sécurisation de l'emploi et du pacte de responsabilité, nous en demandons le retrait.

La CGT doit continuer de lutter contre les offensives libérales du patronat et du gouvernement qui remettent en cause  les droits sociaux des salarié-es.

Son orientation est de mener réellement avec combativité nos  campagnes revendicatives avec la ferme intention de les faire aboutir.

C'est à cette tâche que doit se consacrer la direction confédérale, son bureau et le secrétaire général de la CGT.

Le manque d’impulsion confédérale dans les mobilisations contre la loi dite de sécurisation de l'emploi et le pacte de responsabilité, la position prise lors des négociations sur le dialogue social par la direction confédérale sur les seuils sociaux (non débattue en interne et surtout contraire à nos repères revendicatifs) ainsi que la signature de l'accord sur les contrats de sécurisation professionnelle montrent qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas.

« La médiatisation à propos de Thierry Lepaon n’est pas l’essentiel. Ce qui compte avant tout, c’est la crise qui s’est instaurée au sein même de la CGT. Il appartient aux organismes statutaires de la première centrale syndicale nationale, d’en débattre franchement afin de rechercher une issue susceptible de préserver la cohésion de la CGT et son aptitude à poursuivre efficacement la lutte pour la défense des intérêts des travailleurs. » (Georges Séguy)

Dans la continuité de son Comité Général qui demandait au C.C.N. de se prononcer pour accorder ou non la confiance au Secrétaire Général de la CGT, la Commission Exécutive de l'UD CGT de PARIS se prononce pour le départ du secrétaire général actuel, Thierry Lepaon. Elle demande au CCN de révoquer le bureau actuel (article 30 des statuts de la CGT) et d’élire un nouveau bureau avec pour feuille de route :

-       Développer les luttes

-       Veiller à l’application scrupuleuse des statuts et à la démocratie interne

-      Convoquer un congrès extraordinaire en 2015 car la gravité de la situation impose des débats de fond sur l’essentiel de notre démarche, de notre orientation, de notre combat syndical et la vie de notre organisation.

Et parce qu'il y a urgence à se mobiliser, la CE de l’UD propose au CCN  de reprendre nationalement son appel à une journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles la plus unitaire possible le 26 janvier, premier jour d’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi Macron,  pour exiger le retrait du Pacte de responsabilité et l'abandon du projet de loi Macron.

 

PARIS, le 18 décembre 2014

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 02:03

ob_6f66d4_educ-action-drapeau.jpgCommuniqué de la commission exécutive de la CGT Educ'Action Nord pour la défense de la CGT
Notre confédération est confrontée depuis plusieurs semaines à une succession de faits et de pratiques contraires aux valeurs portées par la CGT impliquant le secrétaire général.
Reconnus par le principal intéressé, ces faits révèlent des dysfonctionnements et des manquements graves du Bureau confédéral ainsi que des dérives anti-démocratiques liées à la stratégie syndicale et à l’orientation.
La commission exécutive de la CGT Educ’Action Nord demande que toute la transparence soit faite sur les dépenses engagées.
La commission exécutive de la CGT Educ’Action Nord considère que dans l’intérêt de notre confédération et de nos syndiqués, le secrétaire général ainsi que le bureau confédéral de la CGT ne doivent plus exercer leur mandat. Le secrétaire général et le bureau confédéral doivent présenter leur démission ou être démis par le CCN du 13 janvier qui, conformément aux statuts, devra élire un nouveau Secrétaire général, un nouvel administrateur (trésorier) et un nouveau Bureau. Cette nouvelle direction transitoire aura pour tâche d’organiser la tenue d’un congrès extraordinaire avant la fin du premier semestre 2015 afin de
1- rétablir la démocratie et replacer la Confédération sous le contrôle des syndicats et des syndiqués
2- mettre en débat la stratégie et l’orientation qui doivent être au service exclusif de la construction d’un rapport de force favorable aux luttes des travailleurs
La commission exécutive de la CGT Educ’Action Nord
CGT Éduc’Action Nord
Syndicat départemental de l’Éducation Nationale CGT
Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture (FERC-CGT)
Bourse du Travail, Boulevard de l’Usine, CS 20111, 59030 LILLE Cedex
NORD

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