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  • : Communistes Libertaires de la CGT
  • : Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
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QUI SOMMES NOUS ?

Ce blog est l’outil d’expression de communistes libertaires qui militent à la CGT, où ils défendent une perspective de renouveau du syndicalisme révolutionnaire, mouvement fondateur de notre confédération, et l’unification d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. 

Nous combattons l'orientation confédérale actuelle de la CGT et agissons pour qu'une alternative à cette orientation émerge. Nous ne nous revendiquons d’aucune tendance ou fraction formalisée au sein du mouvement syndical. 

Pour autant, le tournant pris par notre confédération ces dernières années vers un syndicalisme d’accompagnement, voire de cogestion, nous incite à constituer un front syndical commun avec tous et toutes celles qui se réclament et pratiquent la lutte de classe, professionnelle et interprofessionnelle, autour des revendications et la lutte pour les faire aboutir. 

Attachés à la démocratie syndicale et au fédéralisme qui restent de mise au sein de la Cgt, respectueux du mandat donné par les adhérents et adhérentes des structures auxquelles ils et elles participent, les communistes libertaires relèvent d’un courant fondateur et constituant de la Cgt. 

Les syndicats, forme première d’organisation d’une résistance ouvrière, ont un caractère double et contradictoire. 

Organisations de masse ayant vocation à regrouper tous les exploités autour de leurs revendications immédiates, elles restent soumises à la domination politique d’un patronat qui les pousse à une plus grande intégration à l’appareil d’Etat. 

Dans cette bataille qui n’est pas qu’idéologique, nous ne partageons pas l’idée qu’il y aurait de mauvaises directions corrompues face à une base adhérente dont la « pureté » n’égalerait que la volonté d’en découdre. 

Bien au contraire, il existe à tous les niveaux de nos organisations une contradiction entre un syndicalisme de classe dont l’objectif est de mettre fin à l’exploitation capitaliste et un syndicalisme d’accompagnement dont la finalité réside dans l’adaptation du monde ouvrier qui produit les richesses à l’économie de marché globalisée qu’on voudrait faire paraître indépassable. 

C'est pourquoi nous n'entendons pas oeuvrer en simple opposition à nos directions actuelles mais en alternative à celles-ci, pour l'unité du mouvement social. 

Pour tout contact avec les communistes libertaires de la CGT : 

          communisteslibertairescgt@gmail.com

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 18:50

La confédération a réunie les fédérations ce 25 novembre pour faire un point sur les négociations en cours dites "du dialogue social". En l'occurence rappelons que le Medef propose de détruire les IRP existantes et de vider les CHSCT de leurs pouvoirs. Rien que ça ! Bien au delà donc de la question initiale des fameux seuils qui  empêcheraient la création de milliers d'emplois. S'il est vrai que certains s'appliquent à rester à 49 par exemple c'est en multipliant si nécessaire les filiales mais sûrement pas en refusant d'embaucher pour satisfaire un nouveau client ! Comme si les patrons refusaient des marchés afin de ne pas franchir un seuil d'effectifs !!! Rappelons aussi que la négociation est sous la pression de Hollande qui vole au secours des patrons en ayant affiché d'entrée de jeu que le gouvernement légiférerait en cas d'échec...

 

Dans la confédération à ce jour le débat est principalement agité autour de la question des élections dans les petites entreprises, qui ne seraient plus automatiques, en échange d'une "représentation" territoriale aux contours très incertains. Lors de la réunion à la confédération, les fédérations Bureaux d'Etudes, Livre, Chimie, Construction, Agro-alimentaire, Ports et Docks ont relayé les inquiétudes exprimées par de nombreux militants. Partant du fait que dans ces entreprises de moins de 50 il est fréquent que l'on constate une carence de candidatures syndicales, on voudrait nous faire croire que la représentation territoriale extérieure à l'entreprise serait un progrès. Mais c'est raisonner à l'envers. Il s'agirait alors d'un recul du droit social sur un acquis de Mai 68 et la reconnaissance du syndicat à l'entreprise !

 

Autre position confédérale inquiétante : elle assure que ces commissions territoriales seraient un progrès démocratique pour les salariés. Mais comment imaginer que dans la période que nous vivons, alors que les patrons cassent nos acquis les uns après les autres, le Medef ouvre une négo contre les IRP pour la refermer sur un succès syndical hors toute mobilisation ? C'est juste mathématiquement impossible. Du coup la dernière question serait : si la CGT obtient une avancée sur la représentation des salariés dans les petites entreprises, c'est en échange de quelle satisfaction accordée à M Gattaz ?

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 15:42

Dans l'affaire des seuils, le Medef tente d'obtenir la fusion des institutions représentatives du personnel (mais là même la CFDT semble renâcler). Le Medef semble dorénavant concentrer le tir autour de la suppression des élections de délégués dans les entreprises de moins de 50 salariés.


Nous publions ci-dessous la déclaration du syndicat CGT du ministère du travail qui alerte le bureau confédéral.


Celà donne l'impression de rejouer le débat sur l'ANI "formation professionnelle" quand le bureau confédéral a été obligé par la mobilisation des UD et des Fédés à renoncer à parapher l'accord...

 

Adresse du SNTEFP-CGT au bureau confédéral
Paris, le 24 novembre 2014
Cher/es camarades,
Le SNTEFP-CGT a pris connaissance par voie de presse des propositions formulées le 13 novembre 2014 par les représentants de la Confédération dans le cadre des « négociations » interprofessionnelles sur le dialogue social et la représentativité des salariés.
Alors même que Thierry Lepaon avait affirmé à juste titre au mois d’août qu’il ne négocierait rien sur les seuils sociaux, la Confédération se prononce aujourd’hui pour l’abandon de l’obligation d’organiser l’élection des délégués du personnel dans les entreprises de 11 à 49 salariés, et propose d’y substituer une commission paritaire territoriale dont les prérogatives resteraient à définir. Elle cède ainsi en partie aux revendications du patronat, pour qui la suppression du seuil de 11 salariés constitue l’objectif premier des prétendues négociations.
Certes, le projet présenté par les négociateurs confédéraux propose que des élections puissent toujours être organisées dans l’entreprise à la demande de deux salariés. Mais l’on passerait d’une d’obligation pesant sur l’employeur à une faculté des salariés de demander à leur patron d’organiser les élections. Dans un contexte de chômage de masse, on imagine sans peine la pressions que subiront ceux et celles qui voudront exercer cette faculté !
Pour le SNTEFP-CGT, s’il est juste de chercher à développer la représentation des salariés des TPE, cela ne peut se faire en renonçant à la présence de représentants du personnel au sein des entreprises. C’est bien parce qu’ils sont dans les entreprises au quotidien que les délégués du personnel peuvent interpeller les employeurs, défendre leurs collègues ou alerter efficacement l’inspection du travail.
Le SNTEFP-CGT demande en conséquence l’abandon des propositions développées par les négociateurs confédéraux le 13 novembre 2014, qui n’ont par ailleurs jamais fait partie des repères revendicatifs CGT.
De même que pour l’ANI de janvier 2013, l’issue de la « négociation » est déjà contenue dans le document d’orientation du gouvernement, qui reprend l’ensemble du raisonnement patronal. Le devoir de la CGT est donc de mobiliser l’ensemble des salariés pour éviter les régressions sociales historiques que le gouvernement et le MEDEF sont déterminés à imposer.
Fraternellement,
Le bureau national du SNTEFP-CGT

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 02:49

D'après une dépêche AFP reprise ci dessous par "20 minutes" une journaliste du quotidien "Les Echos" a été refoulée lors d'une conférence de presse donnée dans l'immeuble confédéral, provoquant un courrier indigné de l'association des journalistes d'information sociale.

Encore une bavure ? Un cafouillage ? S'il est bien évident que la ligne éditoriale de "Les Echos" est d'obédience strictement patronale, nous ne pouvons cautionner l'interdit professionnel à l'égard d'une journaliste.

 

Selon l’Ajis, Leïla de Comarmond, chargée aux Echos de la rubrique syndicats, «s’est rendue au siège de la CGT afin d’assister à une conférence de presse organisée par l’Ugict-CGT. A l’accueil, il lui a été notifié une interdiction de la laisser entrer dans les locaux bien que l’attachée de presse de l’Ugict, qui l’avait conviée, soit venue la chercher, comme c’est l’usage».

«Un précédent inquiétant»

«Le personnel de l’accueil avait en sa possession une feuille mentionnant son nom avec son portrait afin de pouvoir la reconnaître et avait l’obligation de contacter le responsable sécurité», ajoute l’Ajis dans cette missive. L’Association précise qu’il «a fallu l’insistance de la direction de l’Ugict-CGT pour qu’elle puisse enfin assister à cette conférence».

L’Ajis se dit «indignée par de telles méthodes» et estime que «le principe même d’empêcher l’accès d’un journaliste à une conférence de presse ou à des locaux alors qu’il y a été invité représente un précédent inquiétant».

L’Association demande à Thierry Lepaon que «ce type d’incident soit à l’avenir banni au sein de la CGT» et réclame des explications sur «l’origine et les raisons qui ont conduit à ce comportement choquant».

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 19:05

Le secrétariat de la Filpac persiste et signe. Nous avions déjà publié une première déclaration suite au dernier CCN. Nous renvoyons ce jour nos lecteurs à une nouvelle déclaration :

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article8579

Longue de 4 pages cette déclaration soyons franc laisse le lecteur sur sa faim. Très en retrait de la première. S'il faut lire la reconnaissance de la mort du paritarisme dans les métiers du Livre comme une lucidité bienvenue, la mise en demeure de la confédération reste bien sybilline.

Dans de nombreux syndicats de la fédération, ce tournant très à gauche de la direction fédérale était déjà observé avec suspicion dans de nombreux syndicats et en particulier dans le plus gros, le syndicat général du livre parisien qui fédère toujours plus de 2 000 adhérents. Cette nouvelle prise de position ne va pas renforcer la crédibilité du secrétariat.

Pour notre part nous défendons l'idée de prendre en positif tout ce qui peut l'être se réclamant d'une CGT plus combative. Aussi nous pensons qu'il faut travailler sérieusement les débats confédéraux en prenant si possible appui sur les critiques du secrétariat fédéral de la Filpac; sans renoncer aux débats quant à ses propres faiblesses (pour être gentil) dans les batailles durant les dernières années...

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:12

Nous publions ci-dessous un extrait du rapport de Mohammed Oussedik au nom du Bureau Confédéral devant le CCN des 4 et 5 novembre :

 

 

"en France la situation peut se résumer par ces quelques mots :
Désillusion, défiance, délitement des facteurs de cohésion sociale font le lit du populisme et engendrent le cercle vicieux des radicalisations et des répressions violentes, comme sur le barrage de Sivens. La CGT condamne fermement les violences dues notamment aux casseurs qui tentent de dénaturer et de discréditer par la même occasion le sens de ce mouvement.
Toute la lumière doit être faite sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse, et plus profondément sur ce qu’elle révèle des blocages politiques dans la société."

 

Le débat sur les méthodes utilisées par des groupes de jeunes militants radicalisés n'est pas  tabou. Il est possible de pointer les dérapages éventuels, l'aspect parfois repoussoir de certaines actions. Mais le rapport présenté devant le CCN est une condamnation pure et simple des groupes de jeunes qui se mobilisent, à Sivens comme à Notre Dame des Landes et ailleurs. Ils seraient donc "populistes" nos jeunes  en colère ? La radicalisation des mobilisations serait "une cercle vicieux" ?

Et pour conclure le rapport "condamne fermement les casseurs", reprennant à son compte le qualificatif inventé par les gaullistes après 68 pour salir l'image de militants radicaux dont on peut discuter les méthodes mais sûrement pas les livrer nous-mêmes en pature aux flics et aux juges !

Quant aux "blocages politiques" nul ne peut nier qu'à leur façon ces jeunes sont déterminés à les faire sauter, ce qui devrait les placer dans notre camp tout en débattant des méthodes.

 

Cette position apeurée en rappelle d'ailleurs d'autres : Le refus de Bernard Thibaut d'aller soutenir les piquets de grève dans les raffineries ou bien la condamnation des actions des travailleurs chez Continental ou Goodyears.

 

La question que le CCN aurait dû débattre est donc tout à l'inverse : face au déferlement d'attaques anti-sociales et anti-démocratiques que subissent les travailleurs, face à l'impasse manifeste de l'alternance électorale droite/gauche, quelles sont les voix permettant aux travailleur de s'imposer. Les 120 de la CGT devraient être l'occasion de revenir sur l'action directe, les grèves "sauvages", les manifestations interdites, les occupations d'usines...bref toutes ces pages qui font les grandes heures de la CGT.

 

Sauf à condamner aussi les violences commises par nos pères fondateurs !!!

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 10:37

Nous publions ci-dessous une déclaration des policiers CGT de Paris. Fiers de leur travail et de leurs compétences les camarades ! La prochaine fois qu'ils matraquent une manif, qu'ils nous préviennent de leur appartenance syndicale. Quand le coup vient d'un camarade, il fait toujours moins mal !!!

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
SIVENS
Le syndicat CGT-Police SGAP de Paris s’associe à la douleur des proches de Rémy Fraisse, décédé
tragiquement sur le site du barrage de Sivens (Tarn).
S’il est inacceptable de la part d’opposants au projet controversé de prendre à partie les forces de maintien
de l’ordre qui loyalement servent les représentants élus démocratiquement de l’État, ont ne peut accepter la
mort violente d’un jeune manifestant de 21 ans .
À ce stade, il faut souligner la grande maîtrise des Militaires de la gendarmerie et des Fonctionnaires de la
Police Nationale en matière de maintien de l’ordre qui est mondialement reconnue et dont les techniques
d’intervention sont enseignées dans le monde entier.
Si dans ce contexte, au cours de la nuit de samedi à dimanche un grave dysfonctionnement a pu se
produire. Nous devons en connaître les raisons.
Par conséquent, la mort violente de Rémy nécessite des réponses claires de la part de l’État garant de la
liberté d’expression.
La mort d’un homme ne peut qu’attrister les Policiers, hommes et femmes chargés de la lourde tache qui
consiste à faire appliquer les règles de droit et la sécurité de tous.
La CGT-Police SGAP de Paris demande donc aux Ministres de l’Intérieur et de la
Justice de faire procéder à une enquête judiciaire impartiale devant mettre en lumière
les éléments ayant conduits à cette regrettable tragédie.

 

Et une réponse en vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=6Au8i_pVMkI

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 17:31

 

 Il est parfaitement normal que la CGT se préoccupe du logement de son secrétaire général quand celui-ci est originaire de province. Et ce ne sont ni les journalistes ni les politiciens ni les hommes d’affaires de la bourgeoisie qui ont la moindre leçon à nous donner à ce sujet.

 

- Même si on ne peut pas ignorer que cet épisode se situe dans un contexte d'attaques médiatiques généralisées contre la CGT, il ne faut pas pour autant le minimiser. Il convient donc, entre nous, entre militants ouvriers, de débattre de quelques questions :

 

-Habiter au bord du Bois de Vincennes c’est montrer qu’on ne veut pas vivre parmi les travailleurs mais avec les bourgeois.

 

-Le salaire versé par la CGT à son secrétaire général doit lui permettre de vivre normalement. Normalement il lui permet donc de se payer lui-même son logement. Ou alors il lui est versé un petit salaire et il profite d’un logement de fonction. Le salaire plus les avantages liés à la fonction sont donc également des questions à débattre en toute transparence.

 

-Quitte à loger un dirigeant de la CGT, pourquoi louer dans un quartier luxueux et pas acheter dans un quartier ouvrier un bien qui resterait à la disposition de l’organisation ?

 

-S’il est confirmé que le devis des travaux est sorti d’une fuite interne cela reflète l’ambiance qui règne dans la direction confédérale. A l’opposé des valeurs de fraternité et de coopération qui devraient nous unir.

 

-Si on rajoute à ces questions les problèmes de démocratie, d’orientation générale et l’incapacité d’affirmer une ligne de rupture claire avec le capitalisme, c’est bien d’une révolution interne que notre CGT a besoin. Le prochain congrès sera-t-il à la hauteur des enjeux ? C’est dès maintenant que cela se discute et s’organise.

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 10:36

La publication sur Bella ciao de l'article sur l'union sacrée a provoqué un vif débat. Vous pouvez le retrouver ici :

 

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article142978#forum520727

 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 08:40

La CGT appelle donc à manifester ce dimanche contre les terroristes. Il va sans dire que pour nous (et pour les travailleurs) les fascistes ultra-religieux, musulmans, juifs ou chrétiens sont des adversaires politiques.

 

Mais est-il possible pour autant de manifester aux côtés de ceux qui soutiennent les tueries à Gaza ? Est-il possible, malgré les pécautions du communiqué de la direction confédérale "Aujourd’hui endeuillée, notre nation pourrait voir se mettre en mouvementles racistes qui trouvent dans ces actes la justification de leurs pensées abjectes. C’est dans ce sens que la CGT s’est jointe à l’appel initié par S.O.S.-racisme" de manifester avec ceux qui entrainent régulièrement la France dans des guerres post-coloniales, masquant derrière une pseudo "défense de la démocratie" les ambitions impérialistes sur des régions stratégiques ?

 

Non les militants lutte de classe n'iront pas manifestés pour l'unité nationale derrière Hollande et son armée au service du pillage pétrolier.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:37

Nous publions ici un appel à la lutte dont nous partageons pleinement les exigences :

 

Au Comité Régional de Bretagne

Aux Unions Départementales 22, 29, 35, 56

Aux fédérations UGFF et FNPOS,

Au Dispositif Transitoire National de la CGT Pôle emploi



Camarades,


 

Vous trouverez ci dessous la motion adoptée à l'unanimité par la Commission Executive de la CGT Pôle emploi Bretagne réunie ce Mardi 16 Septembre :


« Face à la situation économique et sociale de la France et la politique gouvernementale qui tend à l’aggraver, nous devons tout mettre en œuvre pour stopper l’austérité et le rouleau compresseur des reculs sociaux.

La montée inexorable et croissante du chômage illustre une politique libérale soumise aux intérêts du Patronat en échec.

La mise ne œuvre de la mauvaise Nouvelle Convention d’Assurance Chômage qui réduit les droit pour tous les demandeurs d’emploi, la stigmatisation des chômeurs assimilés à des fraudeurs et l’augmentation des contrôles en vue de radiations, participent à opposer les travailleurs (avec ou sans emploi) entre eux et réduire les droits de tous.

Une mobilisation nationale de grande ampleur contre l’austérité s’impose.

La CGT Pôle emploi Bretagne s’adresse au Comité Régional de Bretagne ; aux Unions Départementales CGT 22, 29, 35, 56 ; à ses fédérations : UGFF et FNPOS ; au Dispositif Transitoire National de la CGT Pôle emploi pour créer rapidement les conditions de réalisation de cette journée de grève et d’action et pour peser sur la Confédération afin qu’elle soit le moteur de cette mobilisation »


 

Fraternellement,


 

Pour la CGT Pôle emploi Bretagne,

Guillaume BOURDIC, secrétaire régional

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 09:36

Ni la période des congés ni les journées confédérales d’été (réservées aux dirigeants de fédérations et d’UD et dont les débats restent secrets) n’ont permis de forger une ligne claire en riposte aux mesures d’austérité qui se succèdent en vagues irrésistibles. Pourtant dans un contexte difficile, il serait important que notre confédération aligne des propositions novatrices, ambitieuses et mobilisatrices. Trois débats retiennent notre attention :

 

En Ile de France différentes structures portaient l’exigence d’un meeting de rentrée de masse (pas une petite salle sur réservation comme l’an passé) afin de mobiliser les militants et donner la pêche aux délégués dans les boites et présenter une CGT à l’offensive. Cela n’aura pas été possible et c’est dommage.

 

Autour du 16 octobre différentes structures demandent qu’on ne se contente pas d’une vague journée en plus, une journée sans lendemain, une journée sans objet précis, une journée qui n’ouvre la porte à aucun succès et qui contribue au final à démoraliser les franges les plus combatives. Par exemple la fédération des Métaux porte l’idée de faire une vraie manif nationale à Paris qui se conclurait par un meeting monstre. Associée à l’idée d’un rassemblement devant le salon de l’automobile le matin, salon qui se tient sur la même semaine. Rien de révolutionnaire en soi mais une proposition qui cherche à ouvrir la porte aux mobilisations sociales avec plus d’ampleur. Là encore la direction confédérale bloque et maintien la proposition des manifs régionales, comme d’habitude… D’autres structures, moins nombreuses hélas, s’inquiètent de voir qu’aucune volonté unitaire sérieuse n’est affichée par la confédération pour un succès maximum du 16.

 

Enfin les structures CGT qui s’étaient engagées dans la grande manif du 12 avril dernier continuent sur leur lancée pour construire dans la rue une sanction politique contre les  politiques austéritaires, unissant les drapeaux syndicaux, associatifs et politiques dans le respect et l’indépendance de chacun. Le Collectif AAA est né. Le bébé est fragile mais promet de grandir ! Là encore la direction confédérale est aux abonnés absents.

 

Tous ces débats étant largement ouverts, les travailleurs et militants combatifs doivent s’en saisir pour que la CGT fasse les bons choix. Ceux de l’unité et de la lutte.

 

Nous publions ci-dessous le premier communiqué du Collectif du 12 avril rebaptisé AAA :

 

Collectif AAA
Collectif national alternative à l’austérité


COMBATTONS L’AUSTÉRITÉ
ENSEMBLE RECONSTRUISONS L’ESPOIR
Nous n’en pouvons plus. Le chômage gonfle, boucler le mois devient très compliqué. Les aides sociales reculent, les services publics sont asphyxiés, démembrés, fermés, y compris les services de proximité alors que les usagers se mobilisent pour les défendre. Se soigner, se nourrir et se loger décemment, s’occuper de ses enfants ou de ses parents, devient un parcours du combattant. Partout, nous ne rencontrons que du mépris. Mépris pour les chômeurs auxquels on propose des métiers déqualifiés, des bas salaires, des temps partiels sous-payés, et qu’ils doivent accepter à moins d’être radiés. Mépris, quand les loyers et les charges augmentent et qu’il ne reste rien pour vivre. Mépris, quand dans les HLM, faute de budgets sociaux, les plafonds se fissurent, les ascenseurs sont régulièrement hors service. Mépris quand, à la limite du surendettement, EDF ou GDF-Suez exigent que les factures soient réglées ou sinon, c’est la coupure de l’électricité ou du gaz. Mépris pour celles et ceux qui restent sur le carreau, « en vrac », quand les firmes débauchent même si leurs actions flambent. Mépris partout quand on est blacks, beurs, ou sans-papiers surexploités et sans droits. Mépris, quand après 40 ans au boulot, ne reste qu’une retraite de misère. Mépris quand la concurrence au travail nous casse, parfois tue, et qu’il faut faire toujours plus avec moins de moyens. Enfin, mépris, dans la bouche des dirigeants patronaux et politiques, quand on laisse entendre que cette situation serait de la faute de ceux qui trinquent.
Toutes ces galères font monter une immense colère, chez celles et ceux qui les subissent ou qui les voient sévir autour d’eux. Cette colère est légitime. Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères, et impose un autre modèle de société, égalitaire et solidaire.
Vite, très vite ! Car l’exaspération produit aussi du « chacun pour soi » et la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu’eux, dont se nourrit le Front National.
Les galères ne viennent pas de nulle part. C’est le résultat du système capitaliste, des politiques libérales et patronales menées depuis des décennies. Depuis 2012, le Président de la République, dans la lignée de son prédécesseur, a enrichi les riches et appauvri les pauvres. Alors que son impopularité tourne aujourd’hui à l’illégitimité, Hollande poursuit sa politique de régression sociale. En plus, il décide autoritairement une réforme des collectivités locales, qui
Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères
va attaquer plus encore la démocratie et les services publics locaux. Le gouvernement Valls 2, en plein accord avec le MEDEF , donne de nouveaux gages au patronat : démantèlement du code du travail, coupes multipliées dans les dépenses publiques et sociales, accélération des exonérations fiscales pour le capital, démolition de la loi Allur, attaques sur la politique familiale.
Toujours tout aussi autoritairement, au plan international, se négocient dans le plus grand secret des accords de libre échange qui auront des impacts lourds en termes de pouvoirs renforcés des multinationales, de chômage supplémentaire, mal-bouffe. Et se poursuit l’alignement sur la politique étrangère américaine.
L’austérité n’est pas pour tout le monde. Pendant que nous payons, pour eux, les milliards qu’ils empochent, le CAC 40 et les banquiers se gavent : 40 milliards de dividendes versées aux actionnaires en 2013, 5% de plus qu’en 2012.
Cette politique n’est faite ni pour le peuple, ni par le peuple : Il n’a pas voté cela ! Ces nouveaux seigneurs nous gouvernent, circulent et font carrière des sommets de l’Etat aux banques ou aux directions du CAC 40, font leur loi… et se croient au-dessus de la loi.
Cette politique, nous n’en voulons plus. Nous disons : « ça suffit » ! Et nous la combattons.
Beaucoup résistent. Mais nos mobilisations sont trop éparses. Nos combats doivent converger.
Si nous tous, citoyens et citoyennes, salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, retraité-e-s, syndicalistes, militant-e-s associatifs et politiques, actrices et acteurs du monde de la culture et du sport, nous nous rassemblons, nous rendrons possible une alternative, une autre politique sociale et solidaire, écologiste et féministe, démocratique.
Nous sommes avec celles et ceux qui luttent et redressent la tête. Avec les salariés qui se battent pour leurs salaires, leurs emplois, leurs droits. Avec les chômeurs, les intermittents, les précaires. Nous sommes dans les luttes pour les droits au logement, à l’éducation, à la santé. Nous sommes dans les luttes des femmes, des migrants, pour faire reculer toutes les discriminations, les exclusions, le racisme, la répression. Nous sommes dans les luttes contre les reculs de la démocratie, à l’oeuvre aussi dans les entreprises et les administrations. Nous nous battons contre les projets qui ravagent notre planète et notre environnement.
Nous voulons construire des ponts entre toutes ces luttes.
Nous voulons organiser des mobilisations et des actions communes, localement et nationalement, pour combattre l’austérité et nous en sortir. Le plus rapidement possible.
Partout, nous invitons au lancement de collectifs locaux pour mettre en place des cadres d’actions et de mobilisations communes, soutenir, aider, développer les luttes.
Nous voulons aussi ouvrir un vaste débat, national et local. Comment faire reculer le chômage, quels droits, y compris nouveaux pour les salariés, les citoyens, quelle politique pour le logement, la santé, l’éducation, la culture ? Nous voulons inverser cela : montrer ce que veut et peut le plus grand nombre. Nous voulons qu’on invente les solutions ensemble, en les discutant dans les quartiers, les villes, les entreprises, et sans exclusive : avec toutes celles et tous ceux qui viendront faire entendre leurs exigences sociales contre l’austérité. Nous nous proposons de d’élaborer, mettre en débat ensemble des mesures d’urgence.
Il est plus qu’urgent de nous rencontrer, urgent de résister, urgent de reprendre le contrôle de nos vies, urgent d’empêcher qu’on nous les vole, urgent d’imposer d’autres choix. C’est le but de notre collectif, qui s’est donné pour tâche de réunir mouvement associatif, mouvement syndical et mouvement politique, afin de porter une alternative à l’austérité dans le débat politique et dans la rue.
Paris, le 10 septembre 2014

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 16:13

index-copie-1.jpgNous relayons ci-dessous un texte qui nous est parvenu de militant-e-s animateurs du syndicat Cgt du conseil général du Nord qui, si les faits sont avérés (ce qui paraît l'être au vu de l'absence de réponse sur le fond de la fédération des services publics et de l'UD du Nord), montre qu'une véritable chasse aux sorcières se joue depuis des mois contre ce syndicat combatif et démocratique.

Pour autant, les jeux ne sont pas faits. Il appartient aux militants et aux syndicats d'interpeler la fédération des services publics Cgt et au plan interprofessionnel que les autres syndicats de l'UD 59 en fassent de même.

La Cgt n'est pas la Cfdt, comme l'aimerait un certain nombre de planqués cogestionnaires et syndicalistes d'accompagnement au sein de nos syndicats. Les règles démocratiques et fédéralistes doivent être appliquées mais surtout les questions de fond doivent pouvoir être abordées et solutionnées de manière sereine dans le débat et pas au travers d'oukases et  de procédures administratives !

 

 

Militantes, militants, bonjour,

Le syndicat Cgt des Personnels du Département du Nord, vous le connaissez. C'est celui qui a fait jaser en 2009 avec la lettre ouverte de sa commission exécutive au Comité confédéral national et au Secrétaire général réprouvant le réformisme de la Cgt.

C'est ce syndicat qui alimente un blog militant depuis 2007. Blog qui relaie sans exclusive les informations "institutionnelles" de la Cgt, informe les agents départementaux, appelle à participer aux actions locales et nationales, exprime sa solidarité avec les luttes ouvrières (les Contis et Xavier, Good'Year, Sncf, Toyota, etc), encourage systématiquement les cégétistes mis en difficulté, défend la liberté syndicale, dénonce l'entrave y compris vis-à-vis d'autres organisations (refus de la ville de Lille d'accepter les listes Solidaires aux élections), accuse le gouvernement socialiste d'être responsable de la montée du fascisme par ses trahisons répétées, tacle Martine Aubry expulsant les Roms à la veille de festivités (Lille 3000, Inauguration du stade Pierre Mauroy), réprouve l'union départementale (UD) de Paris quand elle maltraite les sans-papiers de la Bourse du Travail, condamne les "opérations" militair es colonialistes de la France (Lybie, Mali), soutient Aurore Martin, militante basque livrée par Valls à la police espagnole,etc.

Le syndicat Cgt des Personnels du Département du Nord, c'est celui qui, dans la Fédération des services publics compte le plus d'adhérents (578 en juillet ) parmi les organisations des Conseils Généraux (cf. état de la syndicalisation - juillet - document fédéral). Ses adhérents ne lui sont pas venus par hasard et ont doublé ces trois dernières années notamment par une défense continue et effective des assistants familiaux (50% des effectifs) et également par le refus de la professionnalisation de l'activité syndicale dans notre organisation (les autres font comme elles veulent).

Les militants y compris le secrétariat général s'engagent à rester au moins 50% sur leur temps de travail. Les collègues apprécient des syndicalistes qui bossent réellement avec eux dans les services et se méfient des permanents qui distribuent des tracts électoraux prétendant leur expliquer ce que travailler veut dire.

Le syndicat Cgt des Personnels du Département du Nord, c'est le syndicat qui défend les oubliés, remet en cause le dévoiement des missions de l'action sociale, dénonce le contrôle et le flicage institutionnels de la misère, condamne la maltraitance et la cruauté du management libéral, affronte la haute administration et conteste, le cas échéant, l'utilisation de l'argent public.

C'est le syndicat qui se préoccupe de la défense des mineurs isolés étrangers et milite pour les Assistants familiaux au statut précaire suscitant la réprobation de syndiqués corporatistes. Ce syndicat privilégie l'action dite directe, évitant la délégation de pouvoir et impliquant les agents concernés dans les luttes.

Ce syndicat ne fait pas de cartes pour des cartes, pas d'adhésions post-it, pas d'adhérents pour du pognon. Il se moque des cotisations et de son score aux élections professionnelles. Ce syndicat milite et ses meilleurs élus CAP travaillent quasiment à temps plein et ne se servent que du temps concernant leur mandat et les instances du syndicat.

Hérésie, ce syndicat défend depuis des années et parfois durant des années, des agents non-syndiqués et ils ont été nombreux. Quelle irresponsabilité !

Ce syndicat n'a jamais eu de temps à perdre dans les réunions de permanents des Unions locales ou l'Union départementale mais a toujours accepté de mandater un syndiqué intéressé par ces réunions. À défaut de retours et de compte-rendus par ces mandatés, l'activité de ces réunions n'a jamais pu être véritablement constatée. Mais nous prenions connaissance avec intérêt de tout document de travail qui parvenait dans notre boîte mail. En cas de panne d'inspiration de leur part, c'est notre syndicat qui a rédigé à la va-vite des textes repris par les collectifs locaux ou les quotidiens nationaux.

Côté "matin brun" et "d'où-qui-pue-donc-tant" ? C'est encore pis ! Nous ne ménageons pas les socialistes qui jouent depuis les années 85 avec l'épouvantail "vote FN" pour accéder au pouvoir ou pour y rester. Nous respectons les camarades qui oeuvrent dans la structure intersyndicale de lutte contre le fascisme « Visa », mais dénonçons les écarts dans l'organisation entre la pratique quotidienne et les campagnes contre l'extrême-droite. On a bien compris le message, il ne faudrait pas détourner d'éventuels électeurs de la Cgt le 4 décembre prochain en tenant des propos clairs. Les électeurs d'extrême-droite peuvent être éduqués nous dit-on, et puis voter dans l'entreprise, c'est différent, on ne fait pas de politique. Mais la gangrène s'insinue et gagne de plus en plus de terrain à l'intérieur de la Cgt.

Nous disons clairement aux électeurs FN, dégage! et ne vote pas pour nous. À quoi bon expliquer aux nostalgiques des ordres forts et liberticides, que leur souhait d'interdire grèves et manifestations, museler la critique, exclure, ouvrir des camps de travail pour mater les contestataires, mener des opérations en bande contre les arabes ou les roms, instaurer un service obligatoire de travail de tout ce que la France compte de « profiteurs », de « parasites », ne seront pas les solutions "à leurs inquiétudes, à leurs frustrations, à leur sentiment de déclassement" si, au bout du compte, ce sont eux qui répandent sournoisement leur fiel dans la Cgt?

On ne nous verra pas (on ne nous a jamais vu, on ne nous aurait jamais vu) aller "chercher les voix "une à une" !

Ce syndicat militait mais c'est terminé, car depuis la démission de ses secrétaires le 17 mars dernier, il subit une offensive mortelle (pour tous) emmenée par une faction minoritaire mais sous protection ; alliance aux convictions hétérogènes, jalouse de son temps syndical (qu'elle a fait exploser en 2013 sans en référer à la commission exécutive et pour une activité syndicale médiocre), de ses privilèges, de ses horaires confortables, de ses remboursements et de ses mandats. Faction donc, protégée par ses alter ego départementaux et fédéraux.

Après avoir tenté d'annuler notre congrès programmé en début d'année pour le 12 juin - pour carences en matière de vie syndicale et malgré une rencontre cordiale FD, UD, Sg intérimaire et ex-Sg.

Après avoir essayé d'y foutre le bordel en y invitant les gros bras du syndicat PTRI Cgt - avec la bénédiction de l'UD et de la Fédération des services publics - cette clique largement battue aux élections (99 voix contre leur maintien en commission exécutive - 18 refus de participations aux votes) se voit promue et est imposée à la direction de notre syndicat dans le cadre d'une mise sous tutelle fédérale en vertu d'un article fédéral scélérat. Habitués à refuser l'arbitraire d'où qu'il vienne, nous contestons à la fédération ses méthodes . et sa décision et l'assignons devant le Tribunal de grande instance de Bobigny le 4 septembre prochain.

Nos tares et nos crimes ? Les cotisations sont payées, nous renseignons Cogétise, la trésorerie est au carré, le bureau se réunit douze fois par an, la commission exécutive - composée jusqu'en juin de 49 membres - se réunit mensuellement, l'Assemblée générale (AG) élit le bureau, la Commission exécutive et le Secrétariat général chaque année. Le temps syndical ? Il est réparti entre une cinquantaine de militants, d'élus et de syndiqués. Nous réunissions de nombreux groupes de travail où chaque syndiqué pouvait s'inscrire. Pourtant l'UD et la Fédération des services publics (FD) invoquent des "carences de vie syndicale", puis chargent la barque au fil de l'eau et parlent "de dysfonctionnements",« d'un dysfonctionnement interne» dans le courrier à l'employeur, jusqu'à la requalification par l'UD en «dysfonctionnements graves» . Le patron territorial ne fonctionne pas autrement quand il descend un collègue, une équipe, un service, un directeur. Où et quand en ont-ils fait la preuve ? Ces carences, pour lesquelles il n'existerait pas de termes assez durs (des saloperies laissait échapper Vincent Delbar, Secrétaire départemental, au sujet de la déclaration de démission des secrétaires générales), elles n'ont pas existé. Alors pour imposer leurs pantins à la direction de notre syndicat, ils répètent à tous : on vous dit que c'est grave !

Oui c'est grave, nous ne plions pas devant des planqués, nous envoyons balader les élus communistes-maison quand ils se comportent en supplétifs du PS pour conserver leurs strapontins et dégoûtent un peu plus leurs électeurs, nous fonctionnons sur la base de la défense des salariés et sans compromis avec le patron. Bien sûr que c'est grave !

En raison de notre résistance, la tutelle et le groupe de travail n'arrivaient pas à grand chose par leurs propres moyens malgré la destruction de nos archives en lignes, des preuves de notre activité et

du blog des ASSFAM créé il y a moins d'un an, déjà cité par deux fois par la revue "AssMat" (Novembre 2013 et n° 130 Août-Juillet).

Mais ainsi que l'écrit un camarade dans sa lettre ouverte à la fédération des SP : "nous sommes le nombre, nous avons l’énergie, nous avons les idées, une solidarité et une chaleur humaine formidables, et le bon droit de notre côté pour faire bonne mesure". Et nos bourreaux gesticulaient dans le vide.

C'est alors que l'employeur est venu les secourir, changeant les serrures des locaux, bloquant nos courriers, notre correspondance et instaurant en collaboration avec le groupe de travail nommé par la fédération une véritable entrave syndicale à notre encontre (cf. lettre ouverte à Patrick Kanner).

N'obtenant pas d'écrit du patron pour justifier cette décision, nous  avons improvisé un référé-liberté. Bah, nous avons seulement pu constater que les rapports (et connivences) de classe sont bien tels que nous les analysions. Même si, au final, ça fait tout de même un peu cher la validation pratique de la théorie (cf. rejet de la requête sur l'air du n'y-revenez-pas).

Cet épisode nous a donné l'occasion, lors de l'audience, d'assister à la justification et à la défense par l'avocat patronal des règles de vie rédigées par le Nouveau syndicat du patron en collaboration avec la DGARH.

Tout ceci nous confirme que nous faisons bien face à un complexe mêlant le NSDP (Nouveau Syndicat du Patron) et le NSAP (Nouveau Syndicat Assisté du Patron). Rien, évidemment, n'obligeait l'autorité territoriale à choisir nos marionnettes, mais l'occasion était trop tentante. Pour maintenir une phalange de putschistes au pouvoir jusqu'aux élections, les autorités justifient ainsi à posteriori le putsch en lui accordant toute légitimité. Reste que c'est bien la fédération des services publics de la Cgt qui a sciemment organisé le deal que notre patron socialo-communiste s'est empressé de sceller...

Quel est leur programme ?

- repousser la tenue d'un nouveau congrès jusqu'à une date indéterminée (en amont, ils s'emploient à éliminer les militants sinon ils vont encore perdre)

- se présenter (ils sont en tout une petite vingtaine sur 578) sur les listes du 4 décembre (c'est leur obsession depuis le début de l'année : les places, le temps) ;

- devenir permanents ;

- augmenter rapidement les cotisations des Assfam (ainsi que souhaité par l'UD depuis des années et toujours refusé par la CE et l'AG)

- ne défendre les agents qu'à la condition qu'ils adhèrent

- enterrer vite fait les dossiers qui chagrinent le patron : Protection sociale complémentaire (à déposer chez le Procureur), Charte de l'Inspection générale des services (IGS) : opacité de son fonctionnement, pas de bilan d'activité, CIL (correspondant informatique et libertés), certaines défenses individuelles, budget mensonger,...

Leur "unique objectif" annoncé dans leur courrier du 5 août aux syndiqués : "améliorer les conditions de travail au sein de la collectivité".

C'est sûr ça va changer la couleur du syndicat. Ça a moins de gueule que de respecter les préambules des statuts confédéraux qui parlent encore - même si c'est pour le folklore - d'antagonisme fondamental et de conflits d'intérêts entre salariés et patronat entre besoins et profits, de combat contre l'exploitation et du caractère de classe de l'activité militante cégétiste. Au passage, une «saloperie», un dysfonctionnement grave : Le Paon l'ignore aussi....

Alors, militantes et militants, on ne vous écrit pas pour obtenir votre soutien, certains d'entre-vous se sont déjà manifestés, certains désolés, d'autres témoignant leur indignation et leur sympathie.

Parmi ceux gravitant autour de l'UD du Nord, du Front de gauche, élus municipaux d'appoint dans des majorités socialistes, un bon nombre d'entre vous nous répondra qu'une fois de plus nous ne sommes pas dans le bon topic (erreur Emmanuelle : il y a entrave syndicale de la part d'un patron PS d'une grosse collectivité territoriale contre des élus Cgt) ; vous nous cracherez dessus en bande, en chapelle, en église, c'est confortable, ça vous tiendra au chaud, peinards. Nous serons des salauds, des traîtres.

Oui sans doute, de votre point de vue, et vous aurez raison car nous savonnons bien la planche sur laquelle les permanents et les bureaucrates prospèrent. En laissant advenir en toute connaissance de cause ce qu'ils font mine de dénoncer et les concerne de moins en moins.

Pour les militants des Cgt des Conseils Généraux, c'est différent, vous découvrez aujourd'hui le lynchage que nous subissons, vous ne nous connaissez qu'à travers nos contributions et notre travail par exemple dernièrement sur la protection sociale complémentaire (PSC). Le patron est au demeurant content de voir arriver la tutelle car nous étions sur le point de déposer le dossier chez le procureur. Ouf! une contrariété écartée.

Camarades des Conseils généraux, nous vous alertons. Nous vous mettons d'autant plus en garde si vous connaissez pareillement des difficultés à établir vos listes en particulier avec le syndicat PTRI. Attention ! Voilà comment la Cgt est en train de reprendre la main sur ses orgas les plus offensives (cf. l'article d'où-va-la-cgt ?) et, croient-ils, les plus "juteuses".

Pour notre part, résistants, indomptés, insoumis, sans dieu tutélaire et sans parti hormis celui des humbles et des démunis, ayant toujours mordu les mains qui feignaient de nous nourrir et qui tentaient de nous flatter, nous remontons sans louvoyer le vent debout, nous ne plions pas et, perdants-perdants ou victorieux-perdants devant le Tribunal de grande instance, nous continuerons inlassablement de déblayer consciencieusement le terrain "pour qu'on sache".

Car la militante, le militant sincère :

"comment, par qui il fut encore précipité, il faut qu'il le sache, il peut l'entendre dire, être patient devant la vérité, puisqu'il est immortel. L'ennemi serait qui flatterait, bâtirait de fausses légendes soi-disant révolutionnaires,aussi criminel que le cartographe qui, pour les combattants de demain, ferait des graphiques menteurs."

P.O. Lissagaray. Histoire de la Commune de 1871.

Salutations militantes.

Le Secrétariat général, le Bureau, la Commission exécutive (hors les 2 ou 3 membres du prétendu "groupe de travail") élus le 12 juin 2014.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 18:56
En regard des positions tenues par les pouvoirs publics et de la volonté manifeste de division pratiquée à l'encontre de la solidarité qui s'exprime aux cotés du peuple palestinien, l'Union Départementale CGT de Paris publie ce communiqué qui rappelle quelques vérités :
images-1.jpeg
L’'UD CGT de Paris désapprouve la décision prise par les autorités françaises d'interdire la manifestation du 26 juillet à Paris en solidarité avec le peuple palestinien ; ce faisant, et alors qu'elles ne prennent aucune initiative politique à la hauteur de la gravité du drame qui se déroule à Gaza, comme dénoncer les violences envers les civils, soutenir les droits du peuple palestinien tout  en mobilisant la communauté internationale en faveur de la paix,  elles bâillonnent pour la deuxième fois la voix de milliers de manifestant-e-s qui veulent faire entendre la voix de la solidarité.
Les autorités ouvrent ainsi la porte à tous les débordements et à toutes les manipulations possibles. Les « autorisations » précédentes justifiées par la présence d’organisations « sérieuses » disposant de services d’ordre militants (la CGT) ne sont pas moins inquiétantes.
En effet ces justifications pour le moins douteuses masquent une volonté délibérée d’imposer la définition  même de la contestation sociale et de déterminer de manière arbitraire les organisations dites « sérieuses ».
Aux 4 coins du monde, des manifestations d'’opposition à l’'opération meurtrière en cours à Gaza sont organisées. D’'ailleurs il est à noter que les pacifistes israéliens peuvent se rassembler sans problème dans leur pays !
La France est le seul pays à les interdire.
Ce gouvernement n'’aurait-il pas de la suite dans les idées ? Cette posture ne dépasse-t-elle pas les manifestations de solidarité avec la Palestine ?
En effet, à l’écoute du patronat et non du monde du travail, le gouvernement porte depuis plusieurs semaines des coups sur l'’expression démocratique des salariés dans et hors de l’entreprise : casse des élections prudhommales, relèvement des seuils de représentation dans les entreprises, pacte de responsabilité, mesures d'’austérité d’une rare violence, négation de la représentativité des organisations syndicales. Cet arsenal définit une posture autoritaire que l’on retrouve dans les décisions d’'interdiction de manifester. Déjà, le 17 juin dernier, une manifestation cheminote vers l'’Assemblée Nationale avait été interdite.
De plus il est pour le moins dangereux de laisser courir l’idée que le maintien de l’'ordre serait  sous la responsabilité unique des organisateurs.
La CGT n’a pas pour vocation à se substituer à l’'Etat.
Rappelons d’'ailleurs que la jurisprudence a posé deux conditions pour qu'une interdiction soit justifiée : une menace à l'ordre public exceptionnellement grave et l’'absence de dispositif policier adapté, en raison des circonstances locales, pour se prémunir contre un risque de trouble grave à l'ordre public.
Les économies budgétaires drastiques décidées par ce gouvernement ne sont-elles pas là aussi une des conséquences de cette posture ? En voulant externaliser y compris ses propres responsabilités régaliennes ? Et faire porter la responsabilité à des organisations aujourd’hui « sérieuses » alors qu’elles ont été vilipendées au moment du conflit des cheminots ?
Manifester est un droit constitutionnel. Il est notamment garanti par la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dont la France est signataire.
« La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’'objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, la protection de l’'ordre, de la santé ou de la morale publique, ou à la protection des droits et libertés d’'autrui ».
Pour l’'UD CGT de Paris ces interdictions ne sont pas justifiées et sont des attaques extrêmement graves contre la démocratie. Le gouvernement doit cesser cette dérive liberticide.
La CGT appelle toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la liberté d’expression à réagir pour que vivent nos libertés fondamentales.
Paris, le 30 juillet 2014
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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 13:52

LOGOUL.jpgL'Union locale cgt d'Alès est depuis maintenant 2 ans en butte à des tentatives de reprise main par des responsables de l'UD Cgt du Gard, soutenus par la direction confédérale.

En cause, la manière combative et intransigeante de l'Ul Cgt d'Alès dans son activité et son soutien aux diverses luttes d'entreprises qui dépendent de son territoire. une intransigeance que la direction de l'UD du Gard n'assume visiblement pas, se faisant même remonter les bretelles par le préfet, donc l'Etat.

dernière péripétie en date, la volonté de convoquer un congrès d'UL Cgt d'Alès sans l'avis de cette même UL avec apparemment un faux en écriture (VOIR ICI) sur une convocation adressée par l'UD du Gard aux syndicats de l'UL d'Alès; tentative appuyée par Philippe Lattaud (VOIR ICI), secrétaire confédéral en charge de la vie syndicale et des règles de vie, excusez du peu... !

Au final, le congrès aura bien lieu (VOIR ICI) mais à la rentrée et à la date choisie par la CE de l'UL Cgt d'Alès.

 

le blog d'Union Locale Cgt d'Alès:

http://cgt.ales.over-blog.com/article-reaction-francis-iffernet-lettre-confede-sur-congres-ul-ales-123925494.html

 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:11

Nous publions ci dessous une déclaration du SNJ-CGT qui réclame, ce qui serait un minimum, que les salariés de la NVO soient associés au projet de relance du titre sous la forme votée par le CCN contre l'avis de la CEC.

 

Déclaration du Comité national du SNJ-CGT
sur la Nouvelle Vie Ouvrière
Le Comité national du SNJ-CGT se félicite de la teneur et de la qualité du débat
au CCN du 13 mai dernier concernant l’avenir de l’entreprise de presse de la
CGT et de son journal historique. Lors de son congrès de Marseille du mois
d’octobre 2013, le SNJ-CGT avait demandé aux organisations de la CGT de
s’engager afin de maintenir et de développer la NVO. Alors que les politiques
d’austérité font des ravages, que les idées xénophobes et réactionnaires
progressent dangereusement, il est crucial pour la CGT de disposer d’une
entreprise de presse et d’un journal dans un univers médiatique largement
hostile.
Lors du dernier CCN, grâce à l’engagement des organisations de la CGT et avec
le soutien des salariés de la NVO, le projet présenté par la direction confédérale
a dû être revu. Alors qu’il était prévu de transformer le quinzomadaire NVO en un
« trimestriel réflexif » et de supprimer 15 emplois, la majorité des organisations
du CCN ont refusé ce projet qui entérinait la mort de la NVO.
Le CCN a validé la pérennité de l’entreprise de presse, une périodicité de la NVO
se rapprochant d’un mensuel et l’engagement financier solidaire des
organisations de la CGT. Le 51e congrès de la CGT en 2016 devra valider notre
stratégie d’information en direction des adhérents et militants.
Pour le comité national du SNJ-CGT, la décision du CCN doit permettre
d’engager une nouvelle page de l’histoire de la NVO. Elle nécessite donc un
débat approfondi sur le projet éditorial afin de répondre aux attentes de toute la
CGT.
Alors que la direction de l’entreprise avait choisi d’attaquer en justice le CHSCT
afin d’obtenir en référé l’annulation d’une expertise sur les risques psychosociaux,
elle a été déboutée le 12 mai à la fois sur le fond et sur la forme. La
décision du tribunal de Bobigny est une nouvelle rassurante pour les salariés de
la NVO et pour l’ensemble des militants et élus de la CGT. Elle doit, comme le
CCN du 13 mai, être considérée comme le point de départ d’une nouvelle étape
pour l’entreprise de presse.
Pour atteindre cet objectif le SNJ-CGT réitère sa demande d’élargissement du
groupe de travail issu du CCN à des représentants des salariés de la NVO et à
de nouvelles organisations.
La Commission exécutive du 27 mai dernier a validé une « feuille de route » qui
prévoit 8 NVO par an ainsi que 2 hors-séries, dont la VO Impôts. Le SNJ-CGT
s’étonne d’une telle périodicité qui ne correspond pas aux pratiques du secteur
de la presse. Assurer une périodicité mensuelle nécessite 10 numéros par an au
minimum.
Le SNJ-CGT demande que le débat sur l’entreprise de presse et le journal
centenaire de la CGT se poursuive dans la clarté et la sérénité. Il doit engager
l’ensemble des organisations de la CGT, ainsi que les salariés de la NVO, afin
qu’un projet éditorial cohérent et viable économiquement soit enfin élaboré.
Montreuil, le 04/06/14
Adopté à l’unanimité par le Comité national du SNJ-CGT

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