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  • : Communistes Libertaires de la CGT
  • Communistes Libertaires de la CGT
  • : Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
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QUI SOMMES NOUS ?

Ce blog est l’outil d’expression de communistes libertaires qui militent à la CGT, où ils défendent une perspective de renouveau du syndicalisme révolutionnaire, mouvement fondateur de notre confédération, et l’unification d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. 

Nous combattons l'orientation confédérale actuelle de la CGT et agissons pour qu'une alternative à cette orientation émerge. Nous ne nous revendiquons d’aucune tendance ou fraction formalisée au sein du mouvement syndical. 

Pour autant, le tournant pris par notre confédération ces dernières années vers un syndicalisme d’accompagnement, voire de cogestion, nous incite à constituer un front syndical commun avec tous et toutes celles qui se réclament et pratiquent la lutte de classe, professionnelle et interprofessionnelle, autour des revendications et la lutte pour les faire aboutir. 

Attachés à la démocratie syndicale et au fédéralisme qui restent de mise au sein de la Cgt, respectueux du mandat donné par les adhérents et adhérentes des structures auxquelles ils et elles participent, les communistes libertaires relèvent d’un courant fondateur et constituant de la Cgt. 

Les syndicats, forme première d’organisation d’une résistance ouvrière, ont un caractère double et contradictoire. 

Organisations de masse ayant vocation à regrouper tous les exploités autour de leurs revendications immédiates, elles restent soumises à la domination politique d’un patronat qui les pousse à une plus grande intégration à l’appareil d’Etat. 

Dans cette bataille qui n’est pas qu’idéologique, nous ne partageons pas l’idée qu’il y aurait de mauvaises directions corrompues face à une base adhérente dont la « pureté » n’égalerait que la volonté d’en découdre. 

Bien au contraire, il existe à tous les niveaux de nos organisations une contradiction entre un syndicalisme de classe dont l’objectif est de mettre fin à l’exploitation capitaliste et un syndicalisme d’accompagnement dont la finalité réside dans l’adaptation du monde ouvrier qui produit les richesses à l’économie de marché globalisée qu’on voudrait faire paraître indépassable. 

C'est pourquoi nous n'entendons pas oeuvrer en simple opposition à nos directions actuelles mais en alternative à celles-ci, pour l'unité du mouvement social. 

Pour tout contact avec les communistes libertaires de la CGT : 

          communisteslibertairescgt@gmail.com

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Liens De Nos Amis

27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 22:51

Nous publions ci-dessous une déclaration d'ADEDY, la confédération syndicale des fonctionnaires qui date de la semaine dernière. Mais il est donc possible que les syndicats s'opposent frontalement à un gouvernement de Gauche ? Nous avons encore des leçons à recevoir des grecs !

Après cinq mois de négociations, les travailleurs perçoivent que les solutions de leurs problèmes sont repoussées de plus en plus vers l’avenir. Les mémorandums, au lieu d’être abolis, entrent dans un processus de renouvellement. L’attaque contre notre peuple par les grands groupes monopolistiques du système financier international et les principaux groupes nationaux continue et s’aggrave dangereusement. Leurs plans, tel qu’ils trouvent leur expression dans les propositions pour prétendument surmonter la crise, conduisent avec une précision mathématique à une austérité continue, au chômage, à l’approfondissement de l’exploitation des travailleurs, à de nouvelles privatisations, à la poursuite du démantèlement des droits du travail, à la dissolution complète du système de sécurité sociale, à la détérioration accrue du système de santé publique et de l’éducation, renversant toutes les conquêtes de notre peuple au cours des 100 dernières années.

Le gouvernement dans les propositions qu’il a formulées dans le processus de négociation montre qu’il ne tient pas compte des besoins actuels réels des travailleurs et travailleuses, des besoins de la grande armée de chômeurs, de nos jeunes et des retraités. Il accepte que la dette doive être payée dans sa totalité quand il est évident que sa suppression est une condition préalable pour répondre aux besoins de la population. Cela se fait: lorsque le système de santé est en total déclin à cause de l’énorme sous-financement et du manque de personnel; lorsque les écoles vont faire face à d’énormes problèmes au début de la nouvelle année scolaire, pour les mêmes raisons.

Les travailleurs et travailleuses ne peuvent rester des spectateurs face à tout ce qui est en train de se préparer contre eux. Ils doivent engager une lutte politique difficile pour le renversement des politiques propres aux mémorandums d’austérité et pour satisfaire les besoins populaires.

Nous exigeons:

• Réparation pour les énormes pertes que nous avons subies, aussi bien celles des travailleurs que des retraités suite à la politique conduite au cours des cinq dernières années.
• Restauration des 13e et 14e allocations pour les retraités les plus déshérités et d’un nouveau système de rémunération qui réponde à nos besoins, cela au travers de négociations collectives avec les syndicats.
• Financement immédiat des fonds de pension et une garantie de l’Etat pour leur mise en œuvre.
• Mise à disposition d’une allocation de chômage pour tous les chômeurs et chômeuses ainsi que la mise en place de politiques visant à éliminer le chômage.
• Nouvelles embauches de personnel permanent afin de répondre de manière adéquate aux besoins de personnel dans la fonction publique, avec une priorité donnée aux systèmes de santé, d’éducation, du personnel municipal. Des mécanismes de contrôle de la sécurité sociale et de toutes les structures qui aident à atténuer les conséquences sociales de la crise.
• Abolition des mémorandums et de toutes leurs lois d’application.
• Annulation de la dette, qui est une condition pour la survie du pays, du peuple et des travailleurs.
• Restaurer les droits sociaux et du travail qui ont été abrogés en période de mémorandum.
• Placer les banques sous la propriété publique et le contrôle social.

Dans ce contexte, le Comité exécutif d’ADEDY (Confédération des syndicats des fonctionnaires publics) s’adresse à tous les syndicats du secteur privé, des organisations sociales et professionnelles, des syndicats locaux et régionaux pour une mobilisation populaire de masse, le dimanche 21 juin, 2015 à 19 heures sur la place Syntagma.

Enfin en cas d’annonce d’un accord entre le gouvernement, l’Union européenne, le FMI et la BCE, le Comité exécutif d’ADEDY se réunira immédiatement pour évaluer et décider d’un programme de grèves, selon les décisions du Conseil général. Comité exécutif d’ADEDY.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 11:01

Pour le 1° Mai la Confédération Syndicale Internationale (où la CGT est adhérente) a édité une adresse centrée sur un appel aux gouvernements contre les excès des entreprises sans jamais évoquer le capitalisme...

Le titre est en lui-même un programme :

"Le monde a besoin d’un nouveau modèle d’entreprise"

Ce que la conclusion confirme, loin de la lutte des classes et de l'abolition du salariat ou même de l'expropriation des capitalistes :

"Nous appelons les gouvernements à tenir tête aux stratégies d’intimidation utilisées par les transnationales, à recourir à l’État de droit pour faire en sorte que nous puissions tous être à l’abri de l’exploitation et construire un avenir meilleur pour nous-mêmes ainsi que pour les générations à venir.
Nous sommes unis par notre détermination commune à mettre fin à l’avidité des entreprises."

Pour notre part nous continuerons à défendre l'idée que les prolétaires de tous les pays doivent se libérer eux-mêmes en construisant une société sans exploitation ! Et c'est cet héritage historique propre à la CGT que notre confédération devrait défendre dans la CSI...

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 19:04

Nous relayons ici une initiative de l'UL CGT de Roissy-Aéroport soutenue par l'UD 93. Pour un jumelage de soutien avec les étudiants de Gaza :

 


L’Union Locale CGT de ROISSY CDG organise depuis plusieurs mois la solidarité avec le peuple palesti-nien, et plus particulièrement, avec la population de la bande de Gaza. L’Union Départementale CGT soutient et participe à cette démarche qui s’inscrit dans les valeurs de la CGT, solidaire de tous les peuples qui luttent contre l’oppression et pour leur liberté.
Le peuple palestinien aspire, comme tous les autres peuples à vivre en paix, libres, avec des droits démocratiques et sociaux.
Aujourd’hui, la colonisation, le mur d’apartheid long de 700 km qui sépare des villages palestiniens des colonies israéliennes en territoires occupés par l’armée israélienne, le blocus depuis huit ans de la bande de Gaza, privent le peuple palestinien de tous ses droits.
En Cisjordanie, les paysans continuent à être expulsés de leurs terres par l’installation de nouvelles colonies israéliennes. Les check point (points de contrôle) de l’armée d’occupation empêchent la libre circulation des palestiniens dans leur propre pays.
Ils sont quotidiennement contrôlés et humiliés. Toute résistance palestinienne à cette situation est sévèrement réprimée par l’armée israélienne.
Dans la bande de Gaza, 1 800 000 personnes vivent dans une prison à ciel ouvert où il est pratiquement impossible d’en sortir ou d’y entrer. L’agression du gouvernement israélien de juillet/août 2014 (la 3ème en 5 ans) a détruit de nombreuses infrastructures. Les matériaux pour la reconstruction ne peuvent toujours pas pénétrer dans la bande de Gaza. Il y a pénurie d’électricité, de médecins, de certains médicaments et denrées alimentaires. Les stations d’épuration des eaux usées ne fonctionnent plus.
Dans un rapport, l’ONU indique que d’ici à 2020 GAZA ne sera plus habitable, l’eau étant devenue trop polluée pour être consommable. Celle-ci déjà contaminée est cause de nombreuses maladies au niveau de la peau, des yeux et de certains cancers.
L’agression du gouvernement israélien de juillet/août 2014 a soulevé un élan de solidarité parmi les peuples du monde entier pour exiger l’arrêt de cette agression, la paix et la reconnaissance d’un Etat palestinien libre et indépendant.
Cette mobilisation des opinions publiques a poussé les parlements d’un certain nombre de pays, dont la France, à voter des résolutions pour demander à leur gouvernement de reconnaître l’Etat de Palestine.
C’est cet élan de solidarité des peuples que nous devons poursuivre et amplifier.
C’est dans le prolongement de cette démarche que l’Union Locale CGT de ROISSY et l’Union Départementale CGT du 93 s’inscrivent.
Elles appellent les syndiqués, les militants, unions locales et syndicats CGT de Seine St Denis, à renforcer la solidarité internationale avec le peuple palestinien en participant aux initiatives de soutien, de manifestations et de solidarité financière.
L’Union Locale CGT de Roissy a engagé un partenariat avec le département de français de l’université AL-AQSA de Gaza. Elle participe à des projets pour aider les jeunes étudiants à poursuivre leurs études, au financement de petites vidéos en langue française réalisées par les étudiants sur la situation de la population civile dans la bande de Gaza afin d’informer le monde francophone, des aides directes aux familles des quartiers de Gaza avec l’appui des étudiants de l’université, le financement d’un site INTERNET d’information en langue française, administré directement par les étudiants de l’université.
Elle a déjà collecté et envoyé en Palestine la somme de 5 012 euros (2 400 € en paiement des frais d’inscription à l’université de 10 étudiants et 2 612 € d’aide aux familles en difficulté).
L’Union Départementale CGT du 93 et l’Union Locale CGT de ROISSY CDG vous appellent, comme première initiative 2015 avec le peuple palestinien, à participer à cette solidarité financière afin de poursuivre et réaliser l’ensemble des projets en cours.

Libellez vos chèques à l’ordre de : UL-CGT ROISSY
Et envoyez-les à : Union Locale CGT de Roissy
6 route des anniversaires — Zone Technique Est — BP 11113
95701 ROISSY CDG CEDEX

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 15:44

La campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanction) vise à isoler le gouvernement israelien et peser sur lui, de manière pacifique mais ferme. Des militants CGT et des structures syndicales sont investis dans cette campagne. Nous publions ci-dessous leur déclaration alors que l'attitude confédérale sur le sujet reste contradictoire pour le moins :

 

Déclaration de militants et syndicats CGT en appui au mouvement BDS de soutien à la lutte du peuple palestinien
La Palestine est l’un des derniers pays colonisés, avec des spoliations, des injustices et des discriminations de grande ampleur à l’encontre des Palestiniens depuis plus de 60 ans au mépris de la justice et du droit international (ONU, Cour Internationale de Justice, Cour Pénale Internationale, …). Ceci entretient un foyer de guerre au Moyen-Orient et de tensions dans le monde.
Les gouvernements européens ont encore encouragé récemment cette politique avec l’approfondissement des accords commerciaux UE-Israël (protocole ACAA voté le 23 octobre 2012).
Depuis 2012, la situation en Palestine n’a pas fondamentalement évolué, comme l’a encore prouvé fin 2012-début 2013 la réponse des dirigeants israéliens au vote très largement majoritaire de l’ONU avec la fuite en avant dans la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, la répression des Palestiniens, et d’inacceptables mesures de rétorsion financière. Ces mesures s’ajoutent au maintien du blocus de Gaza, de l’enfermement de près de 5000 prisonniers politiques, et au refus d’appliquer les résolutions de l’ONU sur le droit au retour de millions de réfugiés, alors que 20 ans se sont écoulés depuis les accords d’Oslo qui devaient apporter la paix en 5 ans !
Une des formes non violentes de solidarité qui s’est développée est le mouvement « Boycott, Désinvestissements, Sanctions » (BDS) à l’appel de 172 organisations de la société civile palestinienne (depuis 2005) que plusieurs organisations syndicales soutiennent en France (notamment SUD et FSU), en Europe et dans le monde (en particulier la COSATU), dont les militants pacifistes israéliens ainsi que les militants juifs antisionistes, par exemple ceux de l’UJFP. Voici leur appel :
« Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d'investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l'Afrique du Sud à l'époque de l'Apartheid.
Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos Etats respectifs afin qu'ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël.
Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l'intérêt de la justice et d'une véritable paix.
Ces mesures punitives non-violentes devraient être maintenues jusqu'à ce qu'Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l'autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :
• 1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres arabes et en démantelant le Mur,
• 2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d'Israël à une égalité absolue, et
• 3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés, comme stipulé dans la résolution 194 de l'ONU.
Par son caractère original, massif, international, pacifiste et unitaire le mouvement BDS s’inspire du mouvement de boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid. »
En son temps l’Afrique du Sud a connu un gouvernement qui, comme Israël aujourd’hui, pratiquait l’apartheid pour une partie de sa population. Les luttes de son peuple, la pression internationale, les campagnes de boycott en sont venues à bout.
La campagne BDS, tournée non contre les peuples de la région mais contre les dirigeants, peut s’avérer comme un élément décisif. Empêcher ces autorités de faire des affaires avec le reste du monde et en particulier les Etats Unis et l’UE qui sont ses principaux partenaires est un enjeu politique de première importance.
Le mouvement BDS, pour faire pression sur Israël se renforce et s’accélère depuis les massacres de Gaza début 2009 (cette montée en puissance de BDS expliquant probablement les attaques en justice et autres actions de répression dont sont victimes des militants français ces derniers mois à la demande notamment
des autorités israéliennes) et depuis les assassinats de militants internationaux de la flottille internationale pour lever le blocus de Gaza, début juin 2010.
Le Tribunal Russell pour la Palestine a conclu fin 2011 « qu’Israël soumet le peuple palestinien à un régime institutionnalisé de domination considéré comme apartheid en vertu du droit international ». Sur cette base, le Tribunal Russell exhorte « la société civile mondiale à reproduire l’esprit de solidarité qui a contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, notamment en conscientisant les parlements nationaux par rapport aux conclusions de ce Tribunal et en soutenant la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) ». Ces conclusions ont été soutenues, notamment par le conseil national de la FSU, et par la CGT-INRA, début 2012.
La CGT confédérale a défini le 25 mai 2010 sa position sur les produits israéliens, qui appelle notamment à l’obligation de transparence sur l’origine des produits des colonies, et au respect de la légalité internationale, comme par exemple dans l’affaire Brita/Soda-Club.
La CGT a récemment initié un appel commun (1er mars 2013, voir « Activités Internationales CGT » de mars 2013, page 3) avec trois autres syndicats européens (CGIL, TUC, ITUC) qui réclame :
- l’interdiction d’entrée des produits des colonies dans chacun des pays européens.
-la non admissibilité des entreprises produisant dans les colonies à tous les protocoles et programmes de coopération européens.
-l’application des principes directeurs de l’OCDE et de l’ONU (Pacte mondial) en matière de responsabilité sociale des entreprises, de gouvernance et de droits de l’Homme aux sociétés européennes.
-la suspension de l’accord d’association UE-Israël tant que les conditions d’application ne sont pas réunies.
Nous, militants et syndicats CGT signataires de la présente déclaration, lançons un appel à nos concitoyens pour boycotter les produits israéliens, et soutenons le mouvement citoyen BDS. Simultanément, nous dénonçons l’offensive politico-idéologique contre le boycott qui a été lancée par les organisations et les médias qui soutiennent l’Etat colonial d’Israël.
Nous, militantEs CGT de différentes régions et branches professionnelles, sommes fortement concernéEs par la solidarité avec le peuple palestinien et la reconnaissance des droits des peuples de la région.
En France la fédération CGT de l’agro-alimentaire et la CGT-INRA se sont inscrites dans le mouvement BDS tout comme la fédération française CGT des ports et docks qui a participé en juin 2010 à l’action internationale de refus de chargement ou déchargement des bateaux israéliens, ainsi que l’UL CGT de Tourcoing, et la CGT Educ’action en 2014.
Si les travailleurs du monde disent avec force : plus aucune collaboration avec cet Etat tant que les droits de l’Homme et le droit international ne seront pas respectés ! cela peut être très efficace. La France, 8ème partenaire économique d’Israël peut prendre un poids d’importance dans cette campagne pour le respect du droit.
Le pouvoir sioniste l’a bien compris qui s’appuie sur ses relais locaux pour poursuivre systématiquement pour antisémitisme celles et ceux qui soutiennent le boycott, le plus célèbre d’entre eux étant sans doute Stéphane Hessel !
N’en doutons pas, la campagne BDS en est d’ores et déjà un élément incontournable. Nombre de syndicats anglo-saxons adhérents de la CSI, et la FSM ont rejoint la campagne BDS ; la COSATU (principal syndicat en Afrique du Sud) en est l’un des grands partenaires. Pour contribuer à ce débat, nous réfléchissons aussi à l’organisation d’une tournée en France de syndicalistes Palestiniens et Sud-Africains, sur la question de l’apartheid, tout en dénonçant la direction de la Histadrut, le principal syndicat israélien qui est complice de la politique d’apartheid de son gouvernement.
26 juin 2014
(Trois documents « annexes » sont disponibles :
- PALESTINE - Mouvement BDS et CGT (argumentaire détaillé, 2012)
- Tribunal Russell pour la Palestine, 2011
- Brochure sur la Histadrut, 2011 et 2013)
Pour contacter ce collectif de signataires, ou pour signature de cette adresse par des militants CGT, envoyer un courriel à cgt.collectifbds@yahoo.fr
145 Premiers signataires :
Syndiqués CGT (131) :
ADDA BENYOUSSEF Belkacem, Bobigny, 93, membre bureau UFICT des territoriaux de Bobigny.
ANSALDI Henry, Marseille, 13, CGT FAPT, membre du bureau CGT Telecoms 13.
AUBINAIS Didier, Paimboeuf, 44, FAPT, Délégué Syndical.
AUDRAIN Eric, Lannion, 22, CGT FAPT 22, retraité.
BALTZER Patrick, Ostwald, 67, CGT Bas Rhin, Renseignements 118712 France Telecom
BASARSLAN Yücel, Colmar, 68, membre bureau UL CGT Colmar.
BEN YAKHLEF Mohamed, Villeneuve St-Georges, 94, délégué CGT Sony DADC, trésorier Syndicat Territorial Transport Routier et Auxiliaires Transports du bassin Villeneuvois (STTRATBV CGT)
BERNARD Patrick, Grenoble, 38, Secrétaire Général de l'UST Métallurgie CGT Isère.
BESSELIEVRE Maxime, La Courneuve, 93, CGT Educ'action, membre du bureau 93 et de la CE nationale.
BEURIER Michel, St Eloy Les Mines, 63, CGT mines énergie, retraité, membre du bureau USR 63.
BEUZIT Joëlle, Clermont-Ferrand, 63, CGT des juridictions financières, membre du comité technique.
BICER Ergan, Nantes, 44, secrétaire section CGT-travailleurs sociaux pénitentiaire, 44.
BICHON Roger, Clermont-Ferrand, 63, CGT métallurgie, membre de la CE USR Cgt 63.
BOLLE-REDDAT Matthieu, Versailles, 78, secrétaire général, syndicat CGT des cheminots de Versailles
BOMBLED Jean-Luc, Le Mans, 72, CGT Montjoie, délégué syndical et secrétaire CHSCT.
BOUCHER Jean, Vinça, 66, secrétaire général de l’Union locale CGT du Conflent.
BOULIL Saliha, Thiers, 63, CGT Commerce, déléguée syndicale et membre CE UD 63
BOUSSALA Othmane, Marseille, 13, secrétaire général du syndicat départemental CGT des entreprises de propreté.
BRACHET Chantal, Montpellier, 34, CGT-INRA, membre du BN.
BRACHET Patrick, Clermont-Ferrand, 63, CGT-INRA.
CAMPGUILHEM Frédéric, Clermont-Ferrand, 63, secrétaire départemental SDEN-CGT 63, CE de l'UD 63.
CHARMOILLAUX Julie, Clermont-Ferrand, 63, SNSD (CGT-Culture), déléguée syndicale, secrétaire de section.
CHILLIARD Yves, Clermont-Ferrand, 63, CGT-INRA, membre de la CE, secrétaire de section.
CHOLET Bernard, Toulouse, 31, CGT cheminots retraités.
CONTREPOIS Michel, Vicq, 03, FERC-CGT, retraité INRA.
CORDINI Marie-Laure, Grenoble, 38, déléguée CGT ST Microelectronics Crolles, CE de la Fédération des Métaux.
DAVI Hendrik, Avignon, 84, CGT-INRA, membre de la CE.
DELAUNAY Sabine, Paris, 75, FERC, membre du BN de la CGT-INRA.
DELAVEAU Nicole, Langon, 33, membre du Bureau de l'UL CGT du Sud-Gironde.
DENIS Isabelle, Jouy-en-Josas, 78, CGT-INRA, membre de la CE.
DEVILLA Clément, Saint-Marcellin, 38, Secrétaire de l’UL CGT.
DEPRE Roger, Perpignan, 66, membre du bureau de l’UD-CGT 66.
DIFFERT Pierre, Rennes , 35, Synd. Retraités Organismes Sociaux (SROS35;CGT ), secrétaire adj., membre CE-UFROS.
DI-LETA Emilienne, Marseille, 13, UL CGT Timone Capelette.
DI-LETA Patrice, Marseille, 13, UL CGT Timone Capelette, CGT chômeurs UD 13.
DIMAN J-Louis, Guadeloupe, 97, secrétaire général de la section CGTG-INRA.
DIMNET Gilles, Strasbourg, 67, Services Publics, CGT Communauté Urbaine de Strasbourg.
DIOU Florian, Vichy, 03, CGT Territoriaux Vichy.
DUMOULIN Guy, Clermont-Ferrand, 63, CGT- Santé63, membre CE Centre Hospitalier Ste Marie, retraité.
DUPRE Olivier, Lille, 59, Fédération CGT de l'équipement.
DUPRIEZ Jean-Luc, Nérac, 47, secrétaire général UL de l'Albret (47).
DURAND Jean-Louis, Lusignan, 86, CGT-INRA, membre de la CE.
FARGHEOT Fabrice, Clermont-Ferrand, 63, Secrétaire CGT Valeo Issoire, Secrétaire USTM CGT 63.
FAURE Christine, Clermont-Ferrand, 63, CGT FAPT 63, déléguée syndicale.
FERNANDEZ Julia, Chatou, 78, CGT Métallurgie Thales, élue DP et CHSCT.
FIORANI Régine, Marseille, 13, CGT FAPT13, membre du BE Télécom13, BN de l'UFC-FAPT.
FLEURET Aurore, Châteauroux, 36, secrétaire syndicat CGT territoriaux-Féd. services publics, membre CE UD-36
FONT Stéphanie, Perpignan, 66, membre du bureau du CPAM-CGT66.
FRITEL Bruno, Nantes, 44, CGT Pénitentiaire
GABRELLE Mireille, Lille, 59, CGT Educ'Action Nord, membre de la CE départementale et nationale.
GATTULLI Michel, Perpignan, 66, CGT cheminots, membre CE CGT cheminots et UD 66.
GENDROT Gyslaine, Lyon, 69, CGT-INRA, membre du BN.
GENEIX Christian, Perpignan, 66, UGFS-CGT, membre de la CFC de l’UD-66.
GLEIZE Bernard. Retraité FRALIB. CGT 13. Ex responsable CGT pour l'agro, PACA et LANGUEDOC ROUSSILLON.
GOMEZ Andrés, Mandeure, 25, secrétaire du syndicat CGT Beaulieu (automobile)
GOUJON Pascal, Nantes, 44, CGT du Conseil Général de Loire-Atlantique, secrétaire général.
GRAUX Christian, Créteil, 94, Fédé CGT Services Publics, membre CE UGICT-CGT 94
GRELLIER Pierre-Yves, Nantes, 44, syndicat CGT Finances Publiques 44, membre CE UD CGT 44
GUEZENEC Mireille, Pontrieux, 22, ex collaboratrice secteur formation CGT, Membre du groupe CGT au Conseil Economique et Social, Enseignante retraitée
GUILLAUMIN Michel, Cahors, 46, Comité National CGT des Privés d'Emploi et Précaires, membre du Bureau et du Conseil national.
HACENE Otsmane, Marseille, 13, CGT FAPT, Délégué Syndical, membre CE FAPT13 et BE des télécoms.
HAMON Rémi, Lorient, 56, secrétaire départemental Cgt-Educ'action 56.
HARSTER Alain, Strasbourg, 67, secrétaire syndicat CGT-DIRECCTE Alsace.
HENRIOT Camille, Bobigny, 93, membre bureau UFICT des territoriaux de Bobigny.
HERVY Guy, Paris, 75, CGT cheminot retraité, UD de Paris.
HESSE Sébastien, Metz, 57, Fédération CGT Equipement Environnement, secrétaire section CGT
HIDRI Fethi, Marseille, 13, délégué CGT Méditerranée Préfa
HIDRI Rim, Gémenos, 13, CGT Fralib (FNAF-CGT)
HOAREAU Charles, Marseille, 13, CGT Entreprises de propreté, membre du BE UD-13.
HUCK Freddy, Montreuil, 93, militant syndical de la FNAF-CGT.
IACONELLI Silvana, Bobigny, 93, membre bureau UFICT des territoriaux de Bobigny.
IRIARTE ARRIOLA J-Christophe, Amiens, 80, Union Syndicats Personnels Animation et Organisations sociales sportives et Culturelles , USPAOC-CGT 80.
JACQUES Alain, Bagneux, 92, Métallurgie-CGT Thales, ancien permanent, retraité.
JACQUET Patricia, Lyon, 69, CGT-Juridictions financières.
JACQUOT Clément, Clermont-Ferrand, 63, SAMA-CGT Spectacle, membre de la CE UD-CGT 63.
JAMERON Michel, Nantes, 44, CGT du conseil général, membre de la CE de l'UD-CGT 44.
JOINEAU Pascal, Châteauroux, 36, CGT Cheminots, secrétaire du syndicat des cheminots de l'Indre .
JOUANNEAU Felix, Rennes, 35, SROS-35-CGT, membre du conseil syndical.
JOUANNEAU Maryvonne, Rennes, 35, SROS-35-CGT, trésorière.
KARAS Frédéric, Strasbourg, 67, CGT FAPT67, membre du secrétariat départemental et de la CE.
KAUFMANN Carola, Clermont-Ferrand, 63, Institut d'histoire sociale CGT 63, et CGT Finances publiques.
KONIECZNY François, Le Puy, 43, CGT agroalimentaire, élu Ch. Agriculture 43 collège salariés prod. agricole (3A)
LAMAUD Eric, Villenave d'Ornon, 33, FERC CGT-INRA, membre de la CE.
LAMURE Simon, Clermont-Ferrand, 63, CGT-multipro-chômeurs-précaires.
LARRIVEE Frédéric, Marseille, 13, CGT Finances publiques et UD-CGT 13
LATAPIE Maurice, La Salle les Alpes, 05, ex secrétaire fédéral USPAOC-FNSAC/CGT.
LAZREG Mabrouk, Bourg-en-Bresse, 01, Titulaire DP, Représentant syndical CE, CGT Danfoss, UD-01.
LEBAS Pierrot, Le Havre, 76, membre du bureau de l’UL CGT.
LEBERQUIER Olivier, Gémenos, 13, Délégué Syndical CGT Fralib (FNAF CGT)
LECHAT Noël, Sevran, 93, secrétaire général de la fédération des sociétés d'études CGT.
LECOQ Catherine, Marseille, 13, Fédé Spectacle et Audiovisuel, resp. du collectif mixité CGT, membre CE UD 13
LESAGE Jean-Yves, 93, membre CE Syndicat Général du Livre 93.
LUCARD Josette, Aubière, 63, retraitée éducation, membre du bureau de l'USR 63.
LUNEL Bethsabée, Annecy, 74, membre CE du syndicat CGT de l'Université de Savoie, et du BN de FERC Sup.
MAGNAUDET Julien, Clermont-Ferrand, 63, CGT-INRA Clermont, trésorier adjoint .
MAUDUIT Edmond, Marseille, 13, syndicat CGT Air France, retraité, ancien secrétaire général.
MEEGENS Samuel, secrétaire général de l'UL CGT de Tourcoing.
MENARD Jean-Pierre, Nantes, 44, CGT retraités.
METRAL-BOFFOD Philippe, Annecy, 74, CGT-Fapt.
MILLET Jacques, Bouville, 76, BN SNTRS-CGT, CE UD76-CGT, bureau UL Rouen CGT.
MONEO Caroline, Bobigny, 93, membre bureau UFICT des territoriaux de Bobigny.
MOUCHONNIER Pascal, Riom, 63, Union locale CGT de Riom, secrétaire.
MOUSSET Claire, Quetigny, 21, FERC-CGT , membre BN CGT-INRA et CEF FERC et CESER de Bourgogne.
MUSSAT Philippe, Gennevilliers, 92, section retraités SNECMA, Bureau UL CGT Gennevilliers-Villeneuve La Garenne.
NADAL Sabine, Perpignan, 66, FERC-CGT, membre de la CE.
ORJOL Denis, Lannion, 22, Trésorier de l'UL CGT.
PAGE Jean-Pierre, ancien responsable Département International de la CGT, ancien membre CE confédérale
PAGES Jean-François, Clermont-Ferrand, 63, CGT FAPT63.
PARQUET Bernard, 94, retraité CGT EDF.
PATILLON Franck, Clermont-Ferrand, 63, CGT Michelin, membre CE UD 63.
PAULIAC Julien, Clermont-Ferrand, 63, secrétaire général UD CGT 63.
PAVELEK Jean-Jacques, Bobigny, 93, membre bureau UFICT des territoriaux de Bobigny.
PERRIN Jean-Robert, Sidiailles, 18, CGT Air France, ancien SG union syndicale CGT plate forme d'Orly
PREBET Christiane, Taluyers, 69, Féd. nationale industries chimiques, section de Rhodia centre de recherche St Fons.
PREVOT Gérald, Châteauroux, 36, Fédération santé-sociaux CGT de l’Indre.
POUSSY Guy, Champigny, 94, retraité, UL de Champigny, syndiqué depuis 1951.
RACAPé Simone, Rennes, 35, SROS CGT 35, membre du conseil syndical.
RENARD Michel, Carmaux, 81, CGT plateforme distribution courrier, Membre CE CGT-FAPT du Tarn.
RENOU Daniel, Angers, 49, CGT INRA, retraité.
REYES Eddy, Nîmes, 30, CGT, membre de la CE du syndicat cheminots de Nîmes.
RODRIGUES Julien, Strasbourg, 67, Services Publics, CGT Conseil Général du Bas-Rhin
RODRIGUEZ Gilbert, Nanterre, 92, Union locale CGT
ROUGIER Sylvette, Poitiers, 86, retraités Santé et Action Sociale de la Vienne, ancienne membre CE UD CGT 86 et SG UL CGT de Poitiers, ancienne trésorière CGT CHU Poitiers.
ROUSSEAU Jeanne, Perpignan, 66, CGT Santé, Hôpital de Thuir, membre de la CE.
SEREZAT J-Pierre, Lussat, 63, préretraité, CGT Michelin, Fédération de la Chimie.
SININGE Nicole, Cournon , 63, CGT Territoriaux, secrétaire Syndicat Clermont Co, membre CE UD 63
TAILHANDIER Jean Paul, Clermont-Ferrand, 63, CGT Michelin, retraité.
TARDY Arlette, Romans, 26, CGT santé/action sociale, retraitée (ancienne déléguée syndicale)
TRIN Michel, Aurillac, 15, retraité La Poste, secrétaire USR CGT Cantal, membre BD UD 15.
VICIANA Stéphane, Clermont-Ferrand, 63, CGT Hôpital Sainte Marie.
VIGUIE Loic, Clermont-Ferrand,63, CGT construction.
Organisations CGT (8):
Syndicat des Cheminots de Versailles, CGT.
Syndicat CGT-INRA.
Syndicat CGT Educ'Action Nord (59).
Syndicat CGT des retraités des organismes sociaux d'Ille-et –Vilaine (SROS 35).
Syndicat UFICT des territoriaux de Bobigny.
Syndicat départemental CGT 13 des entreprises de propreté.
Union Locale CGT Marseille centre.
Union Départementale du Puy-de-Dôme (UD-CGT 63).
Anciens syndiqués CGT (6):
AMSELLEM Alain, Taverny, 95, ancien secrétaire non permanent UGICT, ancien membre de la CE des Centres EDF/GDF, ancien membre de la commission nationale cadres de la fédération de l'énergie.
CHAISE J-Pierre, Clermont-Ferrand, 63, ex CGT-INRA, retraité.
DIONISI Dominique, Paris, 75, Retraité, ex adhérent CGT, 75018
DARRAS Gisèle, Vitry-sur-Seine, 94, retraitée, ex CGT Air France (USRAF banlieue sud)
LEVY Pierre, Paris, 75, journaliste, ancien militant CGT-Bull.
SILVAIN Roger, Boulogne Billancourt, 92, ancien dirigeant CGT Renault Billancourt, président du FSC
ANNEXE 1 : PALESTINE - Mouvement BDS et CGT (argumentaire détaillé rédigé en 2012)
La Palestine est l’un des derniers pays colonisés, avec des spoliations, injustices et discriminations de grande ampleur à l’encontre des palestiniens, qui perdurent et s’aggravent depuis plus de 60 ans au mépris de la justice et du droit international (ONU, Cour Internationale de Justice, Cour Pénale Internationale). Ceci entretient un foyer de guerre au Moyen-Orient et de tensions dans le monde.
Nous sommes directement concernés en Europe et en France du fait de la proximité géographique, de l’importance de nos populations d’origine arabe ou musulmane, des accords UE-Israël, de l’entrée scandaleuse d’Israël dans l’OCDE en 2010, de la tentative de construire une Union Méditerranéenne néolibérale, et des luttes idéologiques autour de l’antisémitisme, des droits de l’homme, de la civilisation ( !) et de l’identité nationale en France.
Une des formes non violentes de solidarité qui se développe est le mouvement « Boycott, Désinvestissements, Sanctions » (BDS) à l’appel de 172 organisations de la société civile palestinienne en 2005 (http://bdsmovement.net/?q=node/52#French)1, que soutiennent plusieurs organisations syndicales en France (notamment SUD et FSU), en Europe et dans le monde (dont les militants pacifistes israéliens cf. http://www.ujfp.org/spip.php?article1299&lang=fr , ainsi que les militants juifs antisionistes, par exemple ceux de l’UJFP, cf. http://www.ujfp.org/spip.php?article2074). Par son caractère original, massif, international et unitaire le mouvement BDS s’inspire du mouvement de boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid.
Le mouvement BDS pour faire pression sur Israël se renforce et s’accélère depuis les massacres de Gaza début 2009 (cette montée en puissance de BDS expliquant probablement les attaques en justice et autres actions de répression dont sont victimes des militants français ces derniers mois (voir plus loin), à la demande notamment des autorités israéliennes) et depuis les assassinats de militants internationaux de la flottille internationale pour lever le blocus de Gaza, début juin 2010.
La CGT confédérale a défini le 25 mai 2010 sa position sur cette question (http://www.cgt.fr/spip.php?article37400), qui appelle notamment à l’obligation de transparence sur l’origine des produits, et au respect de la légalité internationale, comme par exemple dans l’affaire Brita/Soda-Club.
Par ailleurs, des militants et organisations de la CGT sont membres de collectifs BDS et participent à leurs actions (voir par exemple l’UD-CGT 63 http://www.france-palestine.org/article14465.html et la lettre co-signée par l’ud-cgt 63, en .pdf sur ce lien ;
L’INTERSYNDICALE CGT-FO-FSU-UNEF DE L’UNIVERSITÉ DE SAVOIE 14 mars 2010: Boycott, Désinvestissements, Sanctions : Non aux collaborations avec les universités israëliennes http://snesup-univ-savoie.fr/blog/?p=228 ;
la CGT-INRA et de la CGT-FNAF à la campagne contre Agrexco : (http://www.inra.cgt.fr/actualites/tracts/Communique_cgt-inra_Agrexco_nov2010.pdf ) ).
1 La liste des organisations palestiniennes (http://bdsmovement.net/?q=node/52#Endorsed_by: ) montre le caractère massif et divers de cet appel BDS, avec de nombreux syndicats, partis, ONG, associations culturelles et laïques, situées en Palestine occupée, en Israël ou dans les camps de réfugiés à l’extérieur.
Toutefois, des échanges de lettres ouvertes entre le mouvement BDS et la cgt confédérale (suite à sa prise de position du 25 mai 2010)2, ont lancé un débat de fond sur les rapports entre les luttes des peuples colonisés, les Etats oppresseurs et leurs populations, et les mouvements de solidarité internationale (associations, partis politiques et syndicats).
Simultanément, une offensive politico-idéologique contre le boycott s’est dévelopée chez les partisans d’Israël, avec la montée au créneau de dirigeants politiques et/ou d’ « intellectuels » médiatisés (http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/01/le-boycott-d-israel-est-une-arme-indigne_1433857_3232.html#xtor=AL-32280184 ) dans le cadre d’une suite de débats dans le journal Le Monde (voir par exemple les articles pro-BDS :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/02/26/boycotter-le-juge-francais-ou-l-avocat-d-israel-par-etienne-tete_1311579_3232.html#ens_id=1434212
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/03/31/boycott-desinvestissement-sanctions-une-campagne-pour-la-justice-par-ivar-ekeland-annick-coupe-nahla-chahal-et-michele-sibony_1326939_3232.html#ens_id=1434212).
On notera en particulier une importante déclaration du 9 novembre 2010, co-signée par 13 maires ou élus municipaux du 44 (dont certains PS):
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/09/boycott-desinvestissements-sanctions-une-arme-pacifique-contre-la-colonisation-israelienne_1437838_3232.html#ens_id=1434212
Nous, signataires de cette lettre, sommes des militants CGT de différentes régions et branches professionnelles, fortement concernés par la solidarité avec le peuple palestinien et qui souhaitent faire évoluer la réflexion au sein de la CGT pour clarifier le débat sur BDS. Nous souhaitons en effet aider la CGT confédérale de prendre une position actualisée en fonction de l’évolution de la situation nationale et internationale.
En effet, malgré le soutien de la majorité des pays membres de l’ONU au principe d’un Etat palestinien indépendant et souverain, les blocages et reculs s’accumulent sur le terrain : poursuite par Israël de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, des assassinats et des emprisonnements de citoyens palestiniens, des discriminations contre les arabes israéliens, du maintien des réfugiés en exil, et du non respect du droit international depuis 60 ans.
Il faut noter que le tribunal Russell pour la Palestine a conclu fin 2011 « qu’Israël soumet le peuple palestinien à un régime institutionnalisé de domination considéré comme apartheid en vertu du droit international ». Sur cette base, le tribunal Russell exhorte « la société civile mondiale à reproduire l’esprit de solidarité qui a contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, notamment en conscientisant les parlements nationaux par rapport aux conclusions de ce Tribunal et en soutenant la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) ».
Ces conclusions ont été soutenues, notamment par le conseil national de la FSU, et par la CGT-INRA3, début 2012.
En France, l’offensive idéologique et juridique du CRIF et des réseaux sionistes, s’accompagne de nombreuses actions en justice appuyées par le pouvoir sarkozyste contre les militants qui participent aux actions BDS, dans les grandes surfaces notamment, et sont taxés d’antisémitisme. Mais deux jugements
2 Voir par exemple à ce sujet :
- déclaration de la CE du syndicat CGT-Acsé (Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances) le 15 juin 2010, demandant à la CGT de revenir sur sa position du 25 mai…
http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=127:le-syndicat-cgt-de-lacse-vote-une-motion-en-faveur-du-boycott-disrael&catid=9:evenements-bds-france
- lettre ouverte de JF Courbe, responsable CGT pour activités Euromed et monde arabe, en réponse à une lettre ouverte de BDS France à la prise de position CGT du 25 mai 2010 (La lettre de JF Courbe en .pdf est disponible sur http://www.ujfp.org/spip.php?article1322 )
- réponse de M. Warchawsky (militant israélien) le 12 août à JF Courbe http://www.ujfp.org/spip.php?article1322
3 http://www.inra.cgt.fr/actualites/tracts/CGT_INRA_TribunalRussell_Palestine_fev2012.pdf
récents pour les affaires de Bobigny et de Mulhouse (contre lesquels les sionistes ont fait appel) montrent que l’amalgame honteux entre antisionisme et antisémitisme prend de moins en moins (voir note4 ).
En résumé, le gouvernement israélien, a montré, y compris par les liens nouveaux tissés avec l’extrême droite européenne, qu’il ne voulait ni la paix, ni la démocratie et se réfugiait dans la fuite en avant vers un fascisme de plus en plus assumé.
En son temps l’Afrique du Sud a connu un gouvernement fasciste qui, comme Israël aujourd’hui, pratiquait l’apartheid pour une partie de sa population. Les luttes de son peuple, la pression internationale, les campagnes de boycott en sont venues à bout.
La campagne BDS, tournée non contre les peuples de la région mais contre le gouvernement qui les opprime, peut s’avérer comme un élément décisif. Empêcher ce gouvernement de faire des affaires avec le reste du monde et en particulier les Etats Unis et l’UE qui sont ses principaux partenaires est un enjeu politique de première importance.
C’est cette analyse qui a conduit la FSM à appuyer cette campagne de soutien concret au peuple palestinien dans le monde. En France la fédération CGT de l’agro-alimentaire et la CGT-INRA se sont inscrites dans ce mouvement tout comme la fédération française CGT des ports et docks qui a participé en juin 2010 à l’action internationale de refus de chargement ou déchargement des bateaux israéliens.
Peut être que dans un avenir proche toute la CGT, comme l’ont déjà fait nombre de syndicats anglo-saxons adhérents de la CSI, décidera de s’associer à cette campagne ?
Si les travailleurs du monde disent avec force : plus de travail avec cet état tant que les droits de l’homme ne seront pas respectés ! Cela peut faire très mal. La France, 8ème partenaire économique d’Israël peut prendre un poids d’importance dans cette bataille.
Le pouvoir sioniste l’a bien compris qui s’appuie sur ses relais locaux pour poursuivre systématiquement pour antisémitisme (dont le plus célèbre est sans doute S. Hessel), celles et ceux qui le prônent.
N’en doutons pas, la campagne BDS en est d’ores et déjà un élément incontournable.
En parallèle, la CGT pourrait organiser une tournée en France de syndicalistes Palestiniens et Sud-Africains, sur la question de l’apartheid, tout en se désolidarisant de la Histadrut, le principal syndicat israélien qui est complice de la politique d’apartheid de son gouvernement.
ANNEXE 2 :Tribunal Russell pour la Palestine (2011)
Avec proposition de motion CGT en fin d’Annexe 2
4 le Tribunal de Grande Instance de Paris a, dans son arrêt du 8 juillet 2011, reconnu que l’appel au boycott des produits israéliens n’avait rien d’illégal, mais relevait d’un usage ordinaire de la liberté d’expression :
« Dès lors que l’appel au boycott des produits israéliens est formulé par un citoyen pour des motifs politiques et qu’il s’inscrit dans le cadre d’un débat politique relatif au conflit israélo-palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée internationale, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une Nation n’est pas constituée. »... « La critique d’un État ou de sa politique ne saurait être regardée, de principe, comme portant atteinte aux droits ou à la dignité de ses ressortissants sans affecter gravement la liberté d’expression dans un monde désormais globalisé dont la société civile est devenue un acteur majeur, et alors qu’aucun “délit d’offense à État étranger” n’a jamais été consacré par le droit positif ni par le droit coutumier international, tant il serait contraire aux standards communément admis de la liberté d’exprimer des opinions ».
Cet arrêt souligne qu'on ne peut en aucun cas accuser de « provocation à la discrimination, la violence ou la haine à l’égard d’un groupe de personnes à raison de son appartenance à la nation israélienne, puisque certains secteurs de l’opinion israélienne soutiennent l’appel BDS ». Et fait observer que : « La confrontation des points de vue est précisément de nature à convaincre que l’appel pacifique et sans contrainte au boycott des produits israéliens est indissociable du débat d’opinion que suscitent partout dans le monde les préoccupations liées au règlement d’un conflit endémique depuis plus de 60 ans.»
ANNEXE 3 : Brochure sur la Histadrut
La Histadrout (Association générale des travailleurs sur la terre d’Israël) : Histoire et rôle dans l’occupation, la colonisation et l’apartheid
(Trade Union Friends of Palestine, Belfast, Irlande, 2011; BDS France Editions, 2013; 27 pages)
Extraits et Résumé5 :
La Histadrout a été créée en décembre 1920 durant le Mandat britannique sur la Palestine. Depuis sa création, ses objectifs n’ont pas été de construire la solidarité des travailleurs ni de représenter ou de faire campagne pour leurs droits. Bien au contraire, elle a été fondée comme une organisation sioniste, exclusivement juive, pour faciliter la colonisation de la Palestine, et pour promouvoir l’exclusion de la main-d’oeuvre et de la production palestinienne.
Une fois l’indépendance d’Israël proclamée en 1948, la Histadrout est devenue un syndicat-patron extrêmement puissant. Possédant quelques-unes des plus grandes entreprises en Israël, elle en est devenue le premier employeur et en 1983 environ 85% des salariés israéliens en étaient membres. Un rapport de 1989 révèle que les entreprises de la Histadrout détenaient le pire bilan en matière d’exclusion systématique des travailleurs arabes.
Aujourd’hui, elle continue de travailler main dans la main avec le gouvernement israélien, elle promeut et défend une politique qui viole les droits fondamentaux, civils, politiques et humains des Palestiniens.
Lors de l’adoption en 2011 par le Parlement israélien d’une série de nouvelles lois racistes discriminant les citoyens arabes d’Israël, la Histadrout s’est faite remarquer par son silence.
Les Palestiniens travaillant en Israël n’ont pas le droit d’être représentés par les syndicats palestiniens et n’ont jamais bénéficié de la protection de la Histadrout, à laquelle ils ne peuvent adhérer, alors qu’une des conditions de leur embauche est le prélèvement de 1% du salaire pour la Histadrout en tant que « frais d’organisation».
De plus, depuis les années 90, le gouvernement israélien a imposé un prélèvement supplémentaire de 2% sur les travailleurs du bâtiment pour faciliter la formation des nouveaux immigrants juifs russes: une situation qui signifie que les travailleurs palestiniens sont tenus de « financer la formation d’une main-d’oeuvre destinée à les remplacer».
Pire encore, en 2009, le rapport de Hever « Vol d’État » démontre que la Histadrout est complice de la politique du gouvernement israélien consistant à déduire environ 20% du salaire des travailleurs palestiniens pour une prétendue contribution aux prestations d’aide sociale, prestations qui pour la plupart ne sont pas accordées aux travailleurs palestiniens.
Politiquement et pratiquement, la Histadrout a toujours soutenu l’occupation. Son ancienne entreprise de construction, Solel Boneh, a construit plusieurs des premières colonies. La banque Yashav dont elle possède 25% des actions, est active dans Jérusalem-Est occupé. Quant aux Israéliens vivant dans les colonies illégales, ils peuvent adhérer à la Histadrout alors que leurs voisins Palestiniens ne le peuvent pas !
La Histadrout a également soutenu l’attaque contre Gaza en 2008-2009, au cours de laquelle 1.385 palestiniens, dont 318 enfants, ont été tués.
La Conférence des syndicats palestiniens pour le BDS (PTUCV-BDS) a condamné résolument la Histadrout et a appelé en 2011 les syndicats internationaux à rompre tous les liens avec elle en raison de sa complicité historique et actuelle avec les violations par Israël du droit international et des droits des Palestiniens.
La Palestine General Federation of Trade Union (PGFTU) refuse de normaliser ses relations avec la Histadrout aussi longtemps que l'occupation israélienne de la Palestine existe et aussi longtemps que les pratiques racistes contre le peuple et les travailleurs palestiniens continuent. Elle appelle toutes les organisations syndicales du monde à boycotter toutes les institutions israéliennes impliquées dans l'occupation et ses pratiques.
Dans la Confédération Syndicale Internationale (CSI), le représentant de la Histadrout n’a qu’une seule activité : lutter contre toute velléité de boycott syndical.
Des organisations du mouvement syndical international, comme le TUC britannique et le TUC écossais, sont engagées dans la rupture, ou dans la révision de leurs relations avec la Histadrut.
5 La brochure complète (27 pages) est disponible sur demande

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:46

La très officielle banque centrale des Etats-Unis (la Fed) vient de donner des chiffres :

En 1989, 5% des américains les plus riches possédaient 54% des richesses nationales. Cette part s'élevait à 61 % en 2010 et 63% en 2013.

 

Les emplois créés liés à la croissance du PIB sont essentiellement des mini-jobs mal payés. Les couches supérieures du salariat subissent les délocalisations. Le résultat est bien connu..

 

Et le parti d'Obama s'est pris une claque aux élections pour le Sénat... Montée de l'abstention chez les jeunes et les travailleurs. Surgissement très localisé de l'extrême-gauche qui avait gagné un siège au conseil municipal de Seattle et dont quelques candidats réalisent des scores étonnants (jusqu'à 21%). Progression spectaculaire du Parti Républicain et du Tea Party.

 

Si quelqu'un vous dit que ça ressemble à la France donnez lui rendez-vous à Lyon le samedi 29 novembre pour la manif contre le congrès du FN !

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:47

En Allemagne, le syndicat GDL, syndicat catégoriel des seuls agents de conduite des trains, a organisé une grève reconductible avec comme revendication centrale l'augmentation des salaires. Les cheminot-es de la Deutsche Bahn y ont largement participé, et pas seulement les agents de conduite. Il faut savoir qu'en raison de la passivité du syndicat majoritaire chez les cheminots EVG, affilié au DGB la grande confédération syndicale allemande, GDL déborde depuis déjà quelques années de son champ catégoriel d'origine. Sans l'avoir vraiment voulu, la direction du GDL se trouve ainsi portée en position d'alternative syndicale au monolithe social-démocrate.

 

Le même phénomène existe dans d'autres secteurs professionnels, par exemple le secteur aérien. Ces réactions spontanées des salariés poussent-elles le DGB à être plus revendicatif et plus combatif ? Au contraire ! Depuis plusieurs mois, le DGB et la quasi-totalité de ses fédérations mènent une grande bagarre pour ... réduire le droit de grève, le restreindre au seul syndicat majoritaire dans chaque entreprise !

 

Le syndicalisme catégoriel est certes  une impasse car il ne permet pas les solidarités interprofessionnelles et souvent refuse de pointer la nécessité de rompre avec le capitalisme. Mais à quoi sert le syndicalisme interprofessionnel, du type DGB, qui s'allie au patronat pour hurler contre les grévistes, qui refuse d'organiser et même de soutenir les luttes ? A quoi peut bien servir un syndicalisme d'accompagnement comme le mène en France la CFDT lorsqu'il n' y a rien d'autre à accompagner que des régresions sociales ? Les cheminots allemands seront-ils capables d'impulser un renouveau du syndicalisme de lutte non seulement dans leur entreprise mais pour tous les travailleurs ?

 

Dernière question : Pourquoi la fédération des transports de la CES (ETF)  fait-elle silence sur le mouvement de grève des cheminots allemands ? Parce que le poids de la DGB est prépondérant dans la CES bien sûr. Mais nous aimerions une prise de position claire de notre CGT sur ces deux points précis : les cheminots allemands ont-ils raison de se battre pour les salaires ? Le DGB doit-il être désavoué pour son offensive anti-grève ? Et enfin quelles solidarités apporter aux travailleurs allemands en lutte ?

 

 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 08:22

Une semaine anglaise de contestation

Samedi 17 octobre une manifestation nationale des TUC, la confédération syndicale anglaise, rassemblait près de 100 000 personnes à Londres pour une hausse des salaires. Un demi-succès qui vient conclure une semaine marquée par une actualité revendicative qui constitue un petit renouveau ici.

Une grève a en effet touché le NHS, le service public de santé, pour des augmentations salariales. Une première depuis des années.

Le lendemain, les syndicats des salariés des collectivités locales annulaient le préavis de grève devant l’annonce d’une augmentation de 2,2% étalée sur deux ans. La grève étant en Angleterre strictement encadrée par un vote majoritaire préalable et beaucoup de salariés étant très mécontents du recul des syndicats, ces derniers vont consulter par vote les travailleurs pour savoir s’ils acceptent ou non cette maigre augmentation après plusieurs années de blocage de salaires. En cas de vote majoritaire contre la proposition l’option de la grève serait à nouveau sur la table. La réaction des salariés vient bousculer le deal passé entre le parti travailliste qui dirige la majorité des collectivités locales et qui ne veut pas de vague avant les élections de l’an prochain, et la direction des syndicats où l’influence des hommes du parti travailliste est prépondérante.

Enfin c’était le tour des salariés de l’Etat et de leur syndicat, le PCS un des plus combatif en Angleterre, de faire une journée de grève contre les privatisations de services et pour les salaires.

Une semaine d’agitation sociale comme on en avait pas vu depuis longtemps.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 02:12

veolia-rail.jpg

Les Médias n'en parlent pas, mais pendant que les cheminots Français sont en grève, en Suède les cheminots entament leur deuxième semaine de grève ... contre l'opérateur français Véolia !

Face au désastre de la privatisation sauvage du rail en Grande-Bretagne, la Suède est montrée en modèle au sein de l'Union européenne d'une « libéralisation contrôlée ». La grève actuelle montre bien qu'on a affaire à un mythe, éclairant en ces temps de « réforme ferroviaire » en France.

On va avoir droit dans la presse aux poncifs sur la « culture du conflit » en France, idéologique et particulariste, face aux mythifiés pays nordiques où règne une « culture du compromis », empreinte de pragmatisme et d'intérêt général. Manque de chance, au moment où le mouvement se construit en France contre la réforme ferroviaire, la Suède connaît une grève dans le secteur du rail qui paralyse déjà depuis deux semaines toute la partie méridionale du réseau et menace désormais de s'étendre à tout le pays.

De la casse des Chemins de fer suédois, à l'ouverture à la concurrence puis la privatisation : un avertissement

Le système ferroviaire suédois est semi-privatisé.

Tout a commencé en 1988 par la séparation de l'infrastructure confiée à BV (Rail national suédois) et maintenu dans le giron public, et un opérateur SJ (Chemins de fer suédois) public, fragmenté en 2001 en sept entreprises, une partie d'entre elles privatisées depuis.

Il a fallu néanmoins attendre 2010 pour que le gouvernement décide de mettre fin au monopole public de SJ sur le transfert de passagers intérieur.

Depuis 2010 : une série d'opérateurs privés ont fait leur apparition, comme la Deutsche Bahn allemande dans les lignes du nord ou le luxembourgeois CFL pour le fret à partir du Goteborg.

Toutefois, le principal investisseur reste le français Veolia qui s'est emparé en quelques années de plusieurs lignes de trains inter-régionaux (ex : Stockholm-Goteborg), des lignes trans-frontalières avec la Norvège ainsi que la majeure partie du réseau méridional suédois.

Véolia, enfer des cheminots suédois : le règne du contrat « zéro heure »

Quelle conséquence de cette introduction de la concurrence pour les salariés ?

La réponse vient du mouvement de grève lancé ce lundi 2 juin sur la « ligne sud » (Södra Stambanan) reliant Malmo à Linkoping, la 4ème plus importante en taille du pays, paralysant le trafic pour 75 000 passagers.

La mobilisation est partie de 250 travailleurs, allant des contrôleurs aux conducteurs de train : ce qu'ils reprochaient à Veolia, d'avoir résilié leur contrat à temps plein, avec droits garantis pour les ré-embaucher par la suite en contrat « zéro heure ».

Des contrats « zéro heure » qui, rappelons-le, permet à l'employeur de confier des tâches à la mission à un salarié, payé à la tâche … et bien sûr non-payé entre-temps, soumis à la volonté despotique de son patron.

La précarité ultime.

Le syndicat réputé combatif SEKO (Syndicat des services et communications) dénonce cette situation et pose deux revendications :

• limiter le nombre de travailleurs temporaires autorisés à être utilisés dans l'année (maximum de 40 000 h),

• qu'une année d'emploi temporaire conduise à un recrutement en contrat stable.

Vers un élargissement de la mobilisation

Ces revendications, pourtant modestes, ont pour l'instant reçu une fin de non-recevoir de la part de la confédération patronale ALMEGA et de l'entreprise française Veolia.

Le mouvement va entrer désormais dans sa deuxième semaine de grève, il devrait s'étendre : « Nos négociateurs n'ont pas avancé, donc nous devons étendre l'action et faire monter la mobilisation » a confié le dirigeant syndical Erik Sandberg au journal suédois The Local.

Des trains ont déjà cessé de circuler sur la ligne Malmo-Stockholm, le syndicat a annoncé son intention de lancer un mouvement de grève à Stockholm à partir du 20 juin, si il n'obtenait pas satisfaction, en pleine période de vacances estivales.

Le mouvement de grève qui impliquait à l'origine 250 salariés en touche à présent plus de 1 260.

70 % des Suédois favorables au retour au monopole public !

Certes, le patronat, la presse locale essaient de monter les usagers contre les cheminots utilisant l'argument économique (« 2 millions de pertes par jour »)… et celui éculé de l'écologie (la pollution causée par la hausse du trafic sur le port d'Oresund, si!).

Toutefois, cette campagne médiatique que nous connaissons si bien en France ne semble pas marcher en Suède. Car, bien que l'expérience soit courte, la dégradation du service est déjà sensible depuis l'ouverture à la concurrence.

Le système ferroviaire suédois, réputé pour être un des plus efficaces, fiables, égalitaires d'Europe, semble se déliter dangereusement : retards de plus en plus fréquents, hausse des tarifs, sous-investissement, inégalités entre régions.

Ainsi, les compte-rendus mettent en avant le soutien apporté par les usagers de Malmo, principale ville du sud du pays frappée par la grève, aux travailleurs en lutte.

Un sondage récent dans le quotidien suédois Dagens Nyheter montre même le haut niveau de conscience de la population suédoise, dépassant les mots d'ordre du syndicat des transports.

En effet, 70 % des Suédois se déclarent favorables à la ré-introduction du monopole public sur les chemins de fer. Un camouflet pour les partisans zélés de la privatisation du rail !

Serait-ce tabou de dire que les « réformes ferroviaires » de libéralisation-privatisation ont conduit à des échecs, qu'elles unissent cheminots et usagers dans la volonté de retour au monopole public ?

 

Article tiré du blog solidarite-internationale-pcf

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 22:57

Nous publions ici la position du SAT, une organisation syndicaliste-révolutionnaire d'Ukraine qui tranche agréablement avec les discours dominants qui voudraient nous imposer de soutenir un nationalisme contre un autre, une oppression plutôt que l'autre...

 

 

Ukraine : Déclaration du SAT (Syndicat autonome des travailleurs)

Kiev. 14 mai 2014

 

Le nationalisme est l'ennemi mortel des travailleurs. Ceci est prouvé par les événements actuels en Ukraine, où les fascistes des deux bords aident la classe dirigeante à écraser physiquement le peuple travailleur. La question est : combien de victimes et de destructions seront nécessaires avant que prolétariat ukrainien le réalise.  Il y a une confrontation continue sur le territoire de l'Ukraine entre les groupes de la classe dirigeante locale et russe qui font s'opposer les travailleurs les uns contre les autres et attisent l'hostilité, et se rapprocher le pays d'un état de guerre civile. Les événements de Mariupol sont la matérialisation de cette confrontation. Beaucoup de gens, les combattants et les civils, les militaires professionnels et les conscrits, ainsi que les volontaires, ont, dans les deux camps du conflit, souffert des conséquences de l'"opération anti- terroriste".

 

C'est une situation critique pour les travailleurs. Le gouvernement traite toutes les personnes qui protestent dans le mouvement anti- Maïdan de la même manière : les soldats ne comprennent pas sur qui ils tirent, et ceux qui sont abattus ne comprennent pas pourquoi ils meurent. Les deux camps en conflit manipulent leurs "fantassins" avec un cynisme particulier, et c'est pourquoi les travailleurs en viennent à lutter pour des idées qui n'ont rien à voir avec leurs intérêts matériels de classe.

 

Les unités militaires ukrainiennes et d'autres groupes armés se battent pour les idéaux insensés de national-patriotisme et « l'unité de la nation », tandis que les séparatistes se battent pour la création d'un nouvel État et/ou l'adhésion à la Russie. Dans tous les cas, l'objectif est l'État nation bourgeois avec ses bureaucrates, ses policiers, ses juges, ses prisons, ses capitalistes et ses miséreux.

 

Désormais, il y a déjà des dizaines de victimes et de morts à la suite des combats entre ces deux mouvements réactionnaires. L'incompétence de l'armée d'une part et la dépravation des combattants de l'autre font croître les pertes de façon significative.

Les plus hauts rangs du mouvement anti-Maïdan sont généralement constitués de militaires à la retraite ainsi que de hauts fonctionnaires de la police restés fidèles à l'ancien régime. Par conséquent, la direction des « républiques populaires » dans les régions de l'Est de l'Ukraine peut en effet être désignée comme une junte : une dictature de la police et des forces armées.

 

Les groupes fascistes et de criminels présents dans ce mouvement donnent à cette junte un caractère global profondément réactionnaire et radicalement opposé aux intérêts de classe des travailleurs dans les régions de l'Est.

 

La propagande pro-russe dépeint les combattants séparatistes comme des combattants de la résistance antifasciste. Selon cette propagande, l'"opération anti-terroriste" lancée par le gouvernement ukrainien n'est rien d'autre qu'une attaque des fascistes ukrainiens du "Secteur Droit", dont le rôle dans ces événements et dans bien d'autres s'en trouve de manière consternante gonflé hors de toute proportion.

 

Le "Secteur Droit" est une coalition mal coordonnée de plusieurs organisations d'extrême-droite. Sa structure sociale se compose de jeunes d'extrême droite et de groupes criminels. La structure sociale des combattants des "républiques populaires" est similaire pour l'essentiel : adolescents, gangsters et éléments déclassés. La popularité du "Secteur Droit" en ce moment est très faible (inférieure même à celle du Parti communiste de l'Ukraine totalement discrédité) ; en outre, le "Secteur Droit" se trouve dans une situation de guerre secrète avec le gouvernement ukrainien.

 

En raison des opérations de relations publiques permanentes de la communauté internationale soi-disant antifasciste, le "Secteur Droit" est en train d'acquérir l'image terrible d'une puissante organisation qui dirige presque l'État ukrainien, ce qui n'est évidemment pas vrai. Cependant, nous ne cherchons pas à minimiser le problème des mouvements fascistes en Ukraine. Le SAT a insisté à plusieurs reprises sur l'escalade de la violence d'extrême-droite, qui vise notamment les militants de gauche, et ce dès 2012, sous le régime de Ianoukovitch. Les militants du SAT ont également été attaqués. Un de nos camarades a été presque tué par les néo-nazis qui l'avaient attaqué avec des couteaux. En outre, le lieu de la manifestation du 1er mai de cette année a dû être déplacé en raison de menaces d'affrontements avec l'extrême droite.

 

Résister aux mouvements fascistes a été l'une des principales tâches du mouvement anarchiste en Ukraine pendant une longue période. Contrairement à de nombreux "antifascistes" post-staliniens dans les pays occidentaux, nous connaissons ce problème de première main et non à partir d'Internet. Et pourtant, nous et nos camarades avons réussi à organiser des manifestations anarchistes le 1er mai avec un programme social, anticapitaliste et antinational à Kiev, à Kharkov et à Jitomir.

 

Les anarchistes n'ont pas l'intention de céder du terrain aux nazis et au gouvernement de la droite libérale. C'est le SAT qui a organisé la campagne de protestation de la gauche radicale contre le parti au pouvoir "Bat'kivshyna" ["Patrie"].

 

Nous sommes prêts à poursuivre la lutte contre l'État, le capital, et l'extrême-droite qui les protègent. Mais ce combat est cent fois plus difficile lorsque l'État, l'Église, les structures de la police et des mouvements fascistes sont unis en une seule force. Telle est la situation dans le Donbass, où "l'Armée de la République populaire de Donetsk" est dirigée par Igor Strelkov, l'homme des services secrets de la Russie et grand fan du mouvement tsariste historique "Garde Blanche" ; où l'organisateur du référendum, le fondateur du mouvement "Donbass Orthodoxe", consulte le leader du plus ancien mouvement néo-nazi post-soviétique, le légendaire Alexandr Barkashov ; où les militants de l'anti-Maïdan manifestent leur solidarité et leurs respects envers une autre icône des fascistes européens - Aleksandr Douguine ; où le co-président du "Gouvernement de la

république populaire de Donetsk", Denis Pushilin, regrette ouvertement que la révolution

de 1917 ait mis fin au tsarisme et la qualifie de "sanglant désastre" .

 

Les slogans sociaux n'ont pas été insérés dans les manifestes et les documents officiels des séparatistes, alors qu'il y a beaucoup de phrases sur la paix sociale et les intérêts de la « petite entreprise ». À l'heure actuelle, la Junte criminelle et fasciste de l'Est organise des tortures et des enlèvements de militants syndicaux.

 

Nous exigeons du gouvernement de Kiev qu'il retire immédiatement les troupes des villes, et de la junte de l'Est qu'elle cesse de terroriser les travailleurs pacifiques. Notre objectif est de poursuivre la résistance sur tous les fronts et de construire contre vents et marées un mouvement ouvrier révolutionnaire.

 

Nous appelons nos compagnons travailleurs ukrainiens à s'aligner derrière nos intérêts de classe communs, parmi lesquels la paix et la solidarité, mais pas la lutte insensée pour garder des territoires ou leur séparation. La lutte des classes n'a rien à voir avec la lutte pour la redistribution du pouvoir. Quel que soit le vainqueur de la confrontation entre le gouvernement et les séparatistes, - nous perdrons, et c'est pourquoi son boycott est notre priorité. Ignorer les décisions du gouvernement, renoncer au militarisme, mener des grèves et construire un mouvement ouvrier révolutionnaire - telles sont nos armes contre la guerre qui nous est imposée. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et sur la solidarité internationale d'autres organisations de la gauche radicale. Si nous ne commençons pas à nous lever maintenant, nous devrons faire face à des temps parmi les plus difficiles.

 

 

Ni dieux, ni maîtres, ni nations, ni frontières ! 

 

Prolétaires du monde entier, unissons-nous ! 

 

Kiev, le 14 mai 2014

 

SAT Syndicat Autonome des Travailleurs

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 09:04

index-copie-5.jpgNous relayons cette initiative intersyndicale qui peut être l'occasion de débats instructifs et de solidarités internationalistes :

 

Soirée de soutien aux travailleurs iraniens
شب همبستگی با کارگران ایران
Conférence
» سندیکالیسم، وضعیت تشکلات مستقل کارگری در ایران و شرایط کار در ایران « : کنفرانس
بحث و گفتگو با فعالان کارگری ایران و فرانسه
« Le syndicalisme, la situation des organisations et les conditions de travail en Iran»
Organisée par
به دعوت سندیکاهای س اف دِت، سِ ژِت، اِف اِس او، سولیدِر، اونسا،
CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
Avec la participation de deux syndicalistes iraniens
با حضور دو سندیکالیست از فعالان کارگری ایران
دوشنبه 62 مه 6102
از ساعت شش و نیم تا نُه و نیم بعدازظهر
Lundi 26 mai 2014
18H30 – 21H30
Bourse du Travail - Salle Jean Jaurès
3, rue du Château d’Eau
Paris 10ème
(Métro: République)
* Interventions des représentants des syndicats français
*Débat avec la participation des syndicalistes iraniens
*Film, musique persane,
*Buffet
ترجمه و پخش از :
همبستگی سوسیالیستی با کارگران ایران – فرانسه
اتحاد بین المللی درحمایت از کارگران در ایران – پاریس
Entrée libre

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 00:57

Vous trouverez en suivant le lien ci dessous la traduction d'un discours prononcé pour la conférence d'avril 2014 de  Labor Notes, un réseau de la gauche syndicale américaine qui fait un retour passionnant sur les 35 années passées.

 

 

http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3434

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 19:14

index-copie-2.jpgAprès la polémique provoquée par la rencontre avec le CRIF que nous avions évoquée sur notre site, Thiery Lepaon a conduit une délégation qui a rencontré l'Association France Palestine Solidarité. Volià le texte du communiqué commun :

 

 

Communiqué commun : rencontre AFPS-​​CGT

Thierry Lepaon, Secré­taire Général de la CGT, accom­pagné de Wolf Jäcklein, res­pon­sable du Dépar­tement Inter­na­tional de la CGT, Ozlem Yil­dirim, conseillère confé­dérale en charge du Proche et Moyen-​​Orient, a reçu une délé­gation de l’Association France Palestine Soli­darité (AFPS) com­posée de son Pré­sident, Taoufiq TAHANI et de Robert Kissous, membre de Bureau National en charge des rela­tions avec le monde asso­ciatif et syndical.
L’entretien, qui s’est déroulé dans un climat très cha­leureux, a abordé dif­fé­rentes ques­tions liées au conflit israélo-​​palestinien et exploré des pistes pour conso­lider les actions com­munes aux deux orga­ni­sa­tions en faveur d’une paix juste et durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens. La CGT et l’AFPS s’inquiètent de la dété­rio­ration de la situation du fait de la poli­tique colo­niale des auto­rités israé­liennes. En effet, celles-​​ci conti­nuent, au mépris du Droit inter­na­tional, à :
1) Pour­suivre l’accaparement des terres et des res­sources pales­ti­niennes par une colo­ni­sation à marche forcée qui sape les chances d’une solution juste et durable basée sur le principe de deux états, israélien et pales­tinien avec pour fron­tières celles d’avant 1967, confor­mément au droit international.
2) Imposer à Gaza un blocus ter­restre, aérien et maritime insou­te­nable qui annihile toute pers­pective d’avenir pour la popu­lation et la jeu­nesse palestiniennes.
3) Accentuer la répression vis-​​à-​​vis des Palestiniens.
4) Vider Jérusalem-​​Est de sa popu­lation pales­ti­nienne à coup de démo­li­tions de maison et de retrait de la carte de résident pour les Palestiniens.
Cette poli­tique israé­lienne, constitue aux yeux de la com­mu­nauté inter­na­tionale, un obs­tacle majeur à la paix. En outre, la CGT et l’AFPS sont conscientes que l’immobilisme a une lourde res­pon­sa­bilité dans la dété­rio­ration de la situation. C’est pourquoi nos deux orga­ni­sa­tions sont en contact avec toutes les forces de paix, israé­liennes et palestiniennes.
Tout en saluant les lignes direc­trices euro­péennes et l’engagement de cer­tains pays euro­péens contre la colo­ni­sation, nos deux orga­ni­sa­tions s’inquiètent du silence de la France, qui ne joue plus un rôle moteur en faveur de la paix.
La CGT s’engage par ailleurs dans une démarche conjointe avec ses homo­logues pour déve­lopper un posi­tion­nement commun sur l’interdiction d’importer les pro­duits des colonies en Europe.
Animés par leur volonté de voir un jour régner la paix dans cette partie du monde, nos deux orga­ni­sa­tions entendent agir en faveur de celle-​​ci en s’engageant clai­rement pour demander au gou­ver­nement français :
1) L’interdiction d’entrée des pro­duits des colonies dans le marché européen et notamment en France.
2) D’imposer des règles de conduite claires aux entre­prises fran­çaises les décou­ra­geant de déve­lopper une activité dans les colonies ou avec des entre­prises ayant une activité éco­no­mique dans les colonies.
3) La relaxe des mili­tants pour­suivis pour leur par­ti­ci­pation à des actions de boycott et l’abrogation de la cir­cu­laire Alliot-​​Marie qui porte une atteinte grave à la liberté d’expression.
Par ailleurs la CGT et l’AFPS entendent agir pour mettre fin à la détention poli­tique en sou­tenant la « cam­pagne inter­na­tionale pour la libé­ration de Marwan Bar­ghouti et tous les pri­son­niers poli­tiques palestiniens ».


Association France Palestine Solidarité (AFPS) www.france-palestine.org

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 12:26

cgil.jpgUne opposition lutte de classe dans la CGIL (la CGT italienne). L'appel ci-joint  (ICI en PDF) à la reprise en main par les militants combatifs de la CGIL contre sa dérive bureaucratique et politique nous revient comme un écho des débats qui traversent notre CGT. A lire d'urgence !

 

Italie.«Reprenons en mains la CGIL»

Appel de la gauche classiste de la CGIL

Au-delà des péripéties qui traduisent la crise de direction bourgeoise en Italie – un des grands capitalistes italien, Silvio Berlusconi, joue par rapport au gouvernement de coalition sa carte personnelle et relance le parti Forza Italia en la confiant à sa fille Marina, qui se trouve à la tête du groupe éditorial de la Mondadori et du holding Fininvest – les dernières statistiques publié par l’ISTAT (Institut national de statistique) traduisent la réalité sociale dramatique de l’Italie.

Le nombre de chômeurs et chômeuses officiels atteint le chiffre de 3,07 millions en septembre 2013. Mais, cette fois, l’ISTAT a évalué le nombre des chômeurs et chômeuses «silencieuses», soit ceux et celles qui ne recherchent plus un emploi parce qu’ils-elles considère cette recherche, suite à leur expérience, comme inutile. Leur nombre s’approche de celui des chômeurs «officiels»: 2,99 millions. A ces deux «catégories» l’ISTAT ajoute la quantité de celles et ceux qui sont contraints d’accepter un travail à temps partiel, avec un «petit» salaire encore réduit suite au «temps partiel imposé». Le nombre de ces salarié·e·s: 2,5 millions. On est loin des taux officiels du chômage qui sont répertoriés par Eurostat.

C’est dans un tel contexte, entre autres, qu’a pris forme l’initiative de la gauche classiste de la CGIL (Confédération générale italienne du travail), confédération dont la secrétaire générale est Susanna Camusso. Cette décision est d’autant plus importante que la fédération la plus combative, historiquement, de la CGIL – la FIOM (métallurgie) dirigée par Maurizio Landini – s’est ralliée à l’orientation de la CGIL. Un ralliement qui vise marginaliser une large couche de délégué·es d’usine aptes à établir une jonction, lors d’une mobilisation sociale d’ampleur (toujours possible), entre les divers mouvements sociaux et des secteurs encore représentatifs de la classe ouvrière.

Dans cet appel, reproduit ci-dessous, ressort un processus qui est à l’oeuvre depuis plusieurs années en Europe : la jonction organique entre la caste bureaucratique syndicale, les appareils d’Etat (gouvernement entre autres) et le patronat avec ses diverses organisations. Cette jonction peut prendre différentes formes en Europe, mais elle implique pour les salarié·e·s un degré d’expropriation de l’instrument syndical sans pareil depuis la seconde guerre mondiale. Cet appel de la gauche syndicale, s’il se concrétise en termes d’audience et d’initiatives dans les luttes actuelles (réduites certes), peut marquer le début d’un changement sur la scène syndicale en Italie. Nous y reviendrons, entre autres, en tirant le bilan des mobilisations des 18 et 19 octobre 2013 (Rédaction A l’Encontre)

*****

 

 

 

Opposons-nous au gouvernement de l’austérité

Reprenons en mains la CGIL !

Pour un syndicat démocratique et de classe !

 

La crise et 20 ans de politique néo-libérale concrétisée par l’austérité et enracinée dans l’Europe de la finance et du grand capital ont abouti à une dégradation drastique des conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs. Au cours de ces années de crise, en utilisant le chômage de masse comme arme de chantage, les gouvernements successifs ont détruit les droits des salarié·e·s, réduit les salaires, le montant des retraites et mis à mal «l’Etat social», et cela souvent avec la complicité de la CISL (Confederazione Italiana Sindacati Lavoratori) et de l’UIL (Unione Italiana del Lavoro) et aussi de la direction de la CGIL (Confederazione Generale Italiana del Lavoro) qui, suite à la perte évidente d’autonomie face aux gouvernements soutenus par le Parti démocratique (PD), a été et est incapable de freiner cette dérive.

Pour cette raison, il faut aujourd’hui une autre CGIL. Une CGIL qui propose un modèle alternatif à celui de l’UE (Union européenne) de la Troïka (FMI, BCE, UE) et des politiques de réductions budgétaires (placées, dans chaque pays, sous le contrôle de l’UE avant leur adoption), un modèle qui s’oppose aux restructurations et aux fermetures des entreprises, et qui affirme le courage de proposer des politiques de nationalisations!

Le système des retraites publiques a été massacré sous l’effet de nombreuses contre-réformes. La dernière, celle de Elsa Fornero [ministre du Travail et des Politiques sociales depuis novembre 2011] a, de fait, supprimé le système de retraite précédent [l’âge donnant droit à la retraite ayant été repoussé à 66 ans et plus]. Les trois confédérations syndicales, avec trois heures de grève, n’ont même pas essayé de s’y opposer.

Les amortisseurs sociaux [diverses allocations sociales] ont été réduits au statut d’aumône. Et toutes relations entre ces droits et ceux attribués au travail et à un revenu digne ont été détruites.

«L’état social» est désormais réduit à sa plus simple expression; l’école, le système de santé et les services publics subissent des coupes toujours plus fortes.

Le salaire ne répond plus aux besoins normaux; la pauvreté s’étend aussi parmi ceux et celles qui disposent d’un travail; l’inégalité dans la distribution des profits et des salaires ne cessent de croître. La suppression de l’échelle mobile des salaires [adéquation automatique à l’inflation] implique que le salaire déterminé lors des négociations contractuelles nationales a perdu de sa substance face à l’inflation; la négociation importante à l’échelle de l’entreprise [sur la base du contrat de branche comme point de départ, la négociation au niveau de l’entreprise était une caractéristique décisive du système contractuel obtenu par les mobilisations dans les années 1970 et permettait, souvent, d’améliorer le contenu des accords nationaux] n’a en aucune mesure permis une redistribution entre salaire-profit. Le gel des rémunérations dans le secteur public, pour une durée de cinq ans, est le signe le plus éloquent de ce système.

La précarité s’est diffusée dans l’ensemble du monde du travail et les droits ne sont plus qu’un souvenir du passé. La violation brutale de l’article 18 [protection contre les licenciements] de la part du gouvernement de Mario Monti [de novembre 2011 à avril 2013] – à laquelle la direction de la CGIL ne s’est pas opposée comme elle s’y était engagée, perdant ainsi toute autonomie et acceptant, de fait, l’essentiel de l’orientation du PD – a profondément compromis les rapports de forces sur les lieux de travail.

Le contrat à l’échelle national a été, pièce par pièce, démonté et la négociation contractuelle, avant tout à l’échelle des entreprises, finit par devenir un instrument dans les mains des patrons pour accentuer la flexibilité et accroître l’horaire de travail, pour diminuer le salaire, pour annuler les droits. En un mot pour accroître l’exploitation.

C’est à cet objectif que sert l’accord entre la CGIL, la CISL, l’UIL et la Confindustria [organisation du patronat] sur la représentativité [voir à ce sujet notre article publié en date du 4 juin 2013 http://alencontre.org/europe/italie/italie-un-accord-entre-patronat-et-appareils-syndicaux-qui-vise-les-salarie·e·s-et-delegues-syndicaux-de-lutte.html]. Il a ratifié la conception selon laquelle celui ou celle qui n’accepte pas un accord signé par les directions nationales est, de fait, exclu de toute activité syndicale reconnue. Il lie la représentativité syndicale [décidée, lors d’une élection, par les travailleurs de l’entreprise] à la renonciation au conflit. Il attribue à l’entreprise de droit d’exiger l’application du contrat signé à l’échelle des confédérations par tous les représentants syndicaux. En synthèse, il accepte pleinement le «système Marchione»[le dirigeant italo-canadien de Fiat-Chrysler que l’on peut résumer en une formule: «vous acceptez ou je ferme l’usine»].

Qu’ont fait les confédérations syndicales pour défendre le monde du travail face à ces attaques? La CISL et l’UIL sont devenus des complices attitrés du système patronal, changeant dès lors, de manière génétique, la nature syndicale de leurs organisations.

Mais qu’a fait la direction de la CGIL au cours des dernières années afin de marquer sa différence et de s’imposer sur le terrain des droits et de la démocratie? Trop souvent, elle n’a pas fait assez. Et trop souvent non pas parce qu’elle a perdu des batailles, mais parce qu’elle ne les a même pas engagées, donnant par avance pour gagnant le gouvernement et le patronat avant d’essayer de leur résister, au nom d’une compatibilité avec le système face auquel ceux qui en ont payé un prix élevé ont toujours été les travailleurs et les travailleuses ainsi que les retraité·e·s.

Un tel syndicat ne sert pas. Il est devenu une caste bureaucratique utilisé souvent comme instrument de soutien des partis et de projets politiques qui n’ont plus rien à voir avec les intérêts des travailleurs et des travailleuses, des retraité·e·s.

Et pourtant, jamais comme auparavant, un SYNDICAT est nécessaire! Mais pour cela il faut que la CGIL change complètement et vite!

Sans quoi avec le gouvernement de large coalition [du PD de Letta au parti issu du berlusconisme représenté par le vice-premier ministre Angelino Alfano] de nouvelles contre-réformes anti-ouvrières et antipopulaires seront adoptées. Et le patrimoine historique représenté par la CGIL et ses fédérations sera dispersé faisant du syndicat – instrument fondamental de conflit, de démocratie et de défense des droits – une agence inutile, apte seulement à assurer quelques services.

Nous sommes des délégué·e·s, des retraité·e·s qui appartenons à diverses sensibilités s’exprimant au sein de la CGIL. Au cours de ces années, nous avons maintenu un désaccord et une opposition à la dérive du groupe dirigeant de la CGIL qui a choisi de ne pas lutter contre les politiques européennes d’austérité et de reconstruction, à tour prix, de l’unité avec la CIL et l’UIL et de concertation avec la Confindustria. Il n’est pas acceptable que dans le pire moment depuis des décennies, les travailleurs et travailleuses, les précaires, les chômeurs et chômeuses, les retraité·e·s soient représentés par la pire des directions syndicales. Face à tout cela, s’affirme le besoin de réagir et de ne pas se résigner.

Pour changer la CGIL il faut une nette rupture avec la politique de concertation et avec les coutumes de l’appareil bureaucratique. Il fait relancer le conflit et la lutte et construire les fondements pour une plateforme revendicative qui prend racine dans les urgences réelles du pays, c’est-à-dire dans les conditions de travail et de vie de millions de travailleurs et travailleuses, de retraité·e·s, de chômeurs et chômeuses.

Nos priorités résident dans la défense des droits, la démocratie et la participation des travailleurs et travailleuses ainsi que leur prise de décision pour ce qui concerne les plateformes, les accords et les contrats, l’augmentation des salaires, la réduction de l’âge donnant droit à la retraite, la réduction du temps de travail, la redistribution entre profits et salaires, la lutte contre la précarité, la reconquête du contrat national et de l’art. 18 pour tous et toutes ainsi que la défense d’un état social public et participatif.

Le prochain congrès de la CGIL sera l’occasion de chercher à faire valoir ces priorités, en proposant une idée radicalement alternative définissant ce que la CGIL devrait être aujourd’hui, de ce que devrait être son fonctionnement et de ce que devraient être ses mots d’ordre.

Dans ce but nous croyons qu’il est utile que les délégué·e·s, les inscrit·e·s visent à reprendre en mains la CGIL et mettent en question ce large secteur de la direction qui a pris les traits d’une caste bureaucratique.

Nous lançons un appel à tous ceux et à toutes celles qui n’acceptent pas la ligne de la CGIL afin qu’ils se mobilisent pour s’engager dans une voie, partant d’en bas, pour un changement et, dans cette perspective, produire un document alternatif pour le Congrès, un document qui soutient la nécessité d’un tel tournant.

- suivent déjà des centaines de signatures de militant·e·s de la CGIL.

(18 octobre 2013 - Traduction A l’Encontre)

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