Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
La mission Combrexelle est officiellement installée par le gouvernement pour un rapport attendu en septembre. Sa feuille de route, ultra-libérale, comprend des préconisations sur la simplification du code du travail, le regroupement forcé des conventions collectives pour en réduire le nombre ou encore l'inversion des normes que le Medef revendique toujours, inversion qui donnerait priorité légale aux accords d'entreprises sur les accords conventionnels ou le Code du Travail. A minima le gouvernement s'appuiera sur ce rapport pour prioriser les accords d'entreprises dans le but d'accentuer l'effondrement des acquis sociaux en aggravant la concurrence entre les salariés d'entreprises d'une même branche.
Cette mission est une déclaration de guerre ! Il est donc légitime de s'interroger sur la participation de plusieurs personnages bien connus dans la CGT : Antoine Lyon-Caen qui n'a malheureusement pas le dévouement qu'avait son père pour servir les intérêts de la classe ouvrière, Sylvie Brunet (co-rapporteure avec Maryse Dumas en 2012 sur l'égalité professionnelle au CESE), Pierre Antoine Ferracci, Pdt du groupe Alpha dont le cabinet d'audit Secaphi est bien connu de nombres de militants, ou encore Jean-Dominique Simonpoli ancien secrétaire général de la fédération CGT des Banques...
La Filpac-CGT a déjà dénoncé ceux qui voudraient tripatouiller dans les conventions collectives de ses champs professionnels. Une lucidité que l'on espère partagée...