Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.

Publicité

12 avril : Le Bureau confédéral à nouveau désavoué !

Thierry Lepaon et le Bureau confédéral sont une nouvelle fois désavoués par des pans entiers de notre confédération. Il en appelle à un « besoin de cohérence » qui est à l’inverse de notre conception du fédéralisme. La « cohérence », si elle est souhaitable, ne peut se construire que dans le respect des choix qui montent des structures de bases, et non pas dans la caporalisation de la confédération. A l’inverse du Bureau confédéral, de nombreuses UD et Fédé sont en train de choisir l’occasion offerte le 12 avril de dire clairement Non au gouvernement Valls, à l’austérité et à l’occupation des rues par les réactionnaires et les fachos. A force d’être mise en minorité, la direction confédérale va devoir prendre en compte le désir de combattre qui se fait jour, ou se démettre…

 

Extraits de l’intervention de Thierry Lepaon à la CE confédérale du 1° avril 2014 :

« Si on dit « la » CGT c’est qu’il y a une raison. Rappelez-vous le débat qu’on avait eu en son temps au CCN. Au-delà du côté de la féminisation avec le « la », il y avait bien cette idée d’une force collective capable de parler d’un même ton. On a fait le choix de mettre « la » CGT, on a associé deux mots.

C’est à la fois autonomie des organisations et responsabilité. L’un ne pouvait pas marcher sans l’autre. Les organisations ont besoin d’autonomie, de réflexion, d’action, de positionnement mais on a besoin aussi de responsabilité et de cohérence.

Cela me conduit à faire un commentaire sur la manifestation, organisée par des partis politiques de gauche, le 12 avril en lien avec certaines interventions. Je me mets à la place de gens qui vont regarder la télévision le soir du 12 avril, qui vont voir des banderoles et des drapeaux CGT dans la cortège et qui auront entendu Thierry LEPAON sur RTL ou vu sur France 2 dire « la CGT n’appelle pas à la manifestation».

Je pense qu’on ajoute de la confusion et que des camarades se réfugient derrière le syndicat, la CGT, pour ne pas s’engager politiquement.

C’est plus facile sans doute dans des périodes d’y aller avec un autocollant CGT qu’un autre. Mais la CGT, ce n’est pas le rempart pour se masquer, il faut assumer ses engagements.

Il faut que chacune et chacun, en tant que citoyen, puisse dire ce qu’il pense, afficher tout ce qu’il a envie d’afficher, mais surtout, faisons attention à notre organisation qui peut se sentir ou être fragilisée.

Notre rapport au politique, dans cette période, est un peu trouble dans la tête de certains camarades. Je vous renvoie au document du 50ème congrès. On ne peut pas faire abstraction des résolutions qui ont été les nôtres et du débat qui a été le nôtre avec les syndicats réunis en congrès. C’est notre boussole. Les choses sont assez faciles en réalité.

Peut-être faudrait-il d’ailleurs que l’on ait un débat pendant les journées d’été sur notre rapport au politique, notamment quand c’est la « gauche » qui est au pouvoir. »

 


 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article