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Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.

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50° : Un congrès inachevé

cgt-1921 Au lendemain du congrès le nouveau secrétaire général Thierry Lepaon déclarait : « La CGT n’entrera pas en guerre contre le gouvernement en le qualifiant de libéral ». L’exact contraire des interventions des délégués ! Les débats doivent être poursuivis…

Le 50° congrès de la CGT aura tranché clairement deux choses : un nouveau secrétaire général et une ligne officielle largement adoptée. Pour tout le reste c’est la confusion qui domine : les guerres de personnes et de structures au sommet de la confédération et de plusieurs fédérations soigneusement étouffées le temps du congrès vont reprendre de plus belle. Mais les syndiqués ne pourront connaître et débattre des divergences syndicales réelles si tant est que les batailles sourdes dans Montreuil ne se résument hélas qu’à des batailles d’ambitions…

Les documents adoptés remplis de langue de bois sur le « développement humain durable » souvent ne tranchent rien. Le chapitre sur le  « travail » serait, suivant les connaisseurs des arcanes, l’objet d’une passe d’arme idéologique au sommet introduisant des innovations contre la croissance à tout prix (mais le simple syndiqué ne peut le saisir…). Des revendications contradictoires s’empilent. Des formules maximalistes cachent de possibles capitulations. Bref l’ensemble des résolutions floues et peu cohérentes n’offraient pas aisément la possibilité d’engager clairement des débats d’orientations à partir d’amendements précis. D’où un vrai désintérêt de nombres de militants pour ce congrès, et au final des votes confortables pour des textes à peine lus.

Pourtant la tonalité générale constatée à l’applaudimètre des délégués tranche avec l’ambiance délétère autour du cafouillage pour la succession de Bernard Thibaut : Remise en cause de l’axe privilégiant l’unité avec la CFDT, critique des journées d’actions trop espacées, dénonciation de l’immobilisme confédéral qui ne favorise pas la convergence des entreprises en lutte où les syndicats CGT jouent bien souvent le rôle premier, mise en accusation du gouvernement Hollande…chacune des interventions sur ces thèmes soulevaient des tonnerres d’applaudissements soulignant la combativité de nombreux secteurs de base. Et l’espoir de peser sur les orientations en soutenant bruyamment les interventions les plus radicales. Nombre de militants furent également choqués par la présence de stands publicitaires de quelques uns des fleurons du CAC 40. 

Alors qu’au dernier congrès la candidature de Delannoy portée par plusieurs réseaux militants donnait une visibilité aux tenants d’une ligne syndicale plus radicale, il faut constater le recul organisationnel de la plupart de ces réseaux. Et pourtant les doutes, les interrogations, les critiques et l’amertume même sont toujours aussi forts. On ne les entend pas seulement dans les entreprises mais aussi dans les UL, les UD et dans nombre de Fédérations. Reste à construire en positif des orientations claires et partagées pour débarrasser la CGT des mauvaises habitudes héritées du vieil autoritarisme stalinien comme des tentations réformistes. Les militants espèrent une activité syndicale de résistance à la hauteur des attaques qu’après Sarkozy Hollande perpétue. Qu’elles seront les prochaines batailles ? Contre la casse de l’emploi ? Contre la mise en œuvre de l’ANI dans telle entreprise ou telle branche professionnelle ? Contre une nouvelle réforme des retraites ? Difficile de faire un pronostic mais il est sûr que nous avons besoins plus que jamais d’une CGT démocratisée et combative.

 

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