Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
Nous publions ci-joint un article du Courrier Picard du 26 septembre :
Les ex-Goodyear menacent de bloquer la ZI Nord
Ce vendredi 26 septembre, dès 5heures, la CGT Goodyear, l'union locale de la CGT de la zone industrielle nord d'Amiens et la CGT départementale se mobilisent afin de soutenir les anciens de Goodyear Amiens-Nord, dont le site de fabrication de pneus a fermé en janvier dernier, entraînant le licenciement de 1143 personnes. Huit mois après, le
plan de reclassement n'a guère obtenu de résultats puisque seules quelques dizaines de personnes ont retrouvé un CDI ou un CDD. Parmi celles-ci, 22 ex-Goodyear ont notamment rejoint le site Dunlop Amiens- Sud. Et à la fin du congé de reclassement arrivant à échéance en février 2015 pour certains, une centaine d'anciens salariés feront valoir leurs
droits à la retraite. Des centaines d'anciens du site nord restent donc sur le carreau. C'est pourquoi, les représentants
de la CGT, syndicat très majoritaire dans l'usine, annoncent un rassemblement à l'entrée de la ZI Nord au rond-point, à proximité du restaurant de l'Oncle Sam. Ils menacent de bloquer la zone industrielle afin d'obtenir des solutions en
matière de reclassement. Ils souhaitent également obtenir des réponses sur le devenir du site et la reprise de l'activité agraire.
« Seules 48 personnes ont retrouvé un travail » Secrétaire adjoint du comité d'entreprise de l'usine d'Amiens Nord, Franck Jurek (CGT), déplore le flou dans lequel se trouvent ses anciens collègues. « Si nous sommes nombreux, et je pense qu'il y aura beaucoup de monde, nous bloquerons la zone industrielle. Ce n'est pas pour embêter le monde mais pour faire entendre les Goodyear, interpeller Alain Gest (ndlr, président d'Amiens Métropole) et les représentants
de l'État », lance le syndicaliste. Pour ce dernier, les engagements des différentes parties ne sont pas remplis : « Au bout de huit mois, seules 48 personnes ont retrouvé un travail. On nous a menti une fois de plus. La Sodie (ndlr, le cabinet de reclassement) devait replacer tout le monde, or rien n'avance pour les personnes licenciées ». C'est pourquoi la CGT Goodyear demande que le congé de reclassement soit « prolongé d'au moins six mois ». Quant à l'avenir de l'activité agraire du site, elle est toujours en pointillé. « Nous voulons savoir s'il y a un repreneur ou pas. Des
travaux ont été réalisés (dans l'usine), ce n'est pas pour rien. Il y a quelqu'un intéressé derrière tout cela. Mais, même à la direction du Travail d'Amiens, ils n'ont aucune information sur la reprise du site », développe Franck Jurek. Celui-ci n'est cependant pas dupe. « On a toujours dit que Titan était derrière. Il attend de voir si les élus du personnel seront licenciés
ou pas. La décision sera rendue le 11 octobre. Pour nous, le motif économique n'est pas valable », répète le Cgétiste. Le retour au premier plan des anciens de Goodyear dépendra de l'ampleur de la mobilisation,ce matin. Alexandre Boudard ■