Les communistes libertaires sont un des courants fondateurs de la Cgt, sur une base anticapitaliste et révolutionnaire. Nous entendons renouveler ce combat, en intégrant les évolutions de la société d'aujourd'hui.
D'après une dépêche AFP reprise ci dessous par "20 minutes" une journaliste du quotidien "Les Echos" a été refoulée lors d'une conférence de presse donnée dans l'immeuble confédéral, provoquant un courrier indigné de l'association des journalistes d'information sociale.
Encore une bavure ? Un cafouillage ? S'il est bien évident que la ligne éditoriale de "Les Echos" est d'obédience strictement patronale, nous ne pouvons cautionner l'interdit professionnel à l'égard d'une journaliste.
Selon l’Ajis, Leïla de Comarmond, chargée aux Echos de la rubrique syndicats, «s’est rendue au siège de la CGT afin d’assister à une conférence de presse organisée par l’Ugict-CGT. A l’accueil, il lui a été notifié une interdiction de la laisser entrer dans les locaux bien que l’attachée de presse de l’Ugict, qui l’avait conviée, soit venue la chercher, comme c’est l’usage».
«Le personnel de l’accueil avait en sa possession une feuille mentionnant son nom avec son portrait afin de pouvoir la reconnaître et avait l’obligation de contacter le responsable sécurité», ajoute l’Ajis dans cette missive. L’Association précise qu’il «a fallu l’insistance de la direction de l’Ugict-CGT pour qu’elle puisse enfin assister à cette conférence».
L’Ajis se dit «indignée par de telles méthodes» et estime que «le principe même d’empêcher l’accès d’un journaliste à une conférence de presse ou à des locaux alors qu’il y a été invité représente un précédent inquiétant».
L’Association demande à Thierry Lepaon que «ce type d’incident soit à l’avenir banni au sein de la CGT» et réclame des explications sur «l’origine et les raisons qui ont conduit à ce comportement choquant».